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Perspectives, commentaire et expertise de placement

Clas Olsson | 14 décembre 2018

Actions de croissance internationales : Perspectives favorables aux bénéfices internationaux

Points importants à retenir

  • Malgré l’atonie de certains indicateurs, on s’attend dans une grande mesure à ce que la plupart des régions enregistrent une robuste croissance des bénéfices en 2019.
  • Nous croyons que les ratios d’évaluation boursière sont encore vulnérables aux taux obligataires et d’escompte plus élevés.
  • Les tensions commerciales et géopolitiques sont les principaux dangers aux prévisions de croissance.

Alors que 2018 touche à sa fin, les robustes flux de trésorerie des entreprises américaines ont été étayés par des réductions d’impôt et l’augmentation des dépenses publiques. Cette situation pourrait continuer à soutenir des dépenses en capital raisonnablement saines et à appuyer la croissance économique et la production de bénéfices aux États-Unis. Mais la grande question reste évidemment de savoir si la croissance s’accélérera partout dans le monde?

Vue d’ensemble : Bénéfices et évaluation

Bénéfices. À la fin de 2018, dans les principales régions hors des États-Unis, les attentes au chapitre du produit intérieur brut, la production industrielle et les indices des directeurs d’achats ont reculé. De nombreux facteurs entrent en jeu dans ce scénario : renchérissement des prix du pétrole, taux d’intérêt plus élevé sur la dette libellée en dollar américain, faiblesse des monnaies, les tensions commerciales qui sapent la confiance, etc. Et pourtant, malgré la mollesse de ces indicateurs macroéconomiques, on s’attend en général à ce que toutes les principales régions du monde (à l’exception du Japon) enregistrent une croissance des bénéfices comprise environ entre 8 et 15 %  en 20191. La région qui se démarque le plus est la zone euro, où l’on s’accorde à croire que la croissance des bénéfices passera de 6 % environ cette année à 10 % l’an prochain2. On prévoit, d’autre part, la décélération de la croissance des bénéfices aux États-Unis de plus de 20 % cette année à environ 10 % l’an prochain2.

Évaluation. Malgré le plongeon du marché boursier au début d’octobre, nous croyons que les ratios d’évaluation boursière sont encore vulnérables aux taux obligataires et d’escompte plus élevés. Les actions américaines continuent de se négocier à une prime par rapport aux actions non américaines, ce que bon nombre de personnes réfutent au vu de la progression relative des bénéfices depuis quelques années. Malgré tout, les indices boursiers autres qu’américains se négocient à une décote par rapport aux ratios cours-bénéfice et cours-valeur comptable jamais constatée depuis 15 ans, la décote des marchés émergents allant à nouveau à des extrêmes à la fin de 2018 et le Fonds monétaire international révisant à la baisse la croissance dans de nombreux marchés émergents. Certaines sociétés commencent, cependant, à paraître attrayantes aux investisseurs à long terme comme nous autres.

Faits saillants sur le plan régional

Europe

  • La croissance a ralenti dans la zone euro, mais elle est encore proche de son niveau le plus élevé de la décennie, et on a l’impression que les attentes sont modestes.
  • En Europe, on peut raisonnablement s’attendre à l’accélération de la croissance des bénéfices en 2019 malgré la faible croissance du produit intérieur à brut (PIB) en raison d’une augmentation de la demande comprimée.
  • Nous avons commencé à voir au troisième trimestre l’effondrement des sociétés aux ratios élevés et en progression rapide, ce qui renforce notre optimiste à l’égard de nos placements à croissance de qualité.

Chine

  • Bien que les prévisions puissent rapidement changer, on ne constate pas pour le moment une issue aux tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine.
  • On s’attend à ce que les autorités chinoises continuent de fournir des outils de relance afin de maintenir l’économie et la consommation sur les rails.
  • Les cours et les ratios d’évaluation boursière ayant diminué, nous évaluons certaines des sociétés d’excellente qualité qui sont maintenant plus attrayantes du point de vue de leur évaluation.

Marchés émergents

  • Les marchés émergents ont été clairement anémiques en 2018 avec une certaine inégalité parmi les régions. Par exemple, le Brésil et le Mexique ont commencé à se raffermir, tandis que la Chine s’affaiblit et que la Turquie semble sur le point de toucher le fond.
  • Le peu d’appétit pour le risque a abouti à des marchés plus faibles et à des pressions sur les devises qui amoindrissent le rendement en dollar américain. Cela est davantage fonction du fait que les États-Unis se trouvent dans un cycle de hausse des taux que de la faiblesse des pays.
  • Nos prévisions pour les marchés émergents sont partagées. Malheureusement, le différend commercial entre les deux plus importantes économies du monde accentue le degré d’imprévisibilité.

Trois points à prendre en considération

  • À notre avis, le rajustement en matière de forte croissance et de forte progression est sain. La correction d’octobre a jusqu’à présent le plus nui aux prix des actions dans les domaines en forte croissance et forte progression du marché — notamment les valeurs technologiques, où notre équipe a préféré ne pas se lancer après leur rendement et leurs ratios élevés. Dans la mesure où les cours de certaines de ces sociétés sont en train d’être rajustés en baisse, nous pourrions nous attendre à éviter une grande partie des difficultés et à trouver quelques bonnes occasions à long terme.
  • La récente hausse du taux de rendement de l’obligation du Trésor américain à 10 ans aura des effets positifs à court terme, selon nous, tant que l’inflation reste maîtrisée. La hausse des taux obligataires (taux d’escompte par rapport aux flux de trésorerie) a été essentiellement tirée par des attentes de croissance réelle plus élevée à partir des niveaux encore bas aux États-Unis. En même temps, les devises plus faibles par rapport au dollar conjuguées aux taux de rendement réels qui sont encore négatifs à l’étranger ont pour effet de stimuler la croissance mondiale.
  • Les tensions commerciales et géopolitiques sont les principales menaces qui planent sur les prévisions de croissance. Le différend commercial et tarifaire entre les États-Unis et la Chine se traduit par l’incertitude des prévisions de croissance, tout comme l’incertitude que suscitent encore le Brexit, les perspectives de la Turquie et les perturbations provoquées par les intentions de dépenses publiques du nouveau gouvernement italien, pour n’en nommer que quelques-unes. Le différend commercial entre la Chine et les États-Unis couvait depuis quelque temps et l’Administration Trump l’a encore empiré. Les deux parties sont confrontées à de gros enjeux, mais aucune n’a été prête jusqu’à présent à bouger. Cela pourrait changer, car l’économie chinoise qui est déjà en train de s’affaiblir commence à ressentir les effets des tarifs et préférerait très probablement éviter des tarifs supplémentaires. En même temps, les doutes qui planent sur les perspectives pour les États-Unis se sont manifestés par des marchés boursiers plus faibles et pourraient inciter l’Administration Trump à trouver un compromis. Cette issue incertaine renforce la volatilité dans les marchés.

En conclusion   

Notre équipe examine les bénéfices, la qualité et l’évaluation (BQE) sur un horizon de trois à cinq ans. Cependant, étant donné que nous nous trouvons dans un marché en forte progression qui nous fait penser à la fin des années 1990, nous ressentons un besoin plus pressant que d’ordinaire d’avoir confiance dans les bénéfices à court terme. C’est parce que nous constatons de plus fortes variations des prix des actions lorsque les résultats des sociétés sont tout juste inférieurs aux attentes. Dans un contexte où la croissance aux États-Unis pourrait plafonner, nous croyons que le style axé sur la croissance de qualité pourrait être à nouveau en faveur.

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1 Source : estimations de FactSet, au 15 octobre 2018.
2 Source : estimations de FactSet, MSCI, au 15 octobre 2018. Les actions non américaines sont représentées par l’indice MSCI EAEO, les actions américaines par l’indice S&P 500, et celles des marchés émergents par l’indice MSCI Marchés émergents.

Ce contenu est fourni à titre de renseignement seulement et ne constitue pas une recommandation d'une stratégie ou d'un produit de placement pour un investisseur donné. Les épargnants devraient toujours consulter leur conseiller financier avant de prendre des décisions de placement. Les opinions exprimées ci-dessus sont celles des auteurs; elles sont fondées sur la conjoncture actuelle et peuvent changer sans préavis. Ces opinions peuvent différer de celles des autres spécialistes des placements d’Invesco. Rien ne garantit que ces perpectives se réaliseront. Toutes les données au 31 octobre 2018 à moins d'indication contraire. Toutes les données sont en dollars américains, à moins d’indication contraire.

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