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Perspectives, commentaire et expertise de placement

Peter Intraligi | 12 juin 2017

Aller au-delà du débat actif/passif

Récemment, l’un de nos fonds Invesco, le Fonds international des sociétés Trimark, a été reconnu comme un exemple de la façon dont la gestion véritablement active peut surclasser les indices de référence. Bien que l’équipe mérite les éloges reçus, ceux-ci ont été décernés dans un commentaire qui semblait peindre un portrait négatif de la gestion active.

Les arguments étaient familiers : les fonds négociés en Bourse (FNB) sont abordables, liquides, faciles à comprendre et ont généré des rendements supérieurs à ceux des fonds communs de placement gérés activement.

À Invesco, nous estimons que l’industrie devrait abandonner le débat opposant les placements actifs aux placements passifs et amorcer une nouvelle conversation mettant l’accent sur les besoins des épargnants et les objectifs des portefeuilles. À titre de fournisseur de longue date de fonds gérés activement qui ne sont pas basés sur des indices ainsi que de FNB factoriels à bêta intelligent, nous comprenons et accueillons leurs différences.

En fait, nous avons toujours cru fermement qu’il est important de mettre à contribution la diversité de nos capacités de placement afin d’élaborer les portefeuilles qui répondent le mieux aux besoins uniques de nos épargnants à l’aide des véhicules de placement les plus sensés pour eux. Nous avons démontré cette vision en intégrant les FNB PowerShares en 2009.

Très souvent, le « bon » portefeuille pour un épargnant donné peut comprendre une combinaison de produits actifs et passifs. Les épargnants qui font affaire avec un conseiller et les épargnants autonomes devraient bâtir leur portefeuille en fonction de leurs objectifs, au lieu de seulement tenir compte de la stratégie de placement.

On considère généralement que les FNB sont moins dispendieux, mais il est trompeur de comparer un fonds communs de placement de série A à un FNB. En effet, contrairement à la série A, le coût du FNB ne comprend pas la valeur des conseils. Donc, comparer les deux va au-delà de la comparaison des pommes à des oranges. Il s’agit plutôt d’une comparaison entre des pommes et une tarte aux pommes – un ingrédient de base par rapport à un produit fini de valeur supérieure.

Mais ne vous y trompez pas. Les FNB constituent des outils fantastiques pour accéder à des facteurs de placement spécifiques ou à des marchés très efficients comme les sociétés américaines à grande capitalisation.

Toutefois, dans des marchés moins efficients comme les petites capitalisations, les marchés internationaux et les marchés émergents, les compétences en matière de gestion du risque des gestionnaires actifs peuvent permettre à un portefeuille de surclasser un autre portefeuille qui reproduit simplement l’indice de référence. Parfois, la qualité du produit correspond au prix payé.

La valeur reçue pour le coût est particulièrement importante lorsque vient le temps de choisir un fonds commun de placement géré activement. Dans l’environnement saturé actuel, bon nombre de gestionnaires actifs reproduisent l’indice de référence et ne procurent donc pas de valeur ajoutée comparativement à une stratégie indicielle. Notre gamme de mandats de fonds communs de placement concentrés à forte conviction cherche à offrir des rendements supérieurs à ceux des indices de référence à long terme en allant au-delà de ceux-ci. Ils comportent une part active élevée1, ce qui veut dire que la composition des portefeuilles est bien souvent très différente de celle de l’indice.

Bien que la part active constitue un ingrédient clé qui manque à la plupart des débats entre les placements actifs et passifs, il existe également des différences structurelles importantes entre les fonds communs de placement et les FNB, bon nombre d’entre elles étant facilement déformées dans les analyses générales.

Je crois que les deux solutions continueront d’exceller face à l’évolution du paysage des placements. Il existe une place pour les deux stratégies au sein d’un portefeuille bien diversifié axé sur les objectifs des épargnants.

 

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1 La part active est le pourcentage des titres en portefeuille d’un fonds qui diffère de ceux de son indice repère. En quantifiant le degré de gestion active d’un fonds, la part active fournit un moyen de distinguer les fonds ayant le potentiel de surclasser le marché de ceux qui devraient fournir des rendements similaires à ceux de l’indice. Source : Institut CFA 2013.

2 réponses à “Aller au-delà du débat actif/passif

  1. Je trouve juste désolant que les sociétés offrant des fonds communs de placements ont attendus plus de 10 ans avant d’entrer dans le débat des FNB VS FCP.

    Heureusement, ils semblent se réveiller lentement. Je trouve d’ailleurs que la comparaison pommes vs tartes aux pommes exprime très bien la différence réelle entre ces deux produits.

    Toutefois, ce qui m’étonne le plus c’est qu’au niveau des autres produits de consommation il est possible d’intenter des poursuites contre les compagnies qui font de la publicité trompeuse. Malheureusement, depuis plus de 10 ans, l’explosion des FNB s’est faite presque exclusivement grâce à des informations trompeuses. Mais, que faire alors que les FNB sont offert par les grandes institutions financières qui jouissent d’une entrée VIP ?

    Nous avons beau dire que les représentants de courtier en épargne collective se doivent d’offrir des informations claires et objectives, il semble que les journalistes et HARDBACON peuvent se permettre de leur côté de dire n’importe QUOI sans être dérangé de quelconque manière.

    Quelle est la différence entre les fonds communs de placements, les fonds de retraites, le RRQ ou encore les fonds de travailleurs ?

    Une seule : C’est que l’investisseur connaît maintenant la rémunération de celui qui l’accompagne, mais nullement de toutes les autres entités qui laissent croire que leur rendement sont meilleurs mais qui sont toujours divulgués avant les frais. Quant au RRQ, à mes yeux, c’est de la pure tromperie que de faire croire que les investisseurs y obtiennent un meilleur rendement. Mais là encore, personne n’en parle ! Quel contribuable pourrait dire le rendement annuel qu’il a obtenu grâce à son RRQ ? Est-t-il seulement possible pour un travailleur autonome d’obtenir un meilleur rendement NET d’impôt via son RRQ plutôt que via un bon fond commun équilibré de placement bien investi dans un CELI ?

    Pourquoi alors démolir la commission obtenue par le représentant de courtier alors que TOUS les autres systèmes ne lui permet guère d’engranger plus d’argent tout ne lui offrant aucun conseil ni financier, ni fiscal ?

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