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Hussein Rashid | 28 mai 2019

Composer avec les risques d’un FNB d’actions américaines extrêmement concentré

Le repli de décembre dernier et les reculs des marchés boursiers mondiaux qui ont suivi nous rappellent que le marché haussier historique des actions américaines, qui dure depuis une décennie, ne sera pas éternel.

L’histoire nous a appris que, tôt ou tard, ces séries de gains consécutifs vont prendre fin. L’ampleur et la durée de la correction est difficile à prédire; il pourrait s’agir d’une réaction temporaire à un gazouillis du président ou d’un repli récessionnaire à plus long terme? Nul ne saurait dire.

La peur de rater un gain potentiel pourrait inciter certains investisseurs passifs à conserver leurs placements dans un FNB d’actions du S&P 500. Or, en ce moment, il serait peut-être plus prudent de réduire son exposition aux chefs de file qui ont alimenté ce long marché haussier.

Le problème de l’indice S&P 500 standard est qu’il est pondéré en fonction de la capitalisation boursière. Son rendement est dominé de façon disproportionnée par les plus grandes entreprises qui le constituent.

Étant donné les cours de quelques sociétés dont la capitalisation boursière était déjà énorme ont monté en flèche, les détenteurs de FNB qui suivent un indice pondéré en fonction de la capitalisation boursière ont involontairement augmenté leur exposition à ces titres gagnants. Parallèlement, cela a réduit leur exposition aux titres qui tirent de l’arrière sur l’ensemble de l’indice. Autrement dit, ils ont acheté à prix fort et vendu à bas prix.

Personne ne peut prédire avec exactitude ce que l’avenir réserve aux sociétés à très grande capitalisation, mais il n’en demeure pas moins que la méthode de la pondération en fonction de la capitalisation boursière produit un portefeuille nettement plus concentré qu’on pourrait le penser. Les dix principaux titres comptent pour environ 22 % de la capitalisation de l’indice et six d’entre eux exercent leurs activités dans le secteur des technologies de l’information.1

La méthode de la pondération en fonction de la capitalisation boursière achète des titres qui se sont bien comportés par le passé, quelles que soient leurs perspectives. Cela place le portefeuille à la merci des bulles spéculatives et de l’humeur des investisseurs, car les pondérations chassent les rendements sans égard aux caractéristiques fondamentales de l’entreprise sous-jacente.

Pire encore, impossible de savoir quand liquider. Cette méthode ne permet pas d’effectuer des prises de bénéfices parmi les titres gagnants, elle ne fait que diminuer l’exposition à un titre donné si son cours chute. Or, comme le rendement de l’indice suit les titres qui dominent le marché haussier, le rendement de l’indice reflète de façon disproportionnée le rendement négatif en période baissière. Dans le pire des scénarios, le titre pourrait être conservé jusqu’à ce que l’indice le retire.

Or, il y a des solutions de rechange à la pondération en fonction de la capitalisation boursière de l’indice.

Une pondération égale du même groupe d’entreprises peut réduire considérablement le risque de concentration du portefeuille et donne un portefeuille plus équilibré qu’un placement qui suit un indice pondéré en fonction de la capitalisation boursière, tel le S&P 500.

Un portefeuille équipondéré avec rééquilibrage intégré profite périodiquement des gains des entreprises qui dominent le marché et réinvestit le produit des liquidations dans des entreprises qui accusent un certain retard et qui peuvent receler un meilleur potentiel de plus-value.

Le rendement historique de l’indice S&P 500 équipondéré montre qu’il a devancé constamment l’indice S&P 500 pondéré en fonction de la capitalisation boursière à long terme2.

Bien que son avance ait été plus prononcée dans les périodes de reprise, l’indice équipondéré a tendance à procurer une plus forte exposition à certains facteurs de placement, en particulier ceux liés à la valeur et aux investissements dans des sociétés à petite capitalisation, et accroît généralement la diversification par rapport aux portefeuilles d’actions américaines plus concentrés.

De nombreux investisseurs envisagent peut-être désormais de réduire le degré de risque de leur portefeuille d’actions américaines. La diversification accrue que procure l’exposition à l’indice S&P 500 équipondéré se veut une bonne solution de rechange à une stratégie qui suit un indice pondéré en fonction de la capitalisation boursière.

Plus de détails sur les stratégies équipondérées.

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1 Source : Indices S&P Dow Jones, au 30 avril.
2 Source : Morningstar Research Inc., du 1er avril 2003 au 31 mars 2018. Devise : dollar américain.
Un indice pondéré en fonction de la capitalisation boursière pondère les titres en fonction de leur capitalisation boursière totale.
La capitalisation boursière correspond à la valeur marchande totale du nombre d’actions en circulation d’une société multipliée par le cours actuel d’une action.
Renseignements importants
Les opinions exprimées ci-dessus sont celles de l’auteur au 7 mai 2019. Ces commentaires ne doivent pas être interprétés comme des recommandations, mais comme une illustration des grands thèmes. Les énoncés prospectifs ne sont pas garants du rendement futur. Ils comportent des risques et des incertitudes et sont fondés sur des hypothèses; nous ne pouvons pas vous garantir que les résultats réels ne différeront pas considérablement de nos attentes.