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Invesco moderator | 30 mai 2019

La courbe des taux des obligations canadiennes indique une faible croissance, pas une récession

À notre avis, le portrait qu’on nous fait des répercussions économiques d’une courbe des taux inversée est peut-être exagérément pessimiste. Par le passé, lorsque les taux d’intérêt à court terme, rattachés aux politiques des banques centrales, ont été supérieurs aux taux à plus longue échéance, le marché obligataire nous signalait que la politique monétaire était restrictive. Exposer son portefeuille à un degré de risque de taux d’intérêt plus élevé en contrepartie d’un rendement à l’échéance inférieur n’est guère attrayant pour les investisseurs.

L’équipe des obligations de qualité d’Invesco prévoit une faible croissance économique au Canada, mais pas une récession. La Banque du Canada a révisé à la baisse ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) en 2019 à 1,2 % car les frictions commerciales mondiales nuisent aux exportations et les ménages sont criblés de dettes. Néanmoins, la croissance de l’emploi demeure très élevée et les salaires augmentent, ce qui assure un taux de croissance viable sur notre horizon prévisionnel. La tendance de l’inflation est à la baisse, ce qui incite le marché à escompter la probabilité de baisses de taux cette année. L’inversion de la courbe des obligations d’État canadiennes est plus marquée autour des obligations à cinq ans.

À l’échelle mondiale, le volume des titres de créance au rendement négatif a augmenté de 1,2 % en mai, pour atteindre 10,6 billions $US.1 La quête mondiale de rendement positif a rendu les marchés obligataires nord-américains attrayants. Les rentrées de capitaux de l’Europe et de l’Asie sont une force technique majeure depuis le début de 2019 et ont donné des rendements obligataires hors-norme. Les caractéristiques techniques l’emportent parfois sur les caractéristiques fondamentales pendant un certain temps. L’inversion de la courbe des taux annonce une récession avec beaucoup d’avance ou beaucoup de retard. C’est la raison pour laquelle nous ne nous fions pas à ce signal pour gérer nos portefeuilles.

Un ralentissement de la croissance, pas une récession, et un faible taux d’inflation demeurent des éléments positifs pour les bénéfices des sociétés. Les cours des obligations de sociétés ne sont plus aussi attrayants qu’au quatrième trimestre de 2018, mais on trouve encore beaucoup d’occasions de placement à l’échelle mondiale.

Sachez qu’il y a des centaines de courbes des taux dans le monde. À l’heure actuelle, au Canada, seule la courbe des taux des obligations du gouvernement du Canada est inversée – les courbes des taux des obligations provinciales et municipales de qualité se redressent.

Nos portefeuilles ne renferment aucune obligation du gouvernement fédéral à faible rendement; nous préférons équilibrer l’exposition du portefeuille aux risques en investissant dans des titres à revenu fixe et en maximisant le rendement en profitant des courbes plus prononcées des marchés régionaux de titres de créances publiques. Nous profitons également des courbes plus prononcées des marchés des obligations de sociétés en prolongeant la duration de nos meilleures idées de placement à l’échelle mondiale.

[Graph]

Ask yield = Taux demandé

Maturity year = Échéance

[End of graph]

Source : Bloomberg, 28 mai 2019. Le taux demandé désigne le rendement qu’une obligation paierait si elle était achetée au cours demandé par le vendeur.

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