Blogue Invesco Canada

Perspectives, commentaire et expertise de placement

Michael Hatcher | 14 janvier 2016

La science au service de la qualité

Après avoir tenté de mettre en pratique ce que j’ai appris en mathématiques financières. J’ai découvert que, tout compte fait, les placements ne sont pas si compliqués. Dans le cadre de nos portefeuilles, nous cherchons des sociétés de grande qualité. Lorsque nous analysons une entreprise, nous passons en revue ses caractéristiques financières sous-jacentes. Il est tentant de rendre la situation plus complexe qu’elle ne l’est vraiment, mais, dans mon cas, je mets tout simplement l’accent sur les sociétés qui génèrent des liquidités et qui utilisent cet argent à bon escient.

Comment ai-je découvert cette méthode? C’est inhabituel, mais mes études dans le domaine des mathématiques complexes m’ont permis de formuler une définition simple de la qualité.

Je ne parle pas beaucoup de ma formation, mais j’ai étudié l’économétrie et les mathématiques financières. J’ai utilisé le filtre de Kalman, un système d’équations qui apprend de lui-même afin de créer des modèles financiers. (La NASA utilise le même système pour faire atterrir ses fusées avec plus de précision). J’ai également étudié le calcul stochastique, qui, contrairement au calcul régulier, décrit une variable qui fluctue de façon aléatoire et dont la valeur exacte n’est pas connue.

Au début de ma carrière, j’utilisais tous les renseignements que je pouvais trouver afin d’élaborer des modèles, de faire des tests a posteriori et d’utiliser des données pour découvrir ce qui fonctionne. J’avais les outils nécessaires et, croyez-moi, j’ai essayé. Toutefois, cela ne fonctionne pas toujours. En effet, ces modèles ne sont pas toujours exacts puisqu’on peut toujours utiliser les données pour trouver des tendances, mais, en définitive, le passé ne peut pas être utilisé pour toujours prévoir l’avenir. Les données peuvent s’avérer insuffisantes ou trop inexactes d’une certaine façon.

Armé de diplômes en mathématiques et en finance et de la réalisation que les modèles a posteriori ne fonctionnent pas toujours, j’ai décidé de mettre l’accent sur les principes de base. L’entreprise génère-t-elle des flux de trésorerie? Sont-ils constants? De quelle façon sont-ils utilisés?

Qu’est-ce que l’avenir nous réserve?

Si la première étape de notre processus consiste à savoir de quelle façon la société génère des liquidités à l’heure actuelle, la deuxième étape vise à découvrir comment elle le fera à l’avenir. Au lieu d’utiliser des modèles contrôlés a posteriori, le filtre de Kalman par exemple, nous recherchons des éléments qui protégeront la capacité de la compagnie à générer des liquidités dans le futur. En termes commerciaux, nous recherchons un avantage concurrentiel comme la fidélité à la marque, un brevet ou un réseau de distribution qui sera difficile à reproduire.

Cet avantage concurrentiel durable nous assure que l’entreprise sera en mesure de continuer de générer des flux de trésorerie disponibles. Nous ne nous intéressons pas aux bénéfices comptables déclarés, mais plutôt aux liquidités générées. Une fois cela déterminé, nous pouvons évaluer de façon indépendante l’équipe de direction et déterminer si ses priorités se conjuguent avec les nôtres et si elle possède les outils nécessaires pour prendre de bonnes décisions sur la façon de dépenser cet argent.

Certaines sociétés décident de verser ses profits sous la forme de dividendes, mais en tant qu’investisseurs à long terme, nous préférons qu’une société prenne en considération d’autres options plus sensées comme le réinvestissement des liquidités dans l’entreprise pour générer de la croissance ou le rachat d’actions.

Nous sommes à la recherche de sociétés ayant des rendements élevés sur le capital investi et qui peuvent croître au fil du temps. En d’autres mots, des entreprises qui peuvent augmenter leur valeur de façon exponentielle à long terme. Selon moi, c’est ce qui constitue la qualité.

Au bout du compte, ce processus n’est pas sorcier. Il s’agit d’une méthode simple, mais difficile à mettre en pratique, puisqu’elle nécessite de la patience et des convictions. Malgré toutes mes années d’études des mathématiques, cette approche mettant l’accent sur la qualité est la seule qui, selon moi, fonctionne à long terme.

Autres blogues de Michael Hatcher

La recherche sur le terrain : un élément très précieux
30 juillet 2018

La science au service de la qualité
14 janvier 2016

Avancer sans bouger
24 octobre 2014

S'abonner au blogue

Abonnez-vous pour être informé sur la publication de : *


Voulez-vous vous abonner an anglais?

Abonnez-vous pour recevoir des courriels d’Invesco Canada Ltée au sujet de ce blogue. Pour vous désabonner, veuillez nous envoyer un courriel à blog@invesco.ca ou communiquez avec nous.