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Jeff Feng | 12 février 2015

La vision à court terme des investisseurs multiplient les occasions de placement en Chine

Avec le lancement du programme de Liaison entre les Bourses de Shanghai et de Hong Kong, la Chine a récemment ouvert son gigantesque marché des capitaux aux investisseurs internationaux. Ce programme permet aux investisseurs étrangers d’acheter des actions de sociétés cotées à la Bourse de Shanghai sur la Bourse de Hong Kong.

Pour la première fois, les investisseurs étrangers peuvent investir dans des entreprises chinoises cotées seulement sur les marchés intérieurs sans avoir à se soumettre au laborieux système de quota applicable aux investisseurs institutionnels étrangers admissibles (QFII).

En véritable investisseur mondial, l’équipe de Trimark met tout en œuvre pour dénicher les meilleures occasions de placement pour ses clients. C’est dans cette optique que j’ai entrepris un voyage de recherches approfondies en Chine. Je suis arrivé au début de l’année et je vais travailler au bureau d’Invesco à Shenzhen jusqu’à la fin de février.

J’ai trouvé mes repères; je me suis acclimaté au mode de vie local, je me suis entretenu avec mes collègues et j’ai rencontré des gestionnaires de fonds et des analystes de maisons de courtage chinoises très en vue.

Voici mes premières impressions du marché boursier chinois.

Même si j’ai œuvré dans le domaine des placements en Chine pendant près de six ans avant de déménager au Canada, la différence entre le point de vue du détenteur d’actions moyen ici et la vision à long terme de Trimark demeure hallucinante. À mon avis, ces différences nous procurent de formidables occasions d’investir dans des entreprises qui ne retiennent pas l’attention des investisseurs locaux.

Pensée à court terme

De nombreux détenteurs d’actions chinois ont un horizon de placement à très court terme et des attentes très élevées en matière de rendement. La plupart des investisseurs s’intéressent uniquement au rendement à court terme et changent de fonds au bout de quelques mois.

Les investisseurs d’ici ont un seuil de tolérance à la volatilité beaucoup plus élevé que leurs homologues canadiens. Ils ne font pas de cas d’une fluctuation de 30 % en deux semaines et parlent de rendements annuels d’environ 20 %, mais rares sont ceux qui obtiennent de tels rendements.

Compte tenu de tous ces facteurs, la plupart des gestionnaires de fonds investissent seulement dans les titres qu’ils croient capables de procurer un rendement absolu élevé sur un très court laps de temps, souvent moins de un an. Selon mes observations, seuls les gestionnaires dont les clients sont très loyaux (ou ceux qui gèrent leurs propres capitaux) peuvent se permettre d’investir sur un horizon temporel de trois à cinq ans, soit l’horizon temporel des gestionnaires de portefeuille de Trimark.

La chasse à l’élan des cours

Sinon, pour survivre dans ces conditions, il faut aller à la chasse à l’élan des cours et tirer profit des zones « grises » de la réglementation.

J’ai posé la même question à tous les analystes de courtage que j’ai rencontrés jusqu’ici, à savoir : « Dans quelles entreprises que vous couvrez investiriez-vous votre propre argent sachant que vous allez devoir conserver votre placement pendant trois à cinq ans? » Tous, sans exception, ont fait une pause pour réfléchir. La plupart m’ont répondu qu’ils n’avaient jamais entendu pareille question et qu’ils ne se l’étaient jamais posée. Certains ont même éclaté de rire – « Quelle question absurde! » C’est renversant pour un investisseur à long terme comme moi.

Cette mentalité donne aux gens de Trimark d’excellentes occasions d’investir dans des sociétés chinoises auxquelles les investisseurs locaux ne s’intéressent pas faute de potentiel de rendement à court terme, alors que certains titres peuvent rapporter gros aux investisseurs à plus long terme.

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