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Perspectives, commentaire et expertise de placement

Matt Dennis | 18 août 2016

Le Brexit assombrit les perspectives de croissance mondiale

Avant le vote en faveur du Brexit du 23 juin, la situation économique, géopolitique et financière mondiale était fragile, voire tendue et plutôt incertaine. L’issue du référendum a été très mal perçue et a créé la surprise. Depuis lors :

  • Les perspectives de croissance mondiale ont été revues à la baisse;
  • Le dollar s’est renforcé, regagnant le terrain perdu au printemps alors que les hausses de taux progressives attendues de la Réserve fédérale (Fed) ne sont pas matérialisées;
  • La valeur des obligations a augmenté, les rendements ayant atteint récemment leur plus bas niveau depuis plus d’un siècle (de mémoire d’analystes de marché) en raison des incertitudes et des anticipations croissantes de nouveaux assouplissements monétaires;
  • Les actions mondiales se sont appréciées dans les dernières semaines, après un repli marqué, mais de courte durée.

Même si les marchés boursiers et obligataires enregistrent des dislocations qui paraissent profondes, les investisseurs semblent s’attendre à un nouveau report de l’intervention de la Fed, des baisses supplémentaires de taux sur les dépôts et la prolongation des assouplissements monétaires en Europe vu la nouvelle révision à la baisse des perspectives de croissance, d’inflation et de taux d’intérêt au lendemain du Brexit.

« BQE » sur le marché mondial

Notre analyse du marché boursier mondial actuel par le prisme de la méthode BQE (bénéfice, qualité et évaluation) met en évidence les points suivants.

  • Il est inquiétant de noter que depuis le référendum au Royaume-Uni, le principal facteur de progression des actions provient de la faiblesse des rendements obligataires, reflétant ainsi des attentes réduites au chapitre de la croissance et de l’inflation, des éléments pourtant essentiels à la hausse des bénéfices et des flux de trésorerie.
  • Les bilans d’ entreprises et les rendements des capitaux se sont détériorés au cours des 12 derniers mois, les équipes de direction ayant recouru à l’endettement pour racheter des actions ou financer des versements de dividendes, offrant ainsi un rendement qui est apparu quelque peu biaisé et qui s’est essoufflé un peu plus tôt cette année.
  • Gonflées par le marché boursier américain, les valorisations mondiales présentent très peu de marge d’erreur en cas de ralentissement de la croissance. Les multiples de valorisations mondiales sont élevés, qu’ils soient prospectifs, ajustés ou établis sur la trésorerie, les bénéfices ou les actifs.

Bref, les données de BQE observées sur le marché sont peu encourageantes en ce moment. Le défi, qui consiste à déployer le capital tout en surveillant le potentiel de rendement positif et la préservation du capital, demeure particulièrement stimulant, et confirme la pertinence de notre approche ascendante de sélection des titres. Nous croyons que les investisseurs peuvent tirer profit à long terme de notre approche à conviction élevée et orientée sur la recherche fondamentale concernant les sociétés.

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