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Matt Dennis | 14 février 2017

Les élections en Europe pourraient créer des occasions de placement

Le calendrier politique européen de 2017 est très chargé. Bien que la volatilité soit presque inévitable, elle pourrait également donner lieu à des occasions pour les investisseurs sous l’effet des nombreux événements politiques et du scepticisme des investisseurs.

Brexit et événements subséquents

Bien entendu, le monde entier surveille le Brexit. À la suite du référendum du Royaume-Uni de 2016, la première ministre Theresa May a promis de déclencher d’ici mars l’article 50 du traité de Lisbonne. Cela entraînerait le commencement de la période de deux ans pendant laquelle le Royaume-Uni quitterait l’Union européenne (UE).

Même si les détails du retrait ne sont pas encore connus, le vote a fait changer grandement les politiques et, par conséquence, a donné lieu à des attentes plus positives en termes de taux d’intérêt.

On note que l’économie du Royaume-Uni a surpassé les attentes voulant qu’elle plonge rapidement en récession. Toutefois, il existe des risques de perte en raison de l’incertitude à court terme au sujet du processus d’extradition des deux prochaines années. Ces craintes en matière de croissance pourraient avoir un impact sur les évaluations.

Au-delà du Brexit, les élections néerlandaises auront lieu en mars. À la fin avril, la France tiendra également ses élections présidentielles et celles-ci seront suivies de près étant donné qu’elles pourraient potentiellement nuire au soutien de l’Union économique et monétaire européenne (UEME). Finalement, l’Allemagne nommera son prochain chancelier à la fin septembre ou au début octobre.

Un point à retenir pour les investisseurs est que le marché prévoit qu’il existe une probabilité supérieure à la moyenne qu’un résultat pro-nationalisme menace l’UEME, malgré la possibilité de victoires de candidats favorisant la croissance ou la mise en place de gouvernements de coalition européenne plus modérés sans majorité décisive.

Bien que personne ne puisse prévoir parfaitement les résultats politiques, notre méthode bénéfices, qualité et évaluation (BQE) permet à l’équipe de croissance internationale et mondiale Invesco de dénicher des occasions pour nos épargnants en périodes d’incertitude. Jetons un coup d’œil à l’Europe d’un point de vue BQE.

Amélioration de la trajectoire de croissance

Les perspectives de croissance en Europe pourraient être plus positives que prévu. En effet, les niveaux de rentabilité sont toujours faibles, mais les tendances et les indicateurs actuels affichent une amélioration modérée de la trajectoire de croissance. L’Allemagne est solide grâce à de fortes données sur l’emploi et à une accélération récente de l’inflation qui se trouve à un sommet de trois ans1.

Les estimations des bénéfices sont en hausse en Europe sous l’effet de la stabilisation des estimations des revenus. Les titres bancaires, cycliques et des marchandises se comparent favorablement à leurs concurrents et des surprises positives pourraient se manifester. Le Royaume-Uni a enregistré les meilleures améliorations des bénéfices grâce à une forte représentation des titres énergétiques et de la vigueur du dollar américain. En outre, la faiblesse de l’euro et de la livre sterling contribue à rendre les exportations plus concurrentielles. L’indice de surprise économique de Citibank pour l’Europe se situe à un sommet atteint la dernière fois en 20112.

Hausse du pessimisme des investisseurs

Malgré l’amélioration des données sur la croissance, les fonds d’actions d’Europe continentale ont enregistré des sorties nettes de liquidité supérieures à la moyenne compte tenu de la hausse rapide du pessimisme des investisseurs3. Les évaluations de l’indice MSCI Europe sont donc plus attrayantes, affichant un ratio cours/bénéfices (C/B) de 14,5 X et une croissance des bénéfices entre 10 % et 15 %, comparativement à l’indice S&P 500 qui compte un ratio C/B de 17 x et démontre une croissance des bénéfices entre 5 % et 10 %4.

En résumé, les craintes au sujet de la croissance économique et de la situation politique ont nui aux évaluations européennes. Par le passé, cela a été plus positif que négatif pour les investisseurs à long terme. Comme toujours, nous croyons fermement que notre méthode de sélection des titres ascendante à long terme est en mesure de récompenser les épargnants lors de conjonctures incertaines.

 

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1 Sources : Bundesbank, Bloomberg L.P.

2 Source : Citibank

3 Sources : MSCI, FactSet Research Systems Inc.

4 Sources : S&P, FactSet Research Systems Inc.

Les indices de surprise économique de Citigroup constituent des mesures quantitatives des nouvelles économiques, définies par les écart-types historiques pondérés des surprises en matière de données. Une note positive de l’indice de surprise économique suggère que les divulgations économiques ont battu les consensus.

L’Union économique et monétaire européenne (UEME) constitue le regroupement des États membres de l’Union européenne dans un système économique cohésif, représenté notamment par l’adoption de l’euro comme devise nationale des membres participants.

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