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Mark Jason | 24 mai 2018

Les négociations sur les échanges commerciaux tempèrent l’optimisme du marché asiatique

Les investisseurs ont généralement commencé 2018 remplis d’optimisme, mais cette euphorie s’est calmée avant la fin du trimestre, car le protectionnisme et les rumeurs d’une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine ont soulevé de fortes inquiétudes. En dépit du pessimisme des investisseurs, nous prévoyons qu’une volatilité accrue pourrait nous donner l’occasion d’investir dans des actions asiatiques de grande qualité à des valorisations réduites.

Gesticulations avant les négociations

La volatilité boursière s’est envolée lorsque le président américain, Donald Trump, a commencé à tenir sa promesse électorale visant à renégocier les accords commerciaux « désavantageux » conclus par ses prédécesseurs. Il a tout d’abord annoncé la mise en place de droits de douane sur l’acier et l’aluminium chinois. Ensuite, il a annoncé ses intentions d’appliquer un tarif douanier de 25 % sur 60 milliards de dollars américains de produits de haute technologie provenant principalement de la Chine1 et couverts par des droits de propriété intellectuelle.

Comme prévu, la Chine a riposté en menaçant de prélever une taxe supplémentaire de 25 % sur des importations d’environ 50 milliards de dollars américains provenant des États-Unis, notamment sur le soja, les automobiles, les produits chimiques et les avions2. Selon certaines allégations plus récentes, M. Trump envisagerait d’ajouter plus de 100 milliards de dollars américains de droits de douane sur certaines marchandises chinoises3.

Beaucoup de bruit pour rien?

Comme nous pouvons le voir, les États-Unis et la Chine essayent de camper de solides positions avant de s’asseoir à la table de négociation. Pour la Chine, l’incidence immédiate devrait être limitée selon nos estimations, ces droits de douane ne devraient s’appliquer que sur 2,7 % des exportations mondiales totales du pays. Les répercussions négatives initiales sur l’économie chinoise pourraient se traduire par une réduction du produit intérieur brut (PIB) de 0,1 % à 0,2 %4. Cependant, l’incidence à moyen terme devrait être atténuée par la diversification des exportations. Étant donné que le PIB de la Chine devrait progresser de 6 % à 6,5 %5 pendant les prochaines années, l’incidence de ces droits de douane devrait être à peine perceptible, même si elle est entièrement mise en place.

Cela dit, les gros titres et le risque d’une guerre commerciale ont exacerbé la volatilité et diminué l’appétit des investisseurs dernièrement, en particulier compte tenu des rendements élevés du marché en 2017.

Situation en Chine

En dépit de la volatilité du marché au premier trimestre, l’ensemble des sociétés asiatiques (hors Japon) a enregistré de solides produits financiers et des révisions à la hausse de leurs bénéfices. Ces résultats sont principalement attribuables aux prévisions de hausse pour les sociétés chinoises qui ont enregistré des gains de plus de 11 % au cours des six derniers mois6.

Il est intéressant de noter que les révisions du dernier trimestre ont été meilleures pour les actions momentum et les titres de croissance que pour les titres de qualité et de valeur. Les actions de qualité ont tendance à obtenir des résultats inférieurs au début des reprises du marché, car les rendements stables sont plus longs à enregistrer que pour les actions cycliques offrant des bénéfices à croissance rapide.

À la fin du premier trimestre, le ratio cours/bénéfice (C/B) de la Chine pour les 12 prochains mois était d’environ 12,56, ce que l’équipe de croissance internationale et mondiale d’Invesco considère comme attrayant et bien en dessous du ratio du marché général des sociétés de croissance internationales des marchés émergents et développés (hors États-Unis), tel que mesuré par le ratio de l’indice de croissance MSCI Monde tous pays hors États-Unis, qui s’établit à 176.

Situation au Japon

Le yen japonais a progressé de 5,7 % cette année face au dollar américain, alors que l’indice Nikkei 225 est resté stable en monnaie locale5, car la politique économique du gouvernement Abe peine toujours à atteindre sa cible d’inflation de 2 %. Notons que le raffermissement de la monnaie est généralement défavorable aux économies axées sur les exportations comme le Japon.

Les bénéfices du Japon font partie de ceux qui ont enregistré les plus fortes révisions à la hausse à l’échelle mondiale, pour un grand nombre de raisons, comme l’amélioration de l’utilisation des capacités en raison de leur faible croissance, la faible production industrielle et les distorsions du yen. Cependant, selon nous, la situation reste sensiblement la même d’un point de vue fondamental. Les niveaux de gouvernance actuels du Japon sont classés parmi les plus faibles au monde (selon les données sur les facteurs ESG de Thomson Reuters Datastream), alors que les rendements des capitaux propres des sociétés sont encore inférieurs de 400 points de base environ aux moyennes mondiales6.

Cela dit, les valorisations commencent à être plus intéressantes, avec un ratio C/B moyen de 13 contrairement à celui de 17 du marché général des sociétés de croissance des marchés développés (hors États-Unis) et des marchés émergents6

Notre approche fondée sur les caractéristiques de bénéfices, de qualité et de valorisation

L’équipe de croissance internationale et mondiale d’Invesco recherche des sociétés offrant des caractéristiques intéressantes de bénéfices, de qualité et de valorisation. Étant donné que la volatilité devrait encore augmenter, nous croyons que notre approche pourrait profiter aux investisseurs pour les raisons suivantes :

  • Les sociétés de grande qualité ont la possibilité de s’adapter à l’environnement même en cas de troubles géopolitiques.
  • Nous pensons que les sociétés de qualité ont tendance à mieux s’en sortir en période de volatilité.
  • La qualité et les valorisations pourraient devenir des caractéristiques plus importantes pour les investisseurs, si la volatilité reste élevée.

Nous avons pu acquérir plusieurs nouvelles sociétés chinoises pendant la vente massive du premier trimestre, y compris Henan Shuanghui Investment & Development Co. Ltd (principal producteur de viande de porc transformée en Chine) et Wuliangye Yibin Co. (fabricant de spiritueux chinois) (0,75 % et 0,60 % de la Catégorie croissance internationale Invesco, respectivement, au 31 mars 2018). Les deux sociétés appartiennent au secteur des biens de consommation de base et possèdent des marques reconnues et des parts de marché importantes. Ces deux sociétés faisaient également partie du Fonds d’excellence canadien de croissance Invesco à cette date, représentant respectivement 0,77 % et 0,59 % des actifs.

Au Japon, même si relativement peu de sociétés de grande qualité se négocient à des valorisations intéressantes, la volatilité accrue nous a donné l’occasion d’acquérir un nouveau placement dans les biens de consommation de base, Asahi Group Holdings Ltd, au cours du trimestre (0,75 % de la Catégorie croissance internationale Invesco au 31 mars 2018).

Nous accueillerons favorablement une volatilité accrue, car elle pourrait nous donner plus d’occasions d’acquérir de nouvelles sociétés à des valorisations intéressantes.

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