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Ray Uy | 11 octobre 2018

Perspectives des devises : La convergence des forces économiques mondiales pourrait causer une dépréciation du dollar américain

Les négociations sur les échanges commerciaux entre les États-Unis et le Canada ont été résolues le 30 septembre. Cette résolution soulage l’économie canadienne d’un obstacle de taille. La croissance du PIB au deuxième trimestre a remonté par rapport au premier trimestre et l’issue favorable de ces négociations devrait faire augmenter progressivement les estimations de croissance future.

Dollar canadien : Neutres  

Le dollar canadien s’est apprécié après les bonnes nouvelles entourant l’accord commercial nord-américain. Il est possible qu’il continue de s’apprécier à court terme, stimulé par l’élan et une hausse de taux probable de la Banque du Canada à sa réunion d’octobre, mais nous croyons qu’il est déjà surévalué et qu’il aura du mal à se maintenir.

Dollar américain : Neutres 

À notre avis, le dollar américain demeure coincé entre deux tendances. D’une part, les hausses de taux d’intérêt (et la réduction continue du bilan) de la Réserve fédérale américaine (Fed) ont fait augmenter les coûts de financement en dollars américains et provoqué un resserrement des conditions financières, ce qui a alimenté encore plus la remontée du dollar. Cependant, bien que la croissance mondiale soit forte, il semble que l’activité économique américaine ait culminé. Or, cette convergence entraîne généralement une dépréciation du dollar américain. Si la conjoncture commerciale se stabilise, des devises autres que le dollar américain pourraient en bénéficier dans un proche avenir.

Euro : Neutres

Nous nous tenons à l’écart de l’euro, malgré la remontée du taux de change euro/dollar américain depuis le niveau plancher enregistré au mois d’août. L’aversion pour le risque à l’égard des devises des marchés émergents (déclenchée par la Turquie) a diminué mais demeure présente. Les caractéristiques fondamentales de la zone euro se sont améliorées, mais les facteurs exogènes qui influencent la confiance des investisseurs sur les marchés des changes sont encore imprévisibles.

Renminbi : Neutres

Le taux de change renminbi/dollar américain s’élevait entre 6,80 et 6,90 en septembre, sous l’impulsion des frictions commerciales entre les États-Unis et la Chine qui défrayaient la manchette.1 Le taux établi quotidiennement par la Banque populaire de Chine (BPC) a toujours été supérieur aux attentes des marchés. Cela contribue à stabiliser la devise, particulièrement lorsque le dollar américain s’apprécie. L’émission prévue de bons du Trésor par la BPC sur les marchés étrangers lui donnera peut-être un autre outil pour gérer la liquidité du renminbi et la stabilité du taux de change. Les mesures de contrôle des capitaux visant à prévenir les sorties de fonds demeurent strictes, mais l’ouverture des marchés financiers, notamment l’inclusion des actions et des obligations intérieures chinoises dans les principaux indices mondiaux, va probablement accroître la demande étrangère d’actifs intérieurs chinois et pourraient contribuer à maintenir la stabilité des flux de capitaux. À court terme, nous nous attendons à ce que le taux de change oscille entre 6,80 et 6,90.

Yen japonais : Surpondération

À notre avis, le yen demeure dépendant des différentiels de taux. La récente hausse des taux des bons du Trésor américain et des Bunds allemands a fait baisser le yen par rapport au dollar américain et à l’euro. Cependant, les évaluations à long terme laissent entendre que le yen est sous-évalué et un revirement de tendance après la récente hausse des taux obligataires mondiaux (peut-être en raison des révisions à la baisse des prévisions de croissance) devrait jouer en faveur de la devise. Par conséquent, les positions acheteur devraient couvrir en partie les actifs à risque.

Livre sterling : Surpondération

Nous avons récemment surpondéré la livre sterling par rapport à l’euro vu que nous prévoyons une issue plus favorable des négociations sur le Brexit que les marchés à l’heure actuelle. Les statistiques économiques au Royaume-Uni commencent à montrer des signes de reprise après une première moitié d’année anémique et l’inflation demeure nettement au-dessus de la cible de 2 % de la Banque d’Angleterre.2 Selon ces paramètres, une issue favorable du Brexit pourrait engendrer un excellent rendement de la livre sterling.

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1 Source : Bloomberg L.P., du 3 au 20 septembre 2018.
2. Source : Banque d’Angleterre, 2016.

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