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Ray Uy | 30 juin 2017

Perspectives des devises – Pour le dollar américain, une croissance mondiale robuste a un côté doux-amer

Le dollar canadien s’est déprécié graduellement au cours de la dernière année, mais il a récemment repris de la vigueur. La croissance économique a rebondi au premier trimestre et la Banque du Canada commence à craindre une diminution des capacités excédentaires plus rapide qu’elle le souhaiterait. Alors que les prix du pétrole semblent avoir atteint un plafond pour l’année en raison de la production américaine, l’incidence sur la monnaie a été minime. Nous continuons de sous-pondérer le dollar canadien du fait du surendettement du consommateur canadien, mais nous suivons de près les déclarations de la Banque, qui ont récemment laissé entrevoir un resserrement.

Dollar américain

Nous prévoyons une forte croissance mondiale, ce qui est une nouvelle douce-amère pour le dollar américain. Un recul-surprise de l’inflation aux États-Unis pourrait faire hésiter la Fed à relever les taux d’ici la fin de l’année. De plus, pour certaines grandes banques centrales comme la BCE, la normalisation de la politique nécessite des interventions plus énergiques. Le retour à la normale des politiques monétaires dans le monde devrait favoriser les monnaies des pays dont la banque centrale réduit son programme d’assouplissement quantitatif, par exemple l’euro par rapport au dollar américain.

Euro

Le potentiel d’appréciation de l’euro reste bon, selon nous, car les données fondamentales européennes continuent de soutenir la vigueur de cette monnaie. Dans l’ensemble, nous sommes d’avis que le cycle d’appréciation du dollar américain tire à sa fin, du fait de la convergence, et que les futurs ajustements monétaires apportés par la Banque centrale européenne viseront à soutenir la robustesse de l’euro à long terme, à mesure que les risques politiques diminueront.

Renminbi (Chine)

Au cours des prochaines semaines, le CNY et le CNH devraient se négocier, selon nous, dans la partie supérieure d’une fourchette comprise entre 6,80 et 6,99. À l’intérieur de cette fourchette, l’orientation du taux de change USD/renminbi devrait dépendre de la vigueur du dollar américain, mais l’affaiblissement du billet vert devrait être favorable. Nous ne pensons pas que le paramètre dit « contracyclique » intégré à la fin de mai à la fixation du taux de change du CNY changera la donne. Cette nouvelle méthode a peut-être accentué l’aspect discrétionnaire de la fixation, mais nous estimons que cela traduit la volonté des autorités de lisser les mouvements de la monnaie.

Yen (Japon)

Par rapport au dollar américain, le yen continue de se négocier dans la fourchette relativement étroite comprise entre 110 et 115, et ce taux de change devrait se maintenir à court terme1. L’actualité étrangère devrait avoir davantage d’influence sur le yen au cours des prochains mois, car l’amélioration des données économiques aux États-Unis et la perspective d’un relèvement de taux par la Fed seront probablement les principales causes d’une hausse du taux de change USD/JPY. Une escalade des événements géopolitiques devrait limiter les éventuels reculs du yen, car la monnaie japonaise est généralement considérée comme une valeur refuge.

Livre sterling

Nous estimons que les perspectives de la livre sterling restent bonnes à long terme, étant donné le regain d’optimisme entourant les négociations du Brexit, les valorisations et le positionnement des investisseurs. Cela dit, la livre pourrait être malmenée à court terme, en raison de l’incertitude concernant la viabilité du nouveau gouvernement britannique. Le chef du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, se prépare à passer aux commandes si la nouvelle coalition venait à échouer. Toutefois, son arrivée au pouvoir ne serait probablement pas applaudie par les marchés, étant donné les dépenses qu’il a promises durant la récente campagne électorale. Par ailleurs, il se pourrait que les négociations du Brexit nuisent à la livre sterling, car les discussions préliminaires seront probablement difficiles.

Dollar australien

Comme prévu, la Banque de réserve d’Australie (BRA) a maintenu son taux directeur à 1,50 % lors de sa réunion du 6 juin. Dans l’ensemble, elle s’est montrée plutôt optimiste dans son communiqué, mais elle a admis que la croissance du premier trimestre serait faible. Selon la BRA, le marché de l’habitation reste une source d’inquiétude. Si l’on ajoute à cela la faiblesse persistante de l’inflation, on peut s’attendre à ce que la Banque laisse son taux directeur à 1,50 % pour l’instant. Nous maintenons notre position neutre à l’égard du dollar australien.

Avec les contributions de James Ong, principal stratège macroéconomique, Noelle Corum, analyste macroéconomique, Brian Schneider, responsable des taux d’intérêt d’Amérique du Nord, Scott Case, gestionnaire de portefeuille, Sean Connery, gestionnaire de portefeuille, Ken Hu, chef des placements en Asie-Pacifique, Yi Hu, principal analyste du crédit et Alex Schwiersch, gestionnaire de portefeuille.

James Ong, stratège macroéconomique principal; Noelle Corum, analyste macroéconomique; Brian Schneider, responsable des taux nord-américains; Scott Case, gestionnaire de portefeuille; Sean Connery, gestionnaire de portefeuille; Ken Hu, chef des placements d’Asie-Pacifique; Yi Hu, analyste du crédit principal; Alex Schwiersch, gestionnaire de portefeuille

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1 Source : Bloomberg L.P., au 20 juin 2017.

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