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Perspectives, commentaire et expertise de placement

Peter Intraligi | 7 juillet 2016

Saisir la révolution technologique financière

On considère souvent que le secteur des services financiers demeure figé dans l’immobilisme le plus complet, pourtant une véritable lame de fond est en train de le balayer et de littéralement tout transformer.

Il s’agit à bien des égards d’une bonne nouvelle. Une transparence accrue et une plus grande variété de choix dans les modèles de services ne peuvent qu’être bénéfiques aux investisseurs canadiens. Ces changements doivent toutefois être compris.

On parle beaucoup actuellement de l’investissement automatique, également décrit comme « robots-conseillers » (ou robo-advice en anglais).

Il faut rendre à ce procédé son mérite. Il représente une amélioration significative par rapport à la gestion autonome de ses propres placements, qui donne aux épargnants les moyens d’investir mais sans réel conseil quant au choix des véhicules d’investissement.

Croyant fermement à l’innovation, j’accorde une grande importance au pouvoir des nouvelles technologies. Toutefois, je pense que pour beaucoup de Canadiens, un « vrai » conseiller financier demeure une option préférable, surtout si celui-ci sait utiliser la technologie pour ce qu’elle est : un outil permettant de mieux servir ses clients.

Une récente publicité vantait les 10 meilleures raisons d’ouvrir un compte auprès d’une des grandes sociétés canadiennes de robot-conseil. La commodité d’utilisation et les économies de coûts figuraient en bonne position, de façon certainement légitime.

Personnellement je n’ai pas une liste de 10 raisons, mais une seule, et de taille, en faveur d’un conseiller financier « réel » : le fait que chaque investisseur est unique.

La situation, les besoins et les objectifs de chacun ne peuvent pas être résumés à une douzaine de points, entièrement assimilables par un algorithme. Actuellement, les robots-conseillers tendent à offrir des solutions « grand public » qui ne tiennent pas compte des subtilités de la situation financière des clients ni de son évolution dans le temps.

La technologie, pour l’instant, ne peut établir un portefeuille aussi intelligemment qu’un professionnel financier chevronné. Elle permet toutefois à celui-ci de dégager du temps pour ses clients. Ainsi, une solution numérique destinée aux conseillers permet de gérer les aspects réglementaires du portefeuille, suivre sa progression, gérer son risque et effectuer des gains de productivité et d’efficacité qui pallient les problèmes de coût et d’accessibilité caractérisant le marché aujourd’hui.

La technologie procure effectivement de nombreux avantages. Le temps gagné par les conseillers leur permet de se consacrer davantage aux personnes et aux familles faisant appel à leurs services et ainsi offrir une meilleure expérience d’investissement, grâce à une compréhension approfondie de la situation de chacun.

C’est précisément la raison pour laquelle Invesco a misé sur la technologie de conseil en se dotant de Jemstep, une solution souple qui intègre les opinions des conseillers dans une plate-forme numérique afin de donner aux investisseurs de précieux avis. Idéalement, cette évolution doit permettre une diffusion plus large des conseils financiers, ce qui revêt une importance particulière au moment où les besoins des investisseurs deviennent de plus en plus complexes.

Plus la complexité d’une situation est élevée, plus un conseiller financier « réel » peut démontrer sa valeur.

D’ailleurs, nombre d’entre eux, voire la plupart, offrent des services allant au-delà de l’établissement et du suivi d’un portefeuille. Les questions d’assurance ne sont par exemple pas abordées par les services de robot-conseil pour l’instant. Même si cela peut évoluer, j’estime que presque tous les Canadiens préféreront s’adresser à un être humain pour obtenir ce type de conseils.

Au cours de l’an dernier, des changements ont été effectués au Régime de pensions du Canada, aux prestations pour enfants et aux taux d’imposition du Canada, sans parler des réformes effectuées au niveau provincial.

Ces mesures doivent être intégrées dans les plans financiers de chacun. Malheureusement, leur complexité peut dépasser la capacité d’un robot-conseiller. La responsabilité de rechercher un soutien complémentaire restera celle du client, une approche fragmentée, qui manque de vue d’ensemble complète.

Je pense sincèrement que les investisseurs canadiens seront mieux servis par un conseiller financier, qui pourra les aider à tirer le meilleur parti des changements financiers incessants.

Les évolutions technologiques, par nature, sont rapides et intenses et tendent à susciter beaucoup d’enthousiasme à chaque nouvelle avancée. La phase actuelle modifie profondément la façon dont seront dispensés les conseils financiers, mais la seule manière intelligente d’exploiter ces changements consiste à toujours privilégier l’expérience de l’investisseur.

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