Blogue Invesco Canada

Perspectives, commentaire et expertise de placement

Duy Nguyen | 14 décembre 2018

Solutions : Compte tenu de l’incertitude qui plane à l’aube de 2019, la diversification doit être notre première priorité

Points importants à retenir

  • Les prochains mois s’annoncent difficiles en raison de plusieurs facteurs : hausse des taux d’intérêt mondiaux, volatilité accrue, politiques monétaires mondiales divergentes et recrudescence des tensions géopolitiques commerciales et tarifaires.
  • Nous prévoyons de maigres rendements dans les grandes catégories d’actifs.
  • On trouve encore quelques bonnes occasions de placement dans certaines catégories d’actifs.

Au début de 2019, la résilience du marché sera probablement mise à l’épreuve par l’évolution des tensions géopolitiques et les questions entourant le potentiel de croissance de l’économie en fin de cycle. On s’attend à ce que la volatilité demeure élevée, alors que les marchés cherchent du soutien additionnel pour que les cours augmentent au-delà de la croissance continue des bénéfices et des retombées positives perçues des baisses d’impôts. Or, l’avenir s’annonce plus périlleux. Même si l’économie, mesurée par le produit intérieur brut, poursuit sa croissance et que les marchés boursiers américains traversent leur deuxième plus forte phase d’expansion de l’histoire récente, les investisseurs devront composer avec de nombreux obstacles, y compris :

  • La hausse des taux d’intérêt mondiaux
  • La volatilité accrue
  • Une plus forte corrélation entre les catégories d’actifs traditionnelles
  • Des politiques monétaires mondiales divergentes
  • Une recrudescence des tensions géopolitiques commerciales et tarifaires

Bref, la situation se complique pour les investisseurs et nous prévoyons encore de maigres rendements dans les grandes catégories d’actifs. L’année dernière, dans nos perspectives pour 2018, nous avons parlé d’angles morts, notamment en ce qui a trait aux avantages de la diversification parmi plusieurs catégories d’actifs. Cette année, nous nous concentrons sur les moyens d’éviter ces angles morts, alors que nous nous aventurons en terrain inconnu. Heureusement, les outils à la disposition des investisseurs se sont multipliés ces dernières années, particulièrement ceux qui servent à accroître la diversification; parmi les nouveautés dans le domaine des services financiers, on trouve les stratégies factorielles, les investissements sur les marchés privés et les solutions multi-actifs axées sur les résultats.

Prévisions par catégories d’actifs

Nos hypothèses des marchés des capitaux, qui font état de nos prévisions sur dix et cinq ans pour chaque catégorie d’actif, laissent entrevoir des taux de rendement qui vont demeurer bas dans toutes les catégories d’actifs. Les écarts entre les estimations de croissance et d’inflation des plus grandes puissances économiques entraînent désormais des divergences entre les attentes de rendement des différentes catégories d’actifs à l’échelle mondiale :

  • Actions. L’évaluation élevée des actions continue de faire baisser les estimations de rendement à long terme. Comme le cycle économique tire à sa fin, les estimations à plus court terme sont encore moins reluisantes, celles des actions américaines étant plus faibles que celles des marchés développés internationaux. Nos prévisions à court terme favorisent légèrement les actions des marchés émergents, qui ont récemment affiché une contre-performance, bien qu’elles subissent les contrecoups des nombreux obstacles susmentionnés. En ce qui a trait aux actions américaines, nos hypothèses des marchés des capitaux sont plus encourageantes pour les sociétés à petite et à moyenne capitalisations, qui sont restées à la traîne ces derniers temps.
  • Titres à revenu fixe. Comme nous nous attendons à une hausse du taux d’inflation et des taux d’intérêt à court terme en plus d’un resserrement des primes de rendement, il nous semble plus approprié de diversifier nos portefeuilles obligataires, plutôt que de miser uniquement sur le risque de crédit ou une duration longue. Nos perspectives indiquent qu’il faut aborder les titres de créance avec prudence, étant donné que les primes de rendement sont plus faibles que jamais et en raison de la vulnérabilité des titres de créance moins bien cotés en fin de cycle. Nos perspectives nous incitent également à privilégier les obligations de première qualité aux émissions à rendement élevé et à taux variable.
  • Produits de base. Nous nous attendons à des rendements plus élevés des produits de base en raison de l’augmentation des taux au jour le jour et des hausses de taux d’inflation anticipées.

Bref, nous entrevoyons de meilleures occasions de valeur dans les marchés émergents que dans les marchés développés, en Europe qu’aux États-Unis, parmi les obligations de première qualité à plus courte échéance, plutôt que parmi les obligations d’État à plus longue échéance et du côté des obligations de première qualité par rapport aux obligations à rendement élevé.

La clé : Continuer de miser sur la diversification

Dans une conjoncture où les rendements sont comprimés, on s’attend à plus de volatilité et à une plus forte corrélation entre les catégories d’actifs. C’est la raison pour laquelle les portefeuilles doivent être très diversifiés.

De plus, nous demeurons confiants que l’innovation dans le domaine des placements alternatifs va accroître le potentiel de diversification au-delà des catégories d’actifs traditionnelles, qui sont de plus en plus corrélées. Plus précisément, compte tenu des enjeux macroéconomiques et des fortes tensions géopolitiques qui risquent de mettre la résilience du marché à rude épreuve et d’accroître la volatilité, nous croyons que les investisseurs devraient songer à se tourner vers les placements alternatifs s’ils veulent obtenir de meilleurs rendements ajustés au risque et profiter des avantages de la diversification.

  • Les alternatives de diversification non directionnelles ont éprouvé des difficultés au début du quatrième trimestre en raison de l’effet de levier, des facteurs liés au momentum et de leur exposition aux taux d’intérêt. Bien que les rendements récents aient déçu les investisseurs, nous persistons à croire qu’en raison des avantages potentiels liés à la diversification et de la protection contre le risque de perte qu’ils procurent, les alternatives non directionnelles méritent leur place dans un portefeuille diversifié pendant les marchés baissiers prolongés empreints de volatilité.
  • Les stratégies alternatives multifactorielles sont des outils de diversification de portefeuille de plus en plus répandus qui reposent sur le principe selon lequel différents facteurs procurent des rendements supérieurs ou inférieurs dans différentes conjonctures. Par exemple, lorsque les marchés sont très volatils et que les titres risqués se comportent moins bien, on s’attend à ce que les titres à faible volatilité et de qualité surpassent les titres axés sur le momentum des bénéfices. Lorsque les cours boursiers grimpent rapidement, on s’attend plutôt à ce que les titres de valeur et axés sur le momentum des bénéfices surclassent les titres à faible volatilité. Nous voyons la récolte systématique des primes de risque sur les placements factoriels en positions acheteur et vendeur comme une stratégie de diversification qui peut s’avérer efficace en plus de permettre d’encaisser régulièrement des primes de risque au fil des cycles du marché.
  • Les investissements sur les marchés privés nous semblent attrayants parce qu’ils ne sont pas corrélés et en raison de leur rendement ajusté au risque; bien que les investisseurs doivent être conscients de la complexité, des risques et des problèmes de liquidité potentiels des investissements sur les marchés privés, nous nous attendons à ce que ces investissements jouent un rôle important pour permettre d’aller chercher de plus en plus de croissance et de revenus, tout en offrant une diversification qui va au-delà des catégories d’actifs traditionnelles.

La bonne nouvelle est que, malgré notre prudence à l’égard de la conjoncture au début de 2019, nous sommes confiants que ces défis vont continuer de favoriser l’innovation dans de nouveaux domaines et procurer des occasions de placement susceptibles d’aider les investisseurs à atteindre leurs objectifs financiers.

S'abonner au blogue

Abonnez-vous pour être informé sur la publication de : *


Voulez-vous vous abonner an anglais?

Abonnez-vous pour recevoir des courriels d’Invesco Canada Ltée au sujet de ce blogue. Pour vous désabonner, veuillez nous envoyer un courriel à blog@invesco.ca ou communiquez avec nous.

Ce contenu est destiné uniquement à des fins d’information et n’est pas une recommandation d’une quelconque stratégie ou d’un produit de placement pour un épargnant en particulier. Les épargnants devraient toujours consulter leur conseiller financier avant de prendre des décisions de placement. Les opinions exprimées ci-dessus sont celles de l’auteur; elles sont fondées sur la conjoncture actuelle et peuvent changer sans préavis. Ces opinions peuvent différer de celles d’autres spécialistes en placement d’Invesco. Rien ne garantit que les perspectives mentionnées dans le présent document se révéleront exactes. À moins d’indication contraire, toutes les données remontent au 31 octobre 2018. Tous les montants sont exprimés en $US, à moins d’indication contraire.

Les hypothèses des marchés des capitaux qui portent sur les attentes de rendement boursier et de risque sont des énoncés prospectifs qui comportent des risques et des incertitudes et sont fondés sur des hypothèses. Ces estimations sont fournies à titre d’exemple seulement et rien ne garantit que les hypothèses formulées dans le présent document se révéleront exactes. Le rendement passé n’est pas garant des résultats futurs. Il n’est pas possible d’investir directement dans un indice.

L’indice VIX est un indice de volatilité utilisé pour évaluer le degré d’anxiété du marché. Tous les placements comportent des risques. En règle générale, le cours des actions fluctue, parfois même considérablement, en réaction aux activités de la société émettrice, ainsi qu’à la conjoncture des marchés en général, à la situation économique et au climat politique.

Les titres à revenu fixe sont exposés au risque de crédit de l’émetteur et aux retombées des fluctuations de taux d’intérêt. Les obligations à rendement élevé, les titres adossés à des créances immobilières et les prêts bancaires ont des caractéristiques différentes.

Habituellement, les placements alternatifs comprennent plus de placements non traditionnels et emploient des stratégies de négociation plus complexes, y compris les opérations de couverture et l’effet de levier au moyen de produits dérivés, les ventes à découvert et des stratégies opportunistes qui évoluent au gré des conditions du marché. Les épargnants qui envisagent les produits alternatifs doivent se renseigner sur leurs caractéristiques uniques et sur les risques additionnels auxquels les stratégies utilisées les exposent.

La répartition de l’actif, la diversification et la corrélation faible ou négative ne garantissent pas un profit et n’éliminent pas le risque de perte.
Invesco n’offre pas de conseils fiscaux.

L’investissement factoriel est une stratégie de placement qui consiste à choisir les titres dans lesquels on investit en fonction de certaines caractéristiques et attributs.

Les titres de créance désignent le marché sur lequel les sociétés et les gouvernements émettent des titres d’emprunt destinés aux investisseurs.

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *