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Meggan Walsh | 11 avril 2017

Trouver des taux de rendement défensifs à la fin du cycle des profits

À titre d’investisseurs axés sur le revenu de dividendes, nous mettons l’accent sur la viabilité des marges de profit au cours d’un cycle complet. J’estime que nous approchons actuellement la fin du cycle des profits, les marges de profit des sociétés se situant à environ 1 % au-dessous des sommets atteints à la fin de 2014. Qu’est-ce que cela signifie pour les investisseurs ascendants à forte conviction comme nous?

Premièrement, nous ne sommes pas des investisseurs macroéconomiques. Toutefois, notre processus de recherche fondamentale offre certaines perspectives à ce sujet, particulièrement en matière de cycle des profits. Nous voulons comprendre la fluctuation des profits des entreprises au fil du temps.

Nous cherchons à savoir si les améliorations opérationnelles des sociétés proviennent de facteurs structurels ou cycliques. En effet, nous voulons déterminer à quel point la reprise des bénéfices d’exploitation provient de changements structurels, y compris des améliorations de la chaine d’approvisionnement et la gestion des coûts fixes, et de facteurs plus cycliques comme la baisse des frais de financement en raison des faibles taux d’intérêt.

La combinaison de ces facteurs structurels et cycliques a créé un cycle de profit robuste, particulièrement aux États-Unis. Notre processus de recherche vise à comprendre cette situation.

Moteurs cycliques et structurels

Selon moi, l’amélioration de la gestion de la chaîne d’approvisionnement est plus permanente. C’est pourquoi nous mettons davantage l’accent sur l’amélioration de la structure des coûts, particulièrement aux États-Unis où des initiatives comme le budget base zéro1 sont mises en place par beaucoup de sociétés dans les secteurs de l’économie affichant une croissance plus stable.

À l’inverse, les taux d’intérêt à un creux cible ne devraient pas durer à long terme. Les fluctuations des taux d’intérêt sont importantes en termes de coûts et de structure de capital d’une société, ce qui se reflète dans les ratios de couverture des intérêts2. Nous estimons que certains de ces changements sont reflétés de façon adéquate dans les analyses du côté vente, mais pas tous. Dans le cadre de notre processus, nous analysons ces caractéristiques clés de la structure des coûts d’une entreprise afin de comprendre sa rentabilité potentielle au cours d’un cycle complet.

Aujourd’hui, certains de nos modèles indiquent que les bénéfices des sociétés sont trop élevés par rapport à leur potentiel pendant un cycle complet. Ces analyses nous distinguent des autres investisseurs dans le marché actuel.

Investir dans l’environnement d’aujourd’hui

Il existe beaucoup d’inconnus présentement à l’échelle mondiale, y compris les politiques des banques centrales, les changements de leadership et le potentiel de changements apportés au code fiscal américain. Ces éléments sont tous importants. Par exemple, le code fiscal américain pourrait être modifié d’une certaine façon pour la première fois en 30 ans puisqu’on discute entre autre de l’élimination de la déduction des frais d’intérêt pour les entreprises. Les sociétés optimisent leur bilan de manière à utiliser les dettes comme effet de levier. De ce fait, ce changement pourrait potentiellement avoir une incidence considérable sur la façon dont les entreprises évaluent leur structure du capital.

Nous ne sommes pas des stratèges politiques et nous ne prenons donc pas de décisions basées sur les politiques de Washington. Par contre, nous suivons la situation de près puisque les attentes au sujet de ces nombreuses incertitudes se reflètent souvent déjà dans les cours boursiers.

Comme je l’ai mentionné précédemment, j’estime que nous nous situons actuellement à la fin du cycle des profits. En effet, la croissance des ventes a ralenti, la productivité demeure faible et le marché du travail se resserre. Nous mettons l’accent sur les sociétés qui peuvent utiliser des initiatives d’auto-assistance, y compris l’amélioration de la productivité ou des modifications à l’entreprise, pour faire face aux défis actuels.

Nous sommes à la recherche de sociétés affichant des taux de rendement attrayants et viables. Ces entreprises doivent également présenter des bilans sains, générer de solides flux de trésorerie et retourner le capital aux actionnaires. Comme les taux de rendement ne s’équivalent pas tous, nous nous concentrons sur les taux de rendement défensifs pour nous aider à éviter les pièges de rendement.

#LeRevenuParMeggan

Pour plus de renseignements :

Plein feux sur le Fonds mondial de revenu de dividendes Invesco

Plein feux sur le Fonds mondial de revenu mensuel Invesco

Meggan partagera bientôt d’autres commentaires sur sa stratégie en matière de réduction des dividendes, la façon d’ignorer les pièges de rendement, les risques dans le marché actuel et bien plus.

Si vous avez des questions pour Meggan, veuillez les laisser dans la section commentaires ci-dessous.

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1 Le budget base zéro (BBZ) est une méthode de budget dans le cadre de laquelle toutes les dépenses doivent être justifiées pour chaque nouvelle période.

2 Le ratio de couverture des intérêts est utilisé afin de déterminer si une société peut facilement payer ses frais d’intérêt sur ses dettes existantes. Le ratio est calculé en divisant les bénéfices avant intérêts et impôts (BAII) par les frais d’intérêt de la société au cours de la même période.

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