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Peter Intraligi | 13 mars 2017

Une approche plus simple à l’égard de l’avenir des frais

Récemment, j’ai présenté une allocution dans le cadre des Forums exécutifs Morningstar à Toronto et à Vancouver, traitant de l’avenir du secteur des conseils financiers. Ce sujet n’a jamais autant été d’actualité, alors que ce secteur vit des soubresauts technologiques, et qu’il anticipe de nouvelles réglementations qui vont modifier le paysage de manière draconienne.

Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) continuent de prôner l’abolition des commissions de suivi, et l’opposition publique d’Invesco contre cette interdiction a commencé il y a plusieurs années, et elle est bien documentée. Avec une nouvelle ronde de consultations à l’horizon, je suis heureux d’avoir l’occasion de mener la charge une fois de plus alors que cette discussion se poursuit.

Comme vous vous en souvenez peut-être, les organismes de réglementation sont d’avis qu’une rémunération intégrée constitue un conflit d’intérêts irréconciliable. Le prétexte mis de l’avant par les défenseurs des intérêts des épargnants est que les sociétés de fonds communs de placement se battent pour gagner la loyauté des conseillers en offrant des commissions de suivi plus élevées.

Alors que certaines sociétés de fonds ont suivi cette voie par le passé, il existe des cas particuliers, des sociétés relativement petites qui cherchent à prendre de l’ampleur. Bien entendu, cela s’est fait au détriment de leurs clients.

Toutefois, la perspective d’une interdiction de commissions de suivi a mené à l’abandon de cette pratique par la plupart de ces sociétés. Le secteur tend vers des conseils rémunérés, rendant les commissions de suivi démesurées de plus en plus non pertinentes.

À Invesco, nous accueillons avec joie la disparition de commissions de suivi démesurées, et nous avons prôné une approche réglementaire simple qui permettrait d’éviter qu’elles ne réapparaissent : un plafond obligatoire pour les commissions de suivi selon la norme actuelle de 1 % pour les fonds d’actions, et de 0,5 % pour les fonds de titres à revenu fixe.

Ces taux sont de facto la norme du secteur, et la mise en œuvre d’un plafond toucherait un petit nombre de conseillers.

Les ACVM cherchent concurremment à mettre en œuvre une norme du « meilleur intérêt », qui obligerait ces conseillers à mettre les intérêts de leurs clients devant les leurs.

À Invesco, nous sommes fermement convaincus que la grande majorité des conseillers agissent déjà dans l’intérêt de leurs clients, et l’exigence d’un tel comportement au moyen d’une réglementation ne constituerait pas un problème.

L’étape finale du MRCC2 est déjà en cours, ce qui assurera la transparence à l’égard des frais. Étant au fait de cette information, les clients seront en mesure de décider s’ils obtiennent de la valeur.

Avec le plafonnement parallèle des commissions de suivi, un épargnant pourra être assuré que les conseils qu’il reçoit lui sont prodigués dans son meilleur intérêt, et non motivés par la rémunération que recevra son conseiller.

En fin de compte, la question n’est pas de savoir de quelle manière les clients rémunèrent leurs conseillers, pourvu qu’elle soit transparente, qu’elle soit convenue par les deux parties et que les conseils reçus soient prodigués en fonction du meilleur intérêt du client.

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One response to “Une approche plus simple à l’égard de l’avenir des frais

  1. BRAVO !
    Il est tout simplement étonnant que les ACVM et l’AMF ne comprennent pas que l’abolition des commissions de suivi va EXACTEMENT à l’encontre du meilleur intérêt des contribuables !
    1- Moins de services
    2- Des coûts qui seront inévitablement plus élevées pour tous ceux qui détiennent moins de 100 000$

    Peut-être qu’ils pensent encore que c’est gratuit lorsqu’un contribuable transige dans une institution financière ! Déjà que les institutions financières ont dues suivre la règle de divulgation du MRCC2, elles seront gênées de demander systématiquement des frais à leurs clients dès qu’ils entreront dans les bureaux d’un conseiller !

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