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Perspectives, commentaire et expertise de placement

Matt Brill | 13 février 2018

Une marée montante pour le marché à revenu fixe?

Dans mon dernier blogue sur les effets de la réforme fiscale, j’ai expliqué la raison pour laquelle je crois que la nouvelle loi fiscale se révèlera extrêmement favorable au marché obligataire américain de grande qualité (catégorie investissement), y compris des dispositions qui pourraient aboutir à une diminution de l’offre. Outre les titres de grande qualité, il semble que les nouvelles soient aussi favorables à d’autres secteurs des titres à revenu fixe.

Bonnes occasions dans les titres hybrides des Master Limited Partnerships

Les Master Limited Partnerships (MLP) sont tout simplement des sociétés en commandite négociées dans le public à une Bourse nationale. Elles exercent leurs opérations pour la plupart dans le secteur de l’énergie. Après une longue période de contre-performance des actions, les MPL ont récemment commencé à émettre des titres « hybrides » qui nous semblent attrayants dans cette conjoncture. Les agences de notation peuvent attribuer une cote de 50 % ou plus à ces titres (selon la structure du titre et la cote de crédit de l’émetteur). Ces titres versent d’ordinaire un taux d’intérêt fixe pendant cinq ou dix ans avant de le convertir à taux variable si le titre n’est pas remboursé par anticipation auparavant. Les MPL peuvent ne pas vouloir prélever des fonds au moyen d’un appel public à l’épargne lorsque les prix sont très bas. Par ailleurs, la réforme fiscale a en général augmenté le coût des émissions de titres de créance traditionnels, de sorte que ces titres hybrides offrent peut-être à ces sociétés du secteur intermédiaire : i) des coûts de financement moins élevés comparativement à l’émission de nouvelles actions; et ii) de meilleures cotes de crédit en raison du titre de participation susmentionné. Les investisseurs ont en même temps l’occasion de recevoir un taux de rendement plus élevé que ce serait autrement possible avec des titres de créance de premier rang.

Le secteur (encore mal aimé) de l’énergie

Favorisés sans doute par la température hivernale sur une grande partie du territoire américain (et par les bas stocks), les prix de l’énergie ont apparemment fini par se raffermir. Par exemple, le prix du baril de brut West Texas Intermediate (WTI) a bondi de 10 % environ le mois dernier et il dépasse maintenant 64 $ – près de son plus haut niveau en trois ans.1 Nous croyons qu’il y a encore de la valeur dans les émissions liées à l’énergie et nous sommes des plus enthousiastes au sujet des sociétés de pipelines qui ont mis des MPL sur pied. Même s’il est difficile de faire des prévisions, nous pensons que les prix du pétrole pourraient se stabiliser bientôt et évoluer dans une fourchette. Les bilans des sociétés énergétiques se sont aussi considérablement améliorés au cours des 18 derniers mois, de sorte qu’elles sont mieux en mesure d’assurer le service de leur dette, même si les prix du pétrole sont en dessous de 40 $.

Titrisation globale d’entreprise

Nous avons récemment observé une nouvelle tendance dans des sociétés qui avaient autrefois prélevé des fonds par le truchement du marché des obligations à rendement élevé ou sans notation. Au lieu d’émettre une obligation de pacotille et payer un taux d’intérêt nominal et des frais afférents plus élevés, certaines sociétés (des restaurants en particulier) choisissent de titriser indépendamment leurs revenus productifs d’un flux de trésorerie, y compris les redevances de franchisage. Ce processus pourrait permettre à la société d’émettre des obligations à des taux moins élevés ou de créer des obligations de grande qualité, ce qu’elles n’avaient pas été en mesure de faire auparavant. Ce type de titre adossé à des créances mobilières est connu comme une titrisation de l’intégralité des opérations, ou « titrisation globale d’entreprise ». Même si les titres de ce genre sont complexes et moins liquides qu’une structure de dette traditionnelle, nous les trouvons attrayants parce que les investisseurs qui les détiennent ont droit à une tranche d’un actif potentiellement précieux (comme les redevances de franchisage). Nous nous attendons à ce que ces opérations deviennent plus fréquentes en 2018.

Les sociétés de distribution au détail mises à mal offrent de bonnes occasions

La récente saison des fêtes a été la meilleure depuis des années pour la distribution au détail. Bon nombre des sociétés de ce secteur se trouvaient au début de la période avec de bas stocks et une structure de coûts plus allégée. Selon un rapport de Mastercad SpendingPulse publié le 26 décembre, les dépenses de consommation au détail aux États-Unis étaient en hausse de 4,9 % en 2017 comparativement à l’année précédente. Étant donné que nous n’avons pas encore atteint le point d’équilibre sur le commerce électronique par rapport aux magasins classiques, il pourrait y avoir davantage de rajustements dans ce secteur. Nous croyons, cependant, que les craintes qu’Amazon accule tout ce secteur à la faillite ont été exagérées. Nous entrevoyons de bonnes occasions dans les émissions de sociétés de distribution au détail mises à mal qui ont une marque et une part de marché prédominantes.

Possibilités dans les obligations à rendement élevé

Il y a trois raisons pour lesquelles je crois que les obligations à rendement élevé de notation BB peuvent représenter un positionnement idéal dans le marché. Premièrement, bon nombre de régimes de retraite et de sociétés d’assurance aux États-Unis sont restreints aux obligations de grande qualité. Étant donné que ces importants participants sont exclus du marché à rendement élevé, la demande pour ces instruments est réduite, ce qui rend les prix en cours sur le marché bien plus raisonnables. Cela accroît l’ensemble des placements possibles et donne à notre personnel de recherche l’occasion de se mettre en quête des émissions les plus attrayantes possible. Deuxièmement, la reprise économique en cours améliore les bilans des sociétés et nous continuons de voir de nombreux secteurs rebondir avec l’économie dans son ensemble. Dans le segment à rendement élevé, nous voyons encore de nombreuses obligations de qualité qui pourraient être reclassées de grande qualité l’an prochain. Le cas échéant, ces obligations pourraient rapporter un rendement considérable du point de vue de la plus-value et du coupon plus élevé.2

En dernier lieu, bon nombre des secteurs qui ont été frappés de plein fouet par la baisse de leur cote de crédit durant la récession ont vu leur situation s’améliorer.3 La cote de crédit des entreprises de construction résidentielle, par exemple, avait considérablement baissé.4 La demande de nouveaux logements a rebondi depuis lors aux États-Unis. Je crois que les obligations de notation BB de certaines entreprises de construction résidentielle pourraient être reclassées comme étant de grande qualité.

Fonds d’obligations mondiales Invesco

Le Fonds d’obligations mondiales Invesco a été conçu de manière à trouver de bonnes occasions dans divers secteurs à revenu fixe. La stratégie fait des placements dans une base, une répartition dans 75 % d’obligations de grande qualité au minimum, complétée par 25 % de placements dans d’autres domaines du marché dans lesquels nous détectons un potentiel de croissance. Les exemples susmentionnés illustrent les domaines que nous surveillons de près à la recherche de bonnes occasions. Étant donné que la réforme fiscale aux États-Unis crée un environnement possiblement positif pour les obligations de grande qualité et vu les possibilités de croissance dans d’autres domaines du marché, l’équipe du Fonds d’obligations mondiales Invesco est optimiste quant aux perspectives pour 2018.

 

 

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1Source : Bloomberg, L.P. Oil rises from 3-year high after US stockpiles seen plunging, Grant Smith, 10 janvier 2018.

2 Source : Bloomberg, L.P. au 31 janvier 2018.

3 Source : Invesco Ltd., ces secteurs comprennent l’énergie, les matériaux de construction, les constructeurs résidentiels, la construction, les accessoires de maisons et les voyages de loisir.

4 Source : Invesco Ltd.

Le rendement passé ne garantit pas les résultats futurs.

Les redevances de franchisage sont des paiements périodiques (d’un montant fixe ou variable) qui sont versés par un franchisé au franchiseur (l’entreprise qui met sa marque à la disposition d’une autre entreprise).

La titrisation est le processus par lequel un ou plusieurs titres de créance contractuels sont regroupés et leurs flux de trésorerie afférents vendus comme des titres à des investisseurs tiers.

Les titres adossés à des créances mobilières sont des billets garantis par des actifs financiers, par exemple des créances sur cartes de crédit, des prêts automobiles et des prêts sur valeur domiciliaire.

Les titres et les placements mentionnés le sont dans un but éducatif et ils ne constituent pas des recommandations d’achat ou de vente.

La plupart des Master Limited Partnerships (MLP) exercent leurs opérations dans le secteur de l’énergie et elles sont assujetties aux risques généralement applicables aux entreprises dans ce secteur, y compris le risque lié à la fixation du prix de la marchandise, le risque lié à l’offre et à la demande, le risque d’épuisement et d’exploration.

Les changements réglementaires ou législatifs risquent aussi d’éliminer les avantages fiscaux dont bénéficient les MLP, ce qui pourrait avoir des effets négatifs sur le revenu après impôt distribuable par la MLP ou sur la valeur des placements du portefeuille.

Même si les caractéristiques des MLP ressemblent de près à celles d’une société en commandite traditionnelle, il existe une grande différence. Les MLP peuvent être négociées en Bourse ou hors cote. Même si cela leur donne une certaine mesure de liquidité, les intérêts des MLP pourraient être moins liquides et plus assujettis à des fluctuations désordonnées ou plus abruptes des prix que les titres négociés à une bourse traditionnelle. Les risques liés à un placement dans une MLP sont semblables à ceux d’un placement dans une société en commandite et comprennent des structures de gouvernance plus souples, ce qui pourrait se solder par une protection moindre pour les investisseurs que les placements dans une société par actions.

Les MLP sont considérées en général comme des placements sensibles aux taux d’intérêt. Il se pourrait que ces placements ne procurent pas des taux de rendement attrayants en périodes de volatilité des taux d’intérêt.

La plupart des prêts de premier rang sont octroyés à des entreprises d’une cote de crédit inférieure et ils sont assujettis à un gros risque de crédit, d’évaluation et de liquidité. La valeur de la garantie assurant un prêt pourrait être insuffisante pour couvrir le montant dû, jugée invalide ou utilisée pour honorer d’autres engagements en cours de l’emprunteur en vertu de la loi applicable. Il a aussi le risque que la valeur de la garantie ne puisse être facilement liquidée ou que la plus grande partie de la garantie ne soit pas liquide.

Les entreprises dans le secteur de l’énergie pourraient subir les effets négatifs des règlements étrangers, du gouvernement fédéral ou des États régissant la production d’énergie, la distribution et la vente ainsi que l’offre et la demande de ressources énergétiques. La volatilité à court terme des prix de l’énergie pourrait faire fluctuer les prix des actions.

Les MLP dans l’infrastructure énergétique sont assujetties à divers facteurs de risque propres à ce secteur qui pourraient avoir des effets négatifs sur leurs opérations, y compris ceux qui se rapportent à la production, aux volumes et aux prix des produits, aux conditions atmosphériques, aux attaques terroristes, etc. Elles sont aussi assujetties aux importants règlements gouvernementaux au palier fédéral, des États et municipal.

Les titres adossés à des créances hypothécaires et mobilières sont assujettis au risque de remboursement anticipé, soit le risque que les paiements de l’emprunteur soient reçus plus tôt ou plus tard que prévu en raison de la variation des taux de paiement anticipé sur les prêts sous-jacents. Il se peut que les titres soient remboursés à l’avance à un prix inférieur au prix d’achat initial.
Les obligations de pacotille présentent un plus grand risque de défaut ou de variation de leur prix à la suite de la modification de la cote de crédit de l’émetteur. La valeur des obligations de pacotille peut fluctuer davantage que celle des obligations d’excellente qualité et elle peut considérablement baisser en un court laps de temps.

Les placements à revenu fixe sont assujettis au risque de crédit de l’émetteur et aux effets de la variation des taux d’intérêt.

Le risque de taux d’intérêt fait référence au risque de baisse généralisée des prix des obligations en cas de hausse des taux d’intérêt et vice versa. Il se peut qu’un émetteur ne soit pas en mesure d’effectuer des versements d’intérêts ou de capital, ce qui entraîne par conséquent la diminution de la valeur de l’instrument et la baisse de la cote de crédit de l’émetteur.

En général, la valeur des actions fluctue, parfois brutalement, en réponse à des activités propres à l’entreprise et au marché en général, à la situation économique et politique.

Les risques que comportent les placements dans des titres d’émetteurs étrangers, y compris des émetteurs des marchés émergents, peuvent comprendre les fluctuations des devises étrangères, l’instabilité économique et politique, et les questions liées aux impôts étrangers

Les instruments dérivés pourraient être plus volatils et moins liquides que les placements traditionnels et ils sont assujettis aux risques du marché, des taux d’intérêt, de crédit, liés à l’effet de levier, de contrepartie et de gestion. Un placement dans un instrument dérivé pourrait entraîner des pertes plus élevées que le montant du placement.

Le fonds est assujetti à certains autres risques. Veuillez consulter le prospectus en vigueur pour en savoir plus sur les risques liés à un placement dans le fonds.

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