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Mark Jason | 2 juin 2016

Chine et Japon : des évaluations trop élevées limitent les occasions

Bien que le premier trimestre de 2016 ait été territoire négatif, l’équipe de croissance internationale et mondiale d’Invesco demeure prudemment optimiste à l’égard de la Chine à court terme vu les mesures de relance du gouvernement. Nous sommes plus optimistes à long terme, étant donné la transition de cette économie vers un modèle orienté sur les services et la consommation plutôt que sur les exportations. En revanche, au Japon, on constate que l’action du gouvernement n’a produit aucun effet sur la croissance.

Chine : des valorisations trop élevées dans la plupart des secteurs

L’indice composé de la Bourse de Shanghai a abandonné près de 15 % au premier trimestre et le Hang Seng a retranché plus de 5 % 1. Les ratios cours/bénéfices (C/B) des actions chinoises approchent pourtant de leur moyenne des cinq dernières années2; la région offre donc moins de perspectives de croissance à évaluations égales.

Sur le plan sectoriel, nous observons quelques niches intéressantes d’un point de vue BQE (bénéfice, qualité et évaluation), particulièrement dans la consommation de base où les évaluations ont évolué à contre-courant pour diminuer. Deux de nos dernières acquisitions en Chine concernaient d’ailleurs ce secteur : WH Group Ltd. et Kweichow Moutai Co., Ltd. (respectivement 1,87 % et 1,66 % de la Catégorie croissance internationale Invesco ainsi que 1,56 % et 1,45 % de la Catégorie croissance mondiale Invesco). WH Group, dont nous avons acquis les titres au deuxième trimestre 2015, représente le premier producteur de porc au monde et Kweichow Moutai, une position établie au troisième trimestre 2015, constitue une marque incontournable de spiritueux en Chine.

Japon : des perspectives de croissance décevantes

Les investisseurs étrangers semblent perdre espoir sur l’Archipel, les actions japonaises ayant enregistré le plus fort volume net de ventes au premier trimestre. Les mesures de relance de la Banque du Japon (BdJ) n’ont pas produit d’effet et nous prévoyons une baisse des profits des entreprises, tandis que l’appréciation du yen pénalise une économie fortement axée sur les exportations.

Après un gonflement massif du bilan de la banque centrale et la mise en œuvre de taux d’intérêt négatifs, la politique du gouvernement s’essouffle. Le produit intérieur brut s’est contracté de nouveau au dernier trimestre 2015 et n’augmentera vraisemblablement que de 0,5 % cette année3.

La morosité de l’économie et des investissements, conjuguée à une devise forte, ont largement contribué aux révisions à la baisse des bénéfices par action au premier trimestre de -4 %4. Le rendement des capitaux propres pour les actions japonaises est estimé à moins de 10 % pour les 12 prochains mois5. Nous sommes constamment à l’affût d’occasions de placement sur ce marché, particulièrement au lendemain de ces corrections. Les ratios C/B prévisionnels de l’indice MSCI Japon s’élèvent à 12,7x, tandis que leur moyenne des cinq dernières années atteint 13,5x6. En d’autres termes, des possibilités pourraient surgir si le marché japonais prolongeait sa contre-performance. Toutefois, les sociétés de bonne qualité demeurent onéreuses ce qui, à notre avis, constitue la principale embûche.

Ailleurs en Asie, les cours paraissent toujours attrayants dans les pays du Sud-Est comme les Philippines, la Thaïlande, Singapour, l’Indonésie et la Malaisie.

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Remarque : Mark Jason est gestionnaire de portefeuille principal au sein de l’équipe de croissance internationale et mondiale d’Invesco Ltd. Invesco Canada est une filiale indirecte d'Invesco Ltd.

Les sociétés ci-dessus ont été mentionnées à des fins d'illustration uniquement et non dans le but de fournir un conseil particulier en matière de placement.

Toutes les données fournies proviennent d’Invesco à moins d’indication contraire. Il n'est pas possible d'investir directement dans un indice. La diversification ne garantit pas un profit ou l’élimination du risque de perte.

1 Source : Bloomberg L.P En dollars U.S., au 31 mars 2016
2 Source : Bloomberg L.P Les actions chinoises sont représentées par l'indice MSCI Chine
3 Source : Bloomberg L.P
4 Source : FactSet Research Systems Inc.
5 Source : FactSet Research Systems Inc. Les actions japonaises sont représentées par l'indice MSCI Japon.
6 Source : Bloomberg L.P

L'indice composé de la Bourse de Shanghai est pondéré selon les capitalisations et suit le rendement quotidien du cours de toutes les actions de catégorie A et de catégorie B inscrites à la Bourse de Shanghai.

L’indice Hang Seng est un indice non géré considéré comme une représentation du marché boursier de Hong Kong. Il comprend les titres des plus importantes sociétés inscrites à la bourse de Hong Kong.

L’indice MSCI Japon évalue le rendement des actions de moyenne et grande capitalisations du marché japonais.

L’indice MSCI Chine est un indice non géré considéré comme une représentation du marché boursier chinois.

Le ratio cours/bénéfices (C/B), également qualifié de multiple, fournit une appréciation de la valorisation d'une entreprise en divisant le prix de son action par son bénéfice par action. Le ratio C/B prévisionnel est obtenu à partir des bénéfices prévisionnels, habituellement des 12 prochains mois ou de l'exercice prochain, et non à partir des bénéfices réels.

Le rendement des capitaux propres (RCP) évalue la rentabilité, calculée à partir du revenu net en pourcentage des capitaux propres.

Les risques des placements dans des titres d’émetteurs étrangers, y compris les émetteurs des marchés émergents, peuvent comprendre les fluctuations des devises étrangères, l’instabilité politique et économique et les problèmes d’imposition étrangère. Les techniques de placement et l’analyse du risque utilisées par les gestionnaires de portefeuille pourraient ne pas produire les résultats escomptés.