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Brian Levitt | 23 mars 2020

Des leçons de Rocky Balboa pour savoir comment gérer la volatilité des marchés

Rocky Balboa a dit : « Toi, moi, n’importe qui, personne ne frappe aussi fort que la vie. C’est pas d’être un bon cogneur qui compte, l’important c’est de se faire cogner et d’aller quand même de l’avant. C’est de pouvoir encaisser sans jamais, jamais flancher. C’est comme ça qu’on gagne ! »

 

Les investisseurs se font frapper fort. L’ensemble du marché boursier américain, représenté par l’indice S&P 500, a subi un repli baissier de 30 % en 23 jours de bourse.1 C’est environ 130 jours plus rapidement que lors d’un marché baissier typique, selon les données qui remontent à 1900.2 Les énormes gains de 2019 se sont volatilisés entre la Saint-Valentin et la Saint-Patrick.3 Votre instinct vous dit de vendre, nous vous disons d’attendre que ça passe.

 

En pareilles circonstances, nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à tout ce que nous avons appris sur les erreurs commises par ceux et celles qui ont tenté de prédire l’orientation des marchés. Nous résumons la célèbre étude de DALBAR, l’analyse qui montre ce qui se produit si nous ratons les meilleurs jours du marché (la moitié de ces jours tombent pendant un marché baissier4) et la recherche qui révèle que, depuis 1945, les actions ont affiché des rendements positifs 99 % du temps sur une période de 15 ans.5 Nous utilisons une perspective historique à long terme pour adhérer aux principes de bonnes pratiques de placement, tels que la constance et le courage, pour éviter de prendre des décisions sur le coup de l’émotion à des moments potentiellement inopportuns.

 

Cela étant dit, nous ne voulons pas faire de cet article un autre commentaire pour vous dire de ne pas liquider vos placements lorsque la conjoncture atteint des extrêmes. Je me dois de répondre à mes amis, aux membres de ma famille, à mes collègues et à mes clients qui me demandent si c’est le moment d’acheter. L’histoire de l’ensemble du marché boursier américain nous a appris qu’il n’y a jamais eu de « mauvais » moment pour acheter dans l’ensemble du marché (la ligne de progression de l’ensemble du marché a tendance à augmenter au fil du temps), bien qu’il y ait certainement eu de « meilleurs » moments pour acheter. Premièrement, sachez que nul ne peut prédire quand le marché aura atteint son plancher. Il faudra probablement que le nombre de nouveaux cas de COVID-19 plafonne avant d’en arriver là. C’est une question à laquelle les épidémiologistes doivent répondre et un défi pour les Américains; les citoyens du monde doivent prendre au sérieux les avis de distanciation sociale et d’isolement. Lorsque le marché aura atteint son plancher, je crois que les investisseurs vont constater que les actions sont bon marché par rapport aux valeurs historiques et par rapport aux obligations et que des mesures de relance d’une envergure sans précédent auront été mises de l’avant à l’échelle mondiale. Bien sûr, nous aimerions tous profiter de la situation, mais s’il était encore trop tôt? Et si nous n’étions qu’à mi-parcours?

 

Replongeons-nous dans l’histoire pour nous guider un peu :
 

  • Nous avons analysé les périodes entre le sommet et le creux de six grands marchés baissiers (la grande dépression de 1929, le krach de 1987, la guerre du Golfe de 1991, l’éclatement de la bulle technologique de 2001 et la crise financière mondiale de 2008) et effectué un placement hypothétique de 100 000 $ dans l’ensemble du marché, représenté par l’indice S&P 500 exactement à mi-chemin du repli.
  •  

  • Par exemple, pendant la crise financière mondiale, le marché a plafonné le 19 juillet 2007 et a atteint son plancher 413 jours de bourse plus tard, soit le 9 mars 2009. Nous avons effectué notre placement hypothétique le jour 207, en mai 2008, avant bon nombre des pires jours de bourse survenus au quatrième trimestre de 2008 et au premier trimestre de 2009. Notre placement hypothétique initial de 100 000 $ a chuté à 55 450 $ lorsque le marché a atteint son plancher au premier trimestre de 2009. Ouch! Dix ans plus tard, il valait 205 000 $. Cela équivaut à un rendement de 7 % par année, malgré la perte initiale.6
  •  

  • D’ailleurs, au cours des six grands marchés baissiers que nous avons observés, les investisseurs auraient perdu en moyenne, 38 % entre le milieu et le plancher. Dix ans plus tard, un investisseur aurait obtenu un rendement cumulatif moyen de 110 % à partir du milieu du repli.7 Qui d’entre nous refuserait pareille proposition en ce moment, sachant qu’il pourrait doubler son argent en dix ans?

 

L’adage dit que le temps guérit toutes les blessures. L’histoire nous dit que le temps passé sur les marchés ne guérit pas seulement les blessures, mais nous aide à « aller de l’avant », même si nous investissons trop tôt.

 

 

 

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1 Source : Bloomberg, au 18/03/2020.

2 Source : FactSet Research Systems, Inc., au 03/12/2019, représenté par l’indice S&P 500.

3 Source : Bloomberg, au 18/03/2020, représenté par l’indice S&P 500.

4 Source : Bloomberg, au 31/12/2019. Recherche basée sur les rendements quotidiens de l'indice S&P 500. L’analyse souvent citée de DALBAR, Inc. a examiné les rendements moyens réalisés par les investisseurs. Elle a utilisé le montant net des ventes, des rachats et des échanges de fonds communs de placement chaque mois comme mesure du comportement des investisseurs et constaté que ceux qui entrent et sortent fréquemment des marchés afin de synchroniser leurs investissements avec les mouvements des marchés réalisent souvent des rendements à long terme inférieurs à ceux des catégories d’actifs dans lesquelles ils investissent.

5 Source : Bloomberg, au 31/12/2019. Résultats basés sur les rendements des périodes mobiles de un mois sur 15 ans de l'indice S&P 500 de 1945 à 2019.

6 Source : Bloomberg, au 31/12/2019, représenté par l’indice S&P 500
.
7 Source : Bloomberg, au 31/12/2019, représenté par l’indice S&P 500.

Renseignements importants

Le S&P 500 est un indice boursier qui mesure la performance boursière de 500 grandes sociétés cotées en bourse aux États-Unis. Il est impossible d’investir directement dans un indice. Les rendements passés ne sont pas garants des résultats futurs. Tous les placements comportent des risques, y compris le risque de perte.

Les opinions exprimées ci-dessus sont celles de l’auteur au 20 mars 2020. Ces commentaires ne doivent pas être interprétés comme des recommandations, mais comme une illustration des grands thèmes. Les énoncés prospectifs ne sont pas garants du rendement futur. Ils comportent des risques et des incertitudes et sont fondés sur des hypothèses; nous ne pouvons pas vous garantir que les résultats réels ne différeront pas considérablement de nos attentes.