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Jason Whiting | 24 octobre 2019

Est-il trop tard pour investir dans les sociétés à petite capitalisation?

Plus de dix ans après le début de la phase de croissance économique et alors que les craintes de récession se dirigent vers l’avant-scène, de nombreux investisseurs se demandent s’il est trop tard pour investir dans les actions de sociétés à petite capitalisation. Selon la sagesse populaire, les sociétés à petite capitalisation sont plus durement touchées lors d’une récession que les sociétés à grande capitalisation; par conséquent, si une récession est imminente, il ne faut pas détenir d’actions de sociétés à petite capitalisation. Or, à mon avis, ce n’est pas la question qu’il faut se poser. J’ai trois arguments à présenter aux épargnants qui hésitent à investir dans les sociétés à petite capitalisation : Tenter de prédire l’orientation des marchés est généralement peine perdue; à long terme, les sociétés à petite capitalisation obtiennent des rendements supérieurs; et la valorisation des sociétés à petite capitalisation me paraît attrayante, particulièrement dans certains secteurs.

 

    1. Le problème de la synchronisation avec le marché

De tout temps, les gens ont tenté de prédire l’orientation des marchés et ont échoué lamentablement. Des recherches effectuées par la société Dalbar ont démontré que les porteurs de titres de fonds d’actions ont tendance à retirer leur argent au mauvais moment. Souvent, ils liquident leur actions après un repli simplement parce qu’ils ont peur de perdre de l’argent et ratent la remontée des cours qui survient par la suite.

 

    2. Rendement à long terme élevé

À mon avis, il vaut mieux opter pour une répartition de l’actif qui nous convient et de s’en tenir à cette répartition à long terme. Devrait-elle inclure des sociétés à petite capitalisation? Imaginez cela : Entre février 1979 et février 2019, la valeur de l’indice S&P 500 a augmenté de 89 fois. Pas mal, n’est-ce pas. Pourtant, au cours de la même période, l’indice Russell 2000 (généralement considéré comme étant représentatif des actions de sociétés à petite capitalisation américaines) a grimpé de près de 132 fois.1

 

    3. Valorisations attrayantes

Les sociétés à petite capitalisation pourraient être encore plus attrayantes qu’à l’habitude, étant donné que « tout le monde » s’inquiète de ce qu’il adviendra d’elles en cas de récession. Si tout le monde hésite à investir dans les sociétés à petite capitalisation, cette conviction est escomptée dans leurs cours boursiers et il n’y a aucun avantage à être de cet avis.

 

À l’heure actuelle, l’indice Russell 2000 se négocie à un ratio cours-bénéfice inférieur à celui des titres de l’indice S&P 500 (soit 16,4 fois c. 19,0 fois).2 C’est près du plus gros escompte des cinq dernières années et c’est un écart considérable par rapport à la prime à laquelle l’indice Russell 2000 se négocie habituellement.2 Les sociétés à petite capitalisation ont surclassé les sociétés à grande capitalisation avec le temps ET, en ce moment, elles sont bon marché comparativement aux sociétés à grande capitalisation; c’est toute une combinaison.

 

Dénicher des occasions de placement dans le segment des petites capitalisations

L’équipe des actions d’Invesco Canada, qui gère les fonds de sociétés à petite capitalisation aux États-Unis et au Canada, cherche à investir l’actif de nos fonds en allant à contre-courant. Delphi Technologies en est un bon exemple. (Delphi représentait 2,49 % de l’actif de la Catégorie petites sociétés américaines Invesco, 2,57 % de la Catégorie petites sociétés mondiales Invesco et 4,23 % du Fonds de petites sociétés canadiennes Invesco, au 30 juin 2019.)

Delphi est un fournisseur de technologies de moteurs pour l’industrie mondiale de l’automobile. En ce moment, le marché « sait » que l’industrie de l’automobile tourne au ralenti et que les tarifs douaniers causent du tort à toute l’industrie. De plus, certains investisseurs refusent d’investir dans les fabricants de moteurs à combustion interne en raison des risques éventuels liés aux véhicules électriques. Compte tenu de ce climat d’extrême négativité, l’action de Delphi a dégringolé de 78 % en août, par rapport à son sommet de janvier 2018.3

Ces perceptions négatives sur Delphi ou son industrie sont-elles uniques? L’action de Delphi se négocie à un ratio cours-bénéfice (C-B) d’environ cinq fois le bénéfice consensuel de 2019,3 ce qui sous-entend que presque tous les investisseurs partagent la même opinion négative à propos de Delphi. À long terme, l’équipe croit que le cycle du secteur de l’automobile va reprendre du poil de la bête et que l’industrie va s’adapter aux pressions sur les coûts exercées par les tarifs douaniers. Delphi, pour sa part, a un large éventail de technologies applicables aux moteurs électriques et s’est vue confier des contrats de plusieurs milliards de dollars dans ce domaine. Nous croyons que le potentiel de croissance des bénéfices de Delphi est plus élevé qu’en ce moment. Nous sommes persuadés que les investisseurs vont revenir au secteur de l’automobile et il est peu probable qu’alors, son action se négocie à seulement cinq fois le bénéfice.

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Renseignements importants
1 Source : Morningstar Inc.
2 Source : Bloomberg L.P., au 21 août 2019. Ces valorisations excluent les entreprises qui ont perdu de l’argent.
3 Source : FactSet Research Systems, au 31 août 2019.

Le rendement passé n’est pas garant des résultats futurs.
Les titres pourraient changer et ne sont pas des recommandations d’achat ou de vente.
Tous les placements comportent des risques, y compris le risque de perte.
Les actions des sociétés à plus petite capitalisation recèlent un potentiel de plus forte croissance, mais peuvent être plus volatiles que celles des sociétés à plus forte capitalisation, particulièrement à court terme.
Les actions de petites et moyennes entreprises sont habituellement plus vulnérables aux événements défavorables, peuvent être plus volatiles et illiquides ou faire l’objet de restrictions à la revente.
L’indice Russell 2000® est un indice non géré considéré comme étant représentatif des actions de sociétés à petite capitalisation. Russell® est une marque de commerce de Frank Russell Co.
Il est impossible d’investir directement dans un indice.
Le ratio cours-bénéfice (C-B) mesure la valorisation d’un titre en divisant le cours de l’action par le bénéfice par action de la société.
Les opinions exprimées ci-dessus sont celles de l’auteur au 17 septembre 2019. Ces commentaires ne doivent pas être interprétés comme des recommandations, mais comme une illustration des grands thèmes. Les énoncés prospectifs ne sont pas garants du rendement futur. Ils comportent des risques et des incertitudes et sont fondés sur des hypothèses; nous ne pouvons pas vous garantir que les résultats réels ne différeront pas considérablement de nos attentes.