Blogue Invesco Canada

Perspectives, commentaire et expertise de placement

Norman MacDonald | 25 avril 2016

Quatre raisons pour lesquelles les prix du pétrole devraient revenir à la normale

Lorsque les prix du pétrole se situent entre 20 et 30 $US le baril, de nombreuses sociétés énergétiques ne font pas de profits. Lorsque les prix sont aussi bas, les sociétés continuent d’exercer leurs opérations simplement pour couvrir leurs débours. En effet, comme la remise en activité d’un puits de pétrole mis hors service peut être très coûteuse, les sociétés perdent moins d’argent en continuant de produire au lieu d’arrêter la production complètement.

Généralement, lorsque le prix du pétrole s’établit à 30 $US le baril, on peut s’attendre à une croissance négative de la demande de pétrole, et ce n’est vraiment pas le cas actuellement. Nos recherches, y compris certaines statistiques en provenance de Chine et les chiffres publiés par l’Agence internationale de l’énergie (www.iea.org), semblent confirmer cette opinion.

Voici pourquoi les prix du pétrole reviendront à la normale

Réduction des dépenses d’immobilisations

Dans le monde entier, les sociétés pétrolières ont considérablement réduit leurs budgets d’immobilisations l’an dernier et les compressions continuent en 2016 à un rythme sans précédent. Au cours des 12 derniers mois, le nombre d’appareils de forage en activité a considérablement diminué aux États-Unis. Il y en avait 698 à la fin de 2015, mais seulement 450 au 1er avril 2016. Le niveau actuel correspond à une diminution de 75 % depuis la fin de 20141.

Il faut approximativement 12 mois entre la décision de forer et la comptabilisation des revenus de production. Ce dont certains observateurs du marché ne se rendent pas compte, c’est qu’on peut facilement mettre un appareil de forage hors service, mais qu’il est très difficile de le remettre en service.

Cela s’explique pour deux raisons :

  • Les travailleurs dans les champs pétroliers qui ont été touchés par le chômage structurel généralisé dans le secteur ne peuvent probablement pas attendre jusqu’au deuxième trimestre de 2017 pour se faire réembaucher. Bon nombre d’entre eux se trouveront un nouvel emploi dans des domaines connexes.
  • Alors que les pétrolières continuent de réduire leur fonds de roulement au minimum, bon nombre des appareils de forage qui ont été mis hors service sont démontés pour récupérer les pièces en bon état afin de les utiliser dans d’autres appareils de forage en service. Ces parcs ne seront pas immédiatement opérationnels si jamais les prix rebondissent.

Réduction des stocks

Aucun des participants au marché — que ce soit les pétrolières saoudiennes ou russes ou les sociétés américaines qui exploitent le pétrole de schiste par fracturation — ne veut être le premier à arrêter la production et ainsi perdre des parts de marché. Les grandes pétrolières concentrent leurs efforts sur la stabilisation de leur production de base mais, en l’absence d’importants investissements, la production diminuera probablement et les stocks finiront par baisser.

Ralentissement de l’appréciation du dollar américain

Jusqu’à présent en 2016, le dollar américain ($US) a perdu une partie de son élan. Historiquement, il existe une corrélation inverse entre les prix du pétrole brut et le cours du dollar américain (autrement dit, lorsque le dollar américain est en hausse, les prix du pétrole tendent à baisser et vice-versa).

Voici quelques explications :

  • Les prix du pétrole sont fixés en dollar américain. Par conséquent, lorsque le dollar américain s’apprécie par rapport à d’autres devises étrangères, le pétrole devient relativement plus cher pour les acheteurs étrangers, ce qui nuit à la demande.
  • Les craintes de récession dans les marchés mondiaux ont des effets négatifs sur le prix des produits de base parce que les investisseurs recherchent la sécurité relative du dollar américain.

Risque bilanciel dans le secteur énergétique

Bon nombre de grandes pétrolières, dont nous ne détenons pas les titres, comme Chevron Corp., Exxon Mobil Corp., Royal Dutch Shell PLC et BP PLC, n’ont pas jusqu’à présent réduit leur dividende. Cependant, ces sociétés financent par emprunt une grande partie du dividende qu’elles ont promis tout en réduisant leurs dépenses d’immobilisations. À la fin d’une période de ralentissement, ces mesures peuvent compliquer l’augmentation de la production parce qu’un montant considérable de capital qui devrait être affecté à des projets futurs n’est pas disponible.

Positionnement du fonds dans un contexte de bas prix du pétrole

Il n’est pas nécessaire que les prix du pétrole remontent à 70 $US pour que le marché présente des occasions qui nous semblent très intéressantes. En effet, si les prix atteignent 50 $US, la valeur du fonds devrait progresser. De manière générale, nous augmentons nos placements dans des sociétés de qualité qui, selon nous, surmonteront cette période de prix extrêmement bas pour les produits de base.

Position en espèces

Au 31 mars 2016, la pondération des espèces dans le Fonds de ressources Trimark et dans la Catégorie énergie Trimark était de 1,5 % et 6,7 % respectivement. La pondération des espèces a diminué récemment parce que nous avons renforcé des placements existants et que nous avons effectué de nouveaux placements. Nous avons déployé de grosses sommes d’argent dans des sociétés américaines d’exploration et de production qui, à notre avis, donnent aux épargnants une exposition à des thèmes pétroliers non conventionnels à des ratios d’évaluation plus attrayants et qui sont dotées d’un meilleur profil de risque/rendement à cette étape du cycle.

Opérations de couverture du risque de change

Nos opérations de couverture du risque de change sont étroitement liées au prix des produits de base. Nous ne couvrirons pas les devises, comme le dollar australien, qui ont une forte corrélation positive avec ces produits. Nous avons déjà couvert plus de 75 % de notre exposition au dollar américain dans les deux fonds.

Le 11 février de cette année, les prix du pétrole ont chuté sous les planchers des 12 dernières années. Depuis lors, le Fonds de ressources Trimark (série F) et la Catégorie énergie Trimark (série F) ont rapporté 25,68 % et 23,65 % respectivement (au 31 mars 2016), surclassant leurs indices de référence, l’indice composé S&P/TSX (indice pondéré de l’énergie et des matériaux) et l’indice de l’énergie S&P/TSX qui ont progressé de 17,35 % et 19,75 % respectivement. Nous croyons que ce rendement supérieur peut être en grande partie attribué à l’accent que nous mettons sur des placements dans des sociétés de bonne qualité dans une perspective à long terme.

1 Sources : Bloomberg L.P. et Baker Hughes (« U.S. Rotary Rig Counts »).

Toutes les données sont fournies par Invesco Canada à moins d’avis contraire.

Il n’est pas possible d’investir directement dans un indice.

Le choix des entreprises ci-dessus est donné à titre d’illustration uniquement et ne devrait être en aucun cas interprété comme un conseil de placement particulier.

La Catégorie énergie Trimark, série F, a affiché les taux de rendement suivants au 31 mars 2016 : 1 an, -31,59 %; 3 ans, -17,41 %; 5 ans, -13,40 %; et depuis le lancement, -12,03 %.

La Catégorie énergie Trimark, série A, a affiché les taux de rendement suivants au 31 mars 2016 : 1 an, -32,82 %; 3 ans, -18,30 %; 5 ans, -14,35 %; et depuis le lancement, -12,98 %.

Le Fonds de ressources Trimark, série F, a affiché les taux de rendement suivants au 31 mars 2016 : 1 an, -23,56 %; 3 ans, -14,48 %; 5 ans, -11,68 %; et 10 ans, -0,82 %.

Fonds de ressources Trimark, série A, a affiché les taux de rendement suivants au 31 mars 2016 : 1 an, -24,76 %; 3 ans, -15,77 %; 5 ans, -12,95 %; et 10 ans, -2,13 %.

L’indice de l’énergie S&P/TSX a affiché les taux de rendement suivants au 31 mars 2016 : 1 an, -22,50 %; 3 ans, -8,00 %; 5 ans, -7,44 %; et depuis le lancement, -3,69 %.

L’indice pondéré de l’énergie et des matériaux S&P/TSX a affiché les taux de rendement suivants au 31 mars 2016 : 1 an, -12,46 %; 3 ans, -6,83 %; 5 ans, -9,13 %; et 10 ans, -0,51 %.

Remarque : Les titres de série F sont uniquement offerts aux conseillers qui ont signé avec Invesco une convention relativement aux titres de série F.

S'abonner au blogue

Abonnez-vous pour être informé sur la publication de : *


Voulez-vous vous abonner an anglais?

Abonnez-vous pour recevoir des courriels d’Invesco Canada Ltée au sujet de ce blogue. Pour vous désabonner, veuillez nous envoyer un courriel à blog@invesco.ca ou communiquez avec nous.