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Marina Pomerantz | 7 février 2017

Investir avec conviction pour réussir à long terme

Nous croyons que pour générer des rendements à long terme supérieurs à la moyenne, il est essentiel d’investir avec conviction, et c’est cette certitude qui guide nos efforts de recherche et nos décisions de placement. Et nous ne sommes pas les seuls à le croire puisque des chercheurs universitaires ont démontré que, parmi les fonds gérés activement, ceux dont les gestionnaires de portefeuille investissent avec conviction ont tendance à surpasser les autres. Dans ce blogue, je tenterai d’expliquer pourquoi l’équipe des actions mondiales Trimark investit avec conviction, en mettant en lumière deux vastes études menées sur les gestionnaires de portefeuille et leurs rendements.

La première étude, menée par Barras, Scaillet, et Wermers (BSW) dans le Journal of Portfolio Management (2010)1, se penche sur le rendement de 2 000 fonds communs de placement d’actions américaines de 1975 à 2006 pour déterminer si les rendements excédentaires des gestionnaires sont parvenus à couvrir les frais. Les gestionnaires qui ont devancé le marché ont, en moyenne et après déduction des frais, été classés comme étant « compétents » tandis que ceux qui ont généré un alpha nul ou négatif après déduction des frais ont été classés dans la catégorie des gestionnaires « incompétents ».

La deuxième étude, engagée par la société de conseil pour clients institutionnels Hewitt Ennisknupp (HEK)1, a analysé près de 3 500 comptes gérés institutionnels, fonds composites et fonds communs de placement investis dans des stratégies d’actions américaines et non américaines de 2000 à 2011. L’étude a également divisé les gestionnaires en catégories en fonction de leur niveau d’alpha2 réalisé après déduction des frais pendant la période couverte.

La recherche d’alpha

Ces deux études ont dévoilé des résultats frappants en révélant que la majorité des gestionnaires de placement se classaient dans le camp caractérisé par une « absence d’indication d’alpha net ». Ces gestionnaires généraient un alpha suffisant pour récupérer leurs frais et coûts sans procurer toutefois un rendement excédentaire significatif pour les épargnants.

Le nombre de gestionnaires compétents qui généraient un alpha positif après les frais et les coûts administratifs a régulièrement baissé au cours des périodes examinées dans ces études. L’étude BSW a conclu que seuls 0,6 % des gestionnaires affichaient des indications de compétences, tandis que l’étude HEK a décelé des signes de compétence dans 1,6 % des produits de placement étudiés.

Ces proportions représentent un repli considérable par rapport au début des années 1990, lorsque, selon l’étude BSW, environ 20 % des gestionnaires généraient un alpha supérieur à leurs frais. Il est à noter que la légère disparité entre les deux études peut sans doute être attribuée à l’univers de produits plus large étudié par Hewitt Ennisknupp.

Les convictions élevées sont-elles synonymes de réussite à long terme?

Les résultats de ces études suggèrent que les gestionnaires ayant les convictions les plus fortes sont davantage susceptibles de devancer régulièrement le marché à long terme. Les chercheurs définissent la conviction comme la volonté d’exprimer ses croyances par des actions audacieuses dans le but d’atteindre ses objectifs à long terme. Bien qu’il soit difficile de mesurer les convictions d’un gestionnaire, les chercheurs ont défini un certain nombre d’attributs de portefeuille qui sont régulièrement liés à de fortes convictions et à la réussite à long terme :

  • Portefeuilles concentrés
  • Part active élevée3
  • Une volonté de se démarquer de l’indice de référence

L’équipe des actions mondiales Trimark croit depuis longtemps que, pour investir avec conviction, il est crucial de gérer des portefeuilles concentrés regroupant des idées issues de recherches poussées. Il est tout aussi important de ne pas se limiter à un indice de référence prédéfini pour atteindre un rendement qui se démarque. Plusieurs raisons expliquent notre préférence pour une approche agnostique en matière d’indice de référence :

  • De nombreux indices de référence contiennent des pondérations importantes dans des industries et secteurs qui ont tendance à ne pas répondre à nos critères en termes de qualité, tandis que les titres hors de l’indice qui possèdent les caractéristiques que nous recherchons peuvent être exclus de l’indice de référence pour des raisons institutionnelles – par exemple en raison de l’entrée en Bourse récente d’une société. Nous préférons développer nos convictions dans une entreprise en nous concentrant sur sa qualité sous-jacente au lieu de sa représentation au sein d’un indice.
  • Les gestionnaires qui préfèrent ne pas trop s’éloigner des rendements de l’indice de référence s’exposent au risque d’acheter des titres qui sont surévalués. Par exemple, à la fin des années 1990, de nombreux investisseurs ont accru leur exposition au secteur technologique puisque la pondération relative des actions technologiques dans l’indice de référence a augmenté de façon spectaculaire. Ce comportement contribue directement aux bulles spéculatives dans certaines catégories d’actif et accroît le risque de pertes en capital permanentes. Nos convictions à l’égard d’une société sont basées uniquement sur une analyse approfondie des qualités de l’entreprise et de ses avantages concurrentiels. Nous ne craignons pas de dévier de nos pairs.
  • De nombreux indices pondérés en fonction de la capitalisation boursière sont tournés vers le passé et peuvent exclure ou sous-pondérer des petites entreprises de grande qualité qui bénéficient de tendances de croissance robustes dans leurs industries respectives. Une fois que ces entreprises sont devenues suffisamment grandes pour être inclues dans l’indice de référence et s’y voir accorder une pondération substantielle, le solide potentiel de rendement qui découle de leur croissance peut être en perte de vitesse.
  • Les indices de référence de nombreux marchés mondiaux ont tendance à détenir une grande proportion de sociétés dont l’État est un actionnaire important. Nous croyons que de telles sociétés sont moins en adéquation avec les intérêts des actionnaires à long terme, et préférons ne pas limiter notre univers de placement de cette manière. C’est en recherchant des équipes de gestion honnêtes et compétentes qui allouent le capital dans le meilleur intérêt des actionnaires que nous sommes en mesure d’acquérir de profondes convictions à l’égard d’une idée de placement.

Comme nous consacrons 100 % de notre temps à rechercher et à découvrir des entreprises qui répondent à nos critères de placement, nous élaborons des portefeuilles concentrés renfermant nos meilleures idées. Chaque titre en portefeuille a été sélectionné en fonction des mérites basés sur la qualité de l’entreprise, la viabilité de ses avantages concurrentiels et son évaluation.

Nous ne perdons pas de temps à analyser des entreprises de faible qualité pour la simple raison qu’elles font partie d’un indice de référence et c’est pourquoi notre méthode de placement à conviction ne tient pas compte des indices de référence.

Pour de plus amples renseignements sur l’équipe des actions mondiales Trimark, visitez www.invesco.ca/trimark.

Pour découvrir les effets de la méthode à forte conviction sur les rendements des fonds, consultez notre document Fonds étoiles Invesco.

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1 Source : Journal of Portfolio Management.

2 L’alpha est une mesure du rendement par rapport au marché. Les rendements excédentaires d’un fonds par rapport au rendement d’un indice de référence correspondent à l’alpha du fonds.

3 La part active est le pourcentage des titres d’un fonds qui diffère des titres de l’indice de référence. En quantifiant le degré de gestion active d’un fonds, la part active permet de distinguer les fonds qui ont le potentiel de surpasser le marché par rapport à ceux qui sont susceptibles de générer des rendements semblables à ceux de l’indice. Source : CFA Institute, 2013.