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Clas Olsson | 31 mai 2016

Investir malgré le spectre d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne

Notre opinion est fréquemment sollicitée sur le Brexit, puisque près de 25 % de l’actif de la Catégorie croissance internationale Invesco (le « Fonds ») est actuellement investi en actions britanniques1. La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne aurait des effets positifs et négatifs, mais il est important de rappeler à nos investisseurs que notre processus de décision n’en serait nullement affecté, puisqu’il est axé exclusivement sur la recherche de sociétés de qualité présentant un potentiel de croissance durable de leurs bénéfices et une valorisation attrayante. En outre, nous estimons que les sociétés du Royaume-Uni dans lesquelles nous avons investi bénéficient d’un excellent positionnement, peu importe le résultat du référendum du 23 juin.

En voici les raisons :

  • L’exposition du Fonds au Royaume-Uni concerne des multinationales diversifiées qui ne dépendent pas énormément des échanges commerciaux avec l’Union européenne pour leurs activités; et
  • Les revenus de la plupart de ces sociétés sont exposés à l’euro au plus
    à 25 %.
  • Nos plus importantes positions britanniques affichant en revanche une exposition considérable aux États-Unis, la dépréciation de la livre sterling entraînée par une sortie de la Grande-Bretagne aurait un effet favorable, du fait de la conversion de ces revenus libellés en dollars US.
  • Les incertitudes sont toutefois plus grandes pour le secteur industriel que pour celui des services, lequel représente fort heureusement environ 75 % de l’exposition du Fonds au Royaume-Uni.

Avantages et inconvénients

Selon moi, quatre aspects négatifs et quatre aspects positifs s’affronteraient si la Grande-Bretagne décidait de quitter l’Union européenne.

Aspects positifs :

  • Allégement potentiel de la réglementation au Royaume-Uni;
  • Fin de la contribution financière des Britanniques à l’U.-E.;
  • Possibilité de négocier de nouveaux accords commerciaux potentiellement plus favorables à la Grande-Bretagne sans influence de Bruxelles;
  • Adoption éventuelle d’une nouvelle politique d’immigration mieux adaptée aux entreprises et basée sur les compétences.

Aspects négatifs :

  • Risque de nouvelles taxes douanières de la part de l’Union européenne qui concernerait près de la moitié des exportations britanniques (18 % des exportations de l’U.-E. entrant toutefois au R.-U.)2;
  • Perte potentielle de l’accès au marché unique européen;
  • Détérioration possible du statut de Londres comme premier centre financier européen;
  • Repli éventuel des marchés financiers à cause des effets de l’indépendance du Royaume-Uni et de son cortège d’incertitudes.

Dans le cas d’une Brexit, les exportateurs britanniques auraient à s’acquitter de frais additionnels, notamment liés au contrôle des frontières et à la hausse des taxes d’importation, sans pour autant subir de barrières significatives au commerce.
De plus, ces coûts seraient probablement compensés par une croissance de l’activité stimulée par les effets favorables d’une dévaluation possible de la livre sterling sur le prix des biens et services de ces exportateurs.

Malgré ces incertitudes de taille, nous conservons une forte conviction envers notre processus de placement, lequel se concentre sur les caractéristiques BQE (bénéfices, qualité et évaluation) des entreprises. Quand nous dénichons au Royaume-Uni des sociétés qui nous paraissent attrayantes selon nos critères, nous les évaluons sur la base de leurs données fondamentales et non des incertitudes macro-économiques.

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1 Au 31 mars 2016, les actions britanniques constituaient 25,33 % de l'actif net total de la Catégorie croissance internationale Invesco

2 Source : The Economist, 24 février 2016

Toutes les données fournies proviennent d’Invesco à moins d’indication contraire. Il n'est pas possible d'investir directement dans un indice.

La diversification ne garantit pas un profit ou l’élimination du risque de perte.