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Norman MacDonald | 7 janvier 2015

La décision de l’OPEP procure des occasions d’achat

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a causé tout un émoi sur les marchés le mois dernier lorsqu’elle a annoncé sa décision de maintenir ses cibles de production de pétrole, malgré la diminution de la demande. Je crois que la décision de ne pas réduire la production de pétrole est la bonne à plus long terme.

Si le cartel avait réduit sa production, le prix du pétrole aurait probablement augmenté considérablement et cela aurait mis fin à la spirale descendante. Cela aurait fait perdre des parts de marché à l’OPEP et permis aux entreprises américaines indépendantes d’exploration et de production des champs pétrolifères du bassin permien, de la formation de Bakken et de la mine de schiste d’Eagle Ford d’accroître leur offre. À la lumière de la décision d’aujourd’hui, je crois que le marché du pétrole va se rééquilibrer selon le bon vieux modèle économique « d’Adam Smith* », plutôt que de constamment dépendre de l’OPEP pour gérer le prix du pétrole.

Marchés pétroliers mondiaux

Je crois que nous allons découvrir assez vite que les moteurs de croissance que sont les sources de pétrole non-OPEP, à savoir les gisements des Lower 48 States américains, les gisements canadiens non conventionnels et les gisements en eau profonde, ne sont pas rentables si le prix du pétrole est inférieur à 75 $US le baril. Résultat, la croissance de l’offre va diminuer considérablement et les marchés pétroliers mondiaux vont probablement revenir à l’équilibre d’ici six à douze mois, ce qui devrait contribuer à stabiliser le prix du pétrole. Je crois que nous allons également assister à une réduction des dépenses en immobilisations des compagnies pétrolières pour l’exercice 2015, ce qui devrait ralentir davantage la croissance de l’offre. Selon toutes probabilités, cela va se produire assez rapidement car les entreprises d’exploration et de production vont faire approuver leur budget par le conseil d’administration au cours des prochaines semaines.

Cours boursiers

J’ai toujours dit que j’utilise le prix constant des marchandises pour évaluer les entreprises du secteur des ressources, ce qui tend à attirer mon attention sur le coût marginal de la nouvelle production. Pour procéder à l’analyse du coût marginal, nous utilisons le prix du pétrole à 75 $US le baril et le prix du gaz naturel à 3,25 $US le millier de pieds cubes.

Cette décision en matière de prix n’a pas changé dans mes modèles et nous avons profité de la récente volatilité pour investir davantage dans certains titres de base. Selon ces prix à long terme, les cours boursiers reflètent aujourd’hui un escompte de 30 à 40 % par rapport à la valeur liquidative des titres.

Je suis persuadé que les marchés boursiers réagissent de façon exagérée, et c’est tout à fait normal en périodes de volatilité extrême. Je pense qu’en ce moment, ces titres se négocient en fonction d’un scénario de rapport risque-rendement très attrayant, si les titres pétroliers se rééquilibrent en temps voulu.
En faisant preuve de rigueur et en restant fidèles à notre méthode de placement, nous avons pu ajouter des entreprises de très bonne qualité et bénéficier d’escomptes par rapport à leur valeur liquidative qui ne s’étaient pas présentés depuis un bon moment.

*Adam Smith est un économiste et philosophe du 18e siècle mieux connu pour son livre intitulé La richesse des nations. Il était adepte du libéralisme économique et est considéré comme le père de l’économie moderne.

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