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Scott Wolle | 27 juillet 2016

La diversification dans le monde de l’après-Brexit

Le principe fondamental qui guide l’élaboration de nos portefeuilles, c’est la combinaison de catégories d’actif qui, selon nous, procureront un bon rendement dans au moins l’un des principales conjonctures. Le but de cette méthode, c’est d’avoir dans le portefeuille des éléments qui enregistrent de bons résultats dans divers scénarios – et aident à dynamiser les résultats en périodes plus difficiles.

Lorsque nous appliquons ce principe à ce qui s’est passé avant et, maintenant, après le référendum sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne (« Brexit »), nous constatons que les actifs ont affiché les résultats que nous attendions.

Les actions, étant les actifs plus risqués, ont buté sur des difficultés. En revanche, les obligations d’État, que nous avions désignées comme un refuge, ont enregistré de bons rendements.

En même temps, les marchandises, que de nombreuses personnes mettraient dans la catégorie des « actifs risqués », ont tenu bon dans bien des cas. Bien que certains secteurs, l’énergie par exemple, ont éprouvé des difficultés, d’autres, notamment l’or et d’autres métaux précieux, s’en sont tiré indemnes. De nombreuses denrées agricoles ont même enregistré de très bons rendements durant la période du Brexit. En effet, les métaux industriels ont résisté nettement mieux que la plupart des marchés boursiers.

Bref, la période antérieure et postérieure au vote sur le Brexit montre le bien-fondé de la méthode généralisée que nous utilisons – la préparation à différents résultats du marché en diversifiant parmi des catégories d’actif.

Qu’en est-il des marchandises?

En ce qui a trait aux marchandises, je crois qu’il est très important d’éviter de les considérer comme un groupe homogène. Nous le faisons en pensant séparément à l’énergie, aux métaux industriels comme le cuivre et l’aluminium, aux métaux précieux comme l’or et l’argent, et aux denrées agricoles comme le soja, le blé ou le sucre.

Je crois que le résultat du Brexit et l’incertitude qui en a découlée auront des effets différents sur chacun de ces éléments. Examinons-en quelques exemples.

Les denrées agricoles ne sont généralement pas aussi sensibles que d’autres marchandises aux changements macroéconomiques. Elles sont en grande partie influencées par des facteurs qui sortent du cadre du cycle économique ordinaire. Elles peuvent, de cette façon, constituer un excellent actif de diversification au sein d’un portefeuille, car elles se comportent souvent d’une manière très différente que pratiquement toute autre chose.

Par contre, les métaux précieux pourraient tirer profit de l’intensification des turbulences des marchés en périodes de risque géopolitique grave, les investisseurs ayant tendance à se tourner vers des actifs qui sont considérés comme des refuges, l’or et l’argent par exemple. Certaines des activités qui ont eu lieu durant la semaine qui a suivi le vote sur le Brexit l’ont prouvé.

La plus grande question que l’on se pose porte sur les marchandises à plus grande incidence industrielle, y compris la croissance dans l’énergie. Nous croyions dans l’ensemble qu’un Brexit aurait probablement un effet aussi bien modérateur sur la demande mondiale d’énergie que désinflationniste, qu’il serait à la marge négatif. Voilà pour la demande, que se passerait-il sur le plan de l’offre?

Nous sommes encouragés à ce sujet par la réaction de bon nombre des producteurs d’énergie. Le vieux dicton veut que la meilleure cure contre les prix élevés, ce sont des prix élevés. Cela signifie tout simplement que lorsque les prix sont exceptionnellement élevés, les producteurs ont tendance à faire davantage d’investissements et à libérer davantage de réserves marginales pendant que les consommateurs commencent à réduire leurs dépenses. Selon cette théorie, toutes ces choses se combinent pour faire baisser les prix.

Cela fonctionne aussi dans le sens inverse : la meilleure cure pour les bas prix, ce sont de bas prix. Nous constatons à cet égard un comportement positif des producteurs. Certains se retirent des affaires, d’autres cessent une partie de leur production, et il y a des fusions. Bon nombre de ces facteurs se produisent déjà du côté de l’offre. Donc même si nous pensons que la demande pourrait être entravée, plusieurs de ces facteurs du côté de l’offre constituent un vent arrière plutôt favorable.

Nous n’avons pas de boule de cristal, et il reste à voir si ces facteurs sont suffisamment puissants pour résister à un choc. Face à une telle incertitude, nous croyons qu’il est crucial de se préparer à n’importe quelle conjoncture.

Le premier semestre de 2016 a révélé la rapidité avec laquelle le rendement des catégories d’actif peut changer ainsi que les avantages de la diversification. C’est précisément la raison pour laquelle nous veillons à mieux préparer nos portefeuilles à un avenir incertain en nous centrant sur la diversification économique, en choisissant un éventail d’actifs qui, par le passé, ont procuré un rendement supérieur dans divers contextes. Nous procédons aussi tous les mois à des rajustements tactiques qui sont conçus pour tirer profit opportunément de ces catégories d’actif dans le marché. Tout compte fait, nous croyons que nous sommes, grâce à notre méthode, bien placés pour tout bouleversement qui pourrait survenir.

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