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Virginia Au | 25 juin 2019

La patience est de mise dans le secteur des petites capitalisations

Le secteur des paiements constitue le chouchou de Wall Street des dernières années et continue d’être un domaine dynamique faisant l’objet de plusieurs mégafusions. En effet, quatre mois seulement après le début de 2019, des fusions et acquisitions d’un montant de 85 milliards de dollars américains avaient été annoncées dans ce secteur – ce qui a presque doublé le record de 49 milliards de dollars américains enregistré au cours de toute l’année 2018.1 Je m’attends à ce que la tendance se poursuive.

L’équipe des actions à petite capitalisation d’Invesco Canada, qui gère des fonds aux États-Unis et au Canada, a participé à cette tendance en investissant dans Global Payments, l’un des cinq principaux titres en portefeuille de la Catégorie petites sociétés américaines Invesco, série A (représentant 5,65 % du total de l’actif du fonds au 31 mars 2019).

Global Payments permet aux marchands d’accepter les paiements par carte et les paiements numériques en échange d’une petite somme pour le traitement de la transaction. Nous avons commencé à investir dans la société en août 2013 au prix d’environ 24 $US par action.2 À l’époque, les investisseurs s’inquiétaient de la violation de données à Global Payments et du risque que des sociétés telles que Square puissent réduire le besoin en intermédiaires de paiement (Square n’est pas un titre en portefeuille au 31 mars 2019). En plus de cela, l’économie américaine ralentissait, le gouvernement fédéral était paralysé et la croissance des emplois venait de chuter fortement. (Cela vous semble familier?)

La patience est une vertu

Malgré ces préoccupations, nous estimons que la tendance vers les paiements par carte au détriment des paiements en espèces est durable. Global Payments constitue l’un des principaux fournisseurs dans ce secteur aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada et dans plusieurs pays asiatiques. Nous avons acheté les actions à une évaluation très attrayante correspondant à 12 fois le montant des bénéfices prévisionnels. Au 31 mars 2019, Global Payments se négociait à 136 $.

Pourtant, il est difficile de compter sur la ténacité et la patience nécessaires pour conserver n’importe quel titre, même lorsque les caractéristiques sous-jacentes sont solides. Au cours des six dernières années pendant lesquelles nous détenions Global Payments, la liste des raisons parfaitement rationnelles et bien étayées de s’en débarrasser était longue :

  • Inquiétudes à long terme dans le secteur, telles qu’une concurrence intense et des perturbateurs novateurs (Square et Apple Pay).
  • Craintes macroéconomiques comme la hausse des taux d’intérêt et la faiblesse des dépenses de consommation.
  • Obstacles à court terme tels que les opérations de change et la faible rémunération.
  • Enfin, l’élément égaliseur le plus important : l’évaluation.

Une vision à long terme

Comment parvenons-nous donc à déployer le courage nécessaire pour maintenir le cap? Nous effectuons des recherches approfondies et nous adoptons une vision à long terme.

Nous étudions la société sous différents angles, notamment en rencontrant directement les membres de la direction et ses concurrents. En 2013, notre équipe a passé une demi-journée au siège social de Global Payments avec le PDG de l’époque, le directeur financier et le président de la division américaine (le PDG actuel). Nous avons débattu des obstacles à l’entrée, disséqué les acquisitions précédentes et examiné leur nouvelle stratégie de solution de paiement intégrée pilotée par logiciel. Nous avons consulté des revendeurs de services et des clients finaux. Pas plus tard que l’automne dernier, nous avons rencontré le chef des produits, qui a acquis une riche expérience dans le secteur à Google Pay et à Qualcomm (qui ne sont pas des titres en portefeuille du fonds au 31 mars 2019), mais qui s’entretient rarement avec des investisseurs.

Ces réunions nous ont fait croire en l’utilisation plus large des cartes de crédit et des paiements numériques, et à la capacité de la direction de participer à la forte croissance du secteur. (En revanche, une partie de notre thèse sur l’expansion internationale en Chine et en Inde ne s’est pas concrétisée.) Il faut des années, et non des trimestres, pour que ces tendances à long terme se concrétisent.

Nous mettons l’accent sur les rendements à long terme et notre portefeuille concentré de 25 à 35 positions nous permet de ne pas tenir compte des événements à court terme. À notre avis, la persévérance est la clé du succès en matière de placement.

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1 Source : Financial Times, Worldpay $43bn deal piles pressure on rivals for more tie-ups, le 18 mars 2019.
2 En tenant compte d'un fractionnement de l’action à raison de 2 pour 1 ayant eu lieu le 21 octobre 2016.

Les opinions mentionnées ci-dessus sont celles de l’auteur au 15 mai 2019. Ces commentaires ne doivent pas être interprétés comme des recommandations, mais comme une illustration de thèmes plus vastes. Les énoncés prospectifs ne garantissent pas les résultats futurs. Ils comportent des risques, des incertitudes et des hypothèses. Rien ne garantit que les résultats réels ne diffèreront pas considérablement des attentes.