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Mark Jason | 24 août 2016

Le Japon est en difficulté, mais des lueurs d’espoir naissent en Chine

Au deuxième trimestre 2016, les marchés se sont repliés au Japon, où la situation devrait rester fragile à court terme, ainsi qu’en Chine, où nous sommes toutefois plus optimistes compte tenu de plusieurs éléments favorables.

Le yen grimpe au lendemain du Brexit

Nous demeurons nettement sous-exposés au Japon. Au cours du trimestre, l’indice Nikkei 225 a perdu plus de 7 % en monnaie locale. Si en revanche on calcule son rendement en dollars US, il a clôturé en hausse d’un peu plus de 1 %1.

Pourquoi la monnaie japonaise s’est-elle donc appréciée de plus de 8 % sur le trimestre?

L’action de la Banque du Japon nous semble totalement hors de cause, puisque celle-ci n’a procédé à aucune inflexion dans sa politique monétaire, qui atteint d’ailleurs sa limite. En outre, les perspectives déflationnistes qui caractérisent le Japon ne contribuent certainement pas à l’appréciation du yen.

Il nous semble plutôt que les événements ailleurs dans le monde, comme la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne qui a déclenché un ralentissement économique, sont à l’origine de cette appréciation. Les marchés sont perçus comme des refuges, en raison notamment de leur important compte courant excédentaire, bénéficient effectivement d’entrées de capitaux lorsque les risques s’aggravent à l’échelle mondiale.

Toutefois, dans le cas du Japon, l’appréciation de la devise qui en découle s’avère négative du fait que son économie repose en grande partie sur les exportations. Faute d’évolution favorable, la stagnation qui accable le Japon depuis un certain temps parait difficile à enrayer.

Perspectives au Japon

Nous demeurons convaincus que notre approche à long terme BQE (bénéfices, qualité, évaluation), c’est-à-dire la sélection ascendante rigoureuse de titres individuels et la priorisation des facteurs fondamentaux des entreprises, est plus que jamais pertinente.

Néanmoins, à court terme, nous restons sceptiques envers le pays, les révisions à la baisse des bénéfices par action (BPA) s’étant élevées à près de 5 % au cours du trimestre, probablement à cause du yen2. Les actifs de qualité s’avèrent difficiles à trouver au Japon actuellement, le rendement des capitaux propres (RCP) à 12 mois demeurant inférieur à 10 % tandis que celui de la Catégorie croissance internationale Invesco s’élève à 19 %2.

Le juste équilibre de la Chine

Au deuxième trimestre, l’indice composite Shenzhen Shanghai s’est replié de 5,4 %, l’indice MSCI Chine a abandonné un peu plus de 2 % et le Hang Seng est resté en territoire presque neutre à 0,4 %1.

Sur le plan macro-économique, la Chine a trouvé un juste équilibre. Ainsi, au deuxième trimestre, la croissance du produit intérieur brut sur 12 mois à créé une agréable surprise en atteignant 6,7 %, une performance d’autant plus encourageante à nos yeux que l’investissement a ralenti1.

De surcroît, le marché immobilier demeure favorable et l’économie est soutenue par un niveau stable de consommation. Les ventes au détail ont d’ailleurs augmenté, principalement grâce au commerce électronique.

Réduction des capacités

En fin d’année 2015, le gouvernement chinois a fait de la réduction de ses capacités excédentaires une priorité. Cette intention est en train de se concrétiser : de nombreux secteurs d’activité affectés par des surcapacités ont affiché une croissance négative, notamment le charbon, l’acier et l’aluminium. Cette tendance confirme notre analyse selon laquelle l’économie chinoise tire une part de plus en plus importante de sa croissance d’activités à valeur ajoutée, la hausse des revenus entretenant la consommation.

De plus, les révisions à la baisse des ventes des entreprises se sont établies à -1,6 % au deuxième trimestre en Chine et à -5 % pour les BPA2. L’indice MSCI Chine affiche maintenant un ratio cours-valeur comptable (C-VC) de 1,4, de l’ordre de sa moyenne des cinq dernières années (soit 1,5)1.

Occasions en Chine

De nombreux secteurs attirent notre attention, notamment dans la consommation discrétionnaire où les cours ont perdu 25 % depuis l’an dernier si l’on se fie à l’indice MSCI Chine des actions A des sociétés du secteur1. À long terme, nous sommes dans l’ensemble optimistes à propos de la Chine, dont l’économie initialement dépendante des exportations repose de plus en plus sur les services et la consommation.

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1 Source : Bloomberg, L.P., au 30 juin 2016
2 Source : FactSet Research Systems Inc., au 30 juin 2016

Toutes les données sont indiquées en $ US, à moins d'indication contraire.
L’indice Nikkei 225 pondéré selon les cours tient compte des 225 plus importantes sociétés japonaises inscrites à la première section de la Bourse de Tokyo.
L’indice Hang Seng est un indice non géré considéré comme une représentation du marché boursier de Hong Kong. Il comprend les titres des plus importantes sociétés inscrites à la bourse de Hong Kong.
L’indice MSCI Chine est un indice non géré considéré comme une représentation du marché boursier chinois.
L’indice composite Shanghai Shenzhen à capitalisation flottante se compose de 300 actions A inscrites aux bourses de Shanghai ou de Shenzhen.
L’indice des actions A de la consommation discrétionnaire MSCI Chine représente les moyennes et grandes capitalisations cotées sur les bourses de Shanghai ou Shenzhen, classées dans le secteur de la consommation discrétionnaire par le système GICS (Global Industry Classification Standard).
Le rendement passé ne peut garantir les résultats futurs. Il n'est pas possible d'investir directement dans un indice.
Le bénéfice par action (BPA) s'entend du profit total d'une entreprise divisé par le nombre de ses actions en circulation.
Le ratio cours-valeur comptable (C-B) correspond au cours boursier d'une action divisé par la valeur comptable de l'entreprise par action.
Le rendement des capitaux propres (RCP) évalue la rentabilité, calculée à partir du revenu net en pourcentage des capitaux propres.
Les actifs considérés comme valeurs refuges ne sont pas exempts de risques.
Les risques des placements dans des titres d’émetteurs étrangers peuvent comprendre les fluctuations des devises étrangères, l’instabilité politique et économique et les problèmes d’imposition étrangère.
Les placements dans des entreprises situées, ou exploitant leurs activités, en Chine élargie comportent les risques suivants : nationalisation, expropriation ou confiscation de la propriété, difficulté d'obtention ou de mise en application des décisions judiciaires, évolution ou interruption des réformes économiques, conflit armé et dépendance envers les autres économies de l'Asie, dont la plupart sont en voie de développement.
Le rendement d'un placement concentré sur certains émetteurs ou sur une région ou un pays en particulier est généralement étroitement lié à la conjoncture dans la région en question et tend à être plus volatil qu'un placement plus diversifié géographiquement.