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Matt Dennis | 30 janvier 2018

Les actions de ce marché pourraient offrir une meilleure valeur que celles des États-Unis

Au même moment l’an dernier, l’équipe de croissance internationale et mondiale Invesco se montrait optimiste au sujet du potentiel de bénéfices relatifs supérieurs qui se dessinait en Europe. En effet, nous avons tiré profit des tendances au cours de 2017.

En termes de dollars, les actions européennes ont surclassé les actions américaines de
3 % en 2017, une première depuis 20121. Le rendement en Europe était soutenu par une solide croissance du bénéfice par action (BPA). Les entreprises devraient publier leurs résultats du quatrième trimestre au cours des prochaines semaines et les estimations consensuelles veulent que la croissance du BPA se chiffre à 10 % ou plus – un niveau qui n’a pas été observé depuis 20101.

Au cours des trois derniers mois de 2017, la Catégorie croissance internationale Invesco a augmenté son exposition aux actions de la zone euro et du Royaume-Uni, après avoir diminué la pondération des titres européens pendant les neuf premiers mois de l’année. Pour comprendre les occasions ascendantes que nous observons, il est essentiel d’examiner les caractéristiques fondamentales des sociétés européennes à l’aide de notre philosophie bénéfices, qualité et évaluation (BQE).

Bénéfices

  • L’élan de l’économie mondiale semble positif, les principaux indicateurs économiques et le produit intérieur brut étant à la hausse partout dans le monde. Nous estimons que la vigueur actuelle de l’activité ne devrait pas diminuer de sitôt, et elle servira de soutien aux perspectives des bénéfices en 2018.
  • La croissance de la zone euro devrait dépasser celle du Royaume-Uni, mais nous croyons que les deux régions devraient afficher une croissance des revenus et des bénéfices grâce à une croissance mondiale au-dessus de la moyenne (plus de 3 %) et d’un bon levier d’exploitation.
  • Malgré les améliorations des marges en 2016 et en 2017, les marges européennes ont seulement récupéré environ la moitié des pertes enregistrées de 2010 to 20152. Cette tendance suggère des surprises positives en matière de marge pour beaucoup de sociétés européennes (y compris bon nombre de nos titres en portefeuille).
  • Les attentes consensuelles veulent que les bénéfices européens enregistrent une croissance de près de 10 % en 2018, après une croissance des bénéfices de plus de 10 % en 2017. Un meilleur levier d’exploitation pourrait également doper la croissance.

En conclusion pour les bénéfices : Le momentum pourrait diminuer à l’avenir, mais l’activité devrait rester ferme, les bénéfices des sociétés européennes tirant profit d’un levier d’exploitation amélioré.

Qualité

  • Le rendement du capital investi s’est amélioré en Europe en 2017. Nous prévoyons des améliorations continues en 2018 sous l’effet de revenus plus élevés, d’une structure de coûts fixes large et de dépenses en capital mesurées.
  • L’effet de levier des sociétés de la zone euro est demeuré modeste comparativement à celui des entreprises américaines. Cette situation donne une marge de manœuvre aux sociétés européennes en termes d’effet de levier, leur permettant ainsi d’obtenir une meilleure mesure d’endettement par rapport au bénéfice par action.

En conclusion pour la qualité : Les sociétés européennes ont tiré profit de rendements positifs graduels sur le capital investi et tirent profit de plus d’options en matière d’effet de levier.

Évaluations

  • Les évaluations européennes sont loin d’être abordables. À la fin du mois de décembre, le ratio cours-bénéfice (C-B) sur les 12 prochains mois de l’indice MSCI Europe s’établissait à 14,9, soit environ 20 % supérieurs à la moyenne de 12,3 sur 10 ans 2.
  • Cependant, il est important de se rappeler que le ratio C-B sur les 12 prochains mois en Europe représente un rabais de 20 % par rapport aux États-Unis, qu’il se trouve à un creux de cinq ans et se rapproche d’un écart-type complet en dessous de la moyenne à long terme2.
  • En outre, en excluant les secteurs de la finance et de la technologie, le ratio C-B en Europe se situe près d’un creux de dix ans par rapport aux États-Unis2.
  • De ce fait, il existe un potentiel de marges supérieures en Europe par rapport aux États-Unis.

En conclusion pour les évaluations : Les évaluations européennes ne sont pas bon marché, mais elles sont plus attrayantes qu’aux États-Unis. De plus, elles sont soutenues par un meilleur potentiel de levier opérationnel et financier relatif.

Risques et événements clés à l’horizon

  • Incertitude au sujet de la croissance au Royaume-Uni. La poursuite des négociations sur le Brexit continue d’obstruer les perspectives de croissance de la région. Parallèlement, la volonté de la Banque d’Angleterre de resserrer les taux d’intérêt afin de réduire l’inflation causée par la devise est problématique. Le Brexit et la politique de la Banque d’Angleterre font augmenter la prime de risque des actions du Royaume-Uni, toutes choses étant égales. Nous nous montrerons proactifs dans les secteurs qui offrent une bonne valeur à long terme selon nous.
  • Hausse inflationniste des salaires. Si la hausse inflationniste des salaires est plus importante que prévu, cela pourrait donner lieu à des taux d’intérêt plus élevés et à un resserrement plus rapide que prévu par les banques centrales. Il semble trop tôt pour s’inquiéter en Europe, peut-être à l’exception de l’Allemagne, mais il vaut la peine de surveiller de près la hausse inflationniste des salaires.
  • Élections en Italie. Les sondages montrent que l’électorat italien compte le plus grand pourcentage d’électeurs ayant une perspective négative de l’euro. Si l’on se fie au passé, un gouvernement de coalition devrait remporter l’élection générale de mars, limitant ainsi la menace d’un résultat anti-euro.
  • Mouvement indépendant en Catalogne. Les séparatistes n’ont pas réussi à obtenir 70 votes lors de l’élection parlementaire de décembre, mais le résultat de 68 votes est important et devrait continuer de créer des troubles politiques en Espagne.

Acquisition de trois nouveaux titres en Europe

Comme je l’ai mentionné précédemment, nous avons augmenté notre exposition aux actions de la zone euro et du Royaume-Uni au cours du quatrième trimestre de 2017. Nous avons pris une position initiale dans trois nouveaux titres européens :

  1. Reckitt Benckiser Group PLC (1,28 % du fonds au 31 déc. 2017). Cette société constitue un chef de file de l’industrie des produits de santé grand public, des produits hygiéniques et des produits ménagers. La cote de son action a été réduite en raison de craintes au sujet de sa croissance interne, mais ces inquiétudes sont à court terme comparativement aux moteurs de croissance structurelle à long terme de la catégorie.
  2. Mediobanca SPA (0,73 % du fonds au 31 déc. 2017). Une franchise de services bancaires d’investissement de pointe en Italie, Mediobanca utilise la forte capacité de son bilan ainsi que sa forte expérience en matière de conseils afin de pénétrer le secteur de la gestion du patrimoine plus stable et à rendement plus élevé.
  3. Vivendi SA (0,25 % du fonds au 31 déc. 2017). Grâce à sa division Universal Music Group, Vivendi constitue le plus grand détenteur de contenu de musique enregistrée et procure une exposition à la forte croissance et au revenu récurrent associés à la tendance favorisant les abonnements payants à la diffusion de musique en continu.

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1Source : estimations de FactSet Research Systems, MSCI. Le rendement des actions européennes est mesuré par l’indice MSCI Europe. Le rendement des actions américaines est mesuré par l’indice S&P 500.

2 Source : Estimations de FactSet Research Systems, MSCI, au 31 décembre 2017.

Renseignements importants
L’écart-type mesure la dispersion d’un éventail de points de données par rapport à la moyenne.

Le bénéfice par action fait référence aux bénéfices totaux d’une société divisés par le nombre d’actions en circulation.

Le rendement des capitaux propres est une mesure de la rentabilité qui représente le bénéfice net en pourcentage des capitaux propres.

Le levier financier mesure dans quelle proportion les exploitations d’une société sont financées à partir de capitaux d’emprunt ou de capitaux propres.

La prime de risque est le rendement excédentaire qu’un investisseur s’attend à recevoir d’un placement pour compenser le risque additionnel de celui-ci.

Le ratio cours-bénéfice prévisionnel est une variation du ratio cours-bénéfice, et est calculé en divisant le cours actuel de la société avec les bénéfices attendus, habituellement sur 12 mois ou sur une année financière complète.

L’indice MSCI Europe est un indice non géré, considéré comme étant représentatif des titres de pays européens. L’indice est calculé en utilisant le rendement net, qui tient compte des impôts applicables pour les investisseurs non-résidents.

L’indice S&P 500® est un indice non géré, considéré comme étant représentatif du marché boursier américain.

Les titres peuvent changer et ne constituent pas des recommandations d’achat ou de vente.

Les rendements passés ne garantissent pas les rendements futurs.

Le rendement d’un placement concentré dans des émetteurs d’une certaine région ou d’un certain pays devrait suivre de près les conditions de la région et être plus volatil qu’un placement diversifié géographiquement.

Les instruments dérivés peuvent être plus volatils et moins liquides que les placements traditionnels et sont assujettis aux risques du marché, des taux d’intérêt, de crédit, d’effet de levier, de contrepartie ou de gestion. Un placement dans un instrument dérivé pourrait entraîner une perte supérieure au montant investi.

Les risques liés aux placements dans des titres d’émetteurs étrangers, y compris les marchés émergents, peuvent inclure les fluctuations de change, l’instabilité économique et politique et les particularités fiscales des pays étrangers.

Les actions de croissance ont tendance à être plus sensibles aux changements dans leurs bénéfices et peuvent être plus volatiles.

Les actions de sociétés à moyenne capitalisation ont tendance à être plus vulnérables aux conditions adverses, peuvent être plus volatiles et peuvent être illiquides ou restreintes à la revente.

Le fonds est assujetti à certains autres risques. Veuillez lire le prospectus actuel pour obtenir plus de renseignements sur les risques associés à un placement dans un fonds.