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Mark Jason | 9 novembre 2015

Les enjeux macroéconomiques de la Chine et du Brésil font surgir des occasions sur les marchés boursiers

La chute des marchés boursiers et des devises a rendu l’évaluation des titres plus avantageuse qu’il y a trois mois à peine

De mémoire, le troisième trimestre de 2015 a été l’un des plus éprouvants pour l’Asie et l’Amérique latine, parce que les marchés boursiers et les devises ont chuté. Cela étant dit, la conjoncture boursière peut changer rapidement, mais l’équipe des actions de croissance internationales et mondiales d’Invesco estime que le repli boursier a rendu les marchés plus attrayants qu’il y a trois mois à peine pour les investisseurs à long terme.

Les sociétés chinoises s’adaptent à la « nouvelle normalité »

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le marché chinois a été agité au troisième trimestre et que les manchettes négatives se sont multipliées. Nous croyons que l’économie chinoise se transforme et arrive à maturité, si bien que nous entrevoyons une croissance nettement inférieure au taux actuel de 7 %1.

L’éclatement de la bulle immobilière et le repli qui a suivi ont eu une incidence sur les dépenses publiques. La chute du marché immobilier chinois a entraîné une diminution des recettes fiscales qui servent à financer les dépenses anticycliques, en particulier les infrastructures.

Les bénéfices des sociétés chinoises vont en diminuant, puisque les consommateurs chinois dépensent moins. Les sociétés s’adaptent à la « nouvelle normalité » et continuent de réviser leurs bénéfices à la baisse. La bonne nouvelle à court et à moyen termes est que l’économie chinoise semble en voie de se redresser.

Depuis le repli boursier, on trouve de bonnes occasions de placement en Chine, surtout dans le secteur des biens de consommation de base, car l’évaluation de ces titres a chuté. Ce repli nous a permis d’ajouter un nouveau titre au portefeuille – Kweichow Moutai Co., Ltd. (1,08 % de l’actif de la Catégorie croissance internationale Invesco et 1,09 % de l’actif de la Catégorie croissance mondiale Invesco au 30 septembre 2015). Moutai est la première marque de spiritueux chinois et fait partie intégrante de la culture chinoise. L’entreprise a vu le jour pendant la dynastie Qing il y a plusieurs siècles et elle détient aujourd’hui 58 % du marché2 des spiritueux haut de gamme en Chine. Elle dispose de liquidités nettes, a les marges bénéficiaires les plus élevées de sa catégorie, notamment une marge d’exploitation de plus de 70 %, et l’action se négocie à fort escompte par rapport aux cours antérieurs et à ses pairs mondiaux, soit à seulement huit fois3 son ratio VE-BAIIDA estimatif pour 2016. Le repli boursier local nous a donné la chance de commencer à investir dans ce titre.

Le Brésil tente de remonter la pente, mais la récession va probablement se poursuivre

Nous sommes d’avis que les politiques économiques de la présidente Dilma Rousseff ont contribué à déstabiliser l’économie brésilienne depuis son accession à la présidence en 2011. Ses politiques expansionnistes populistes malavisées ont plongé le pays dans une récession plus profonde que prévu, particulièrement en raison des dépenses budgétaires du Brésil. La faible croissance de la production industrielle et des dépenses de consommation a réduit les recettes fiscales nécessaires pour équilibrer les finances publiques du pays.

Aujourd’hui, on a l’impression que la présidente Rousseff s’efforce de prendre de meilleures décisions. À preuve, elle a nommé un ministre des Finances favorable aux marchés et dont la priorité est l’austérité budgétaire. Or, l’un de ses plus gros obstacles semble être de nature politique. Étant donné que son taux d’approbation a chuté à moins de dix pour cent, elle n’a pas suffisamment de poids politique pour faire adopter les réformes qui, selon nous, s’imposent. Sa popularité et sa capacité de gouverner sont à ce point diminués que beaucoup de gens demandent sa destitution. Jusqu’ici, les tentatives de la présidente Rousseff visant à instaurer un vaste programme de relance budgétaire n’ont rien donné.

Compte tenu du désordre politique et de la piètre conjoncture économique, la dette souveraine du Brésil a été rétrogradée en catégorie spéculative4.

La devise brésilienne, le real, est en chute libre parce que la conjoncture macroéconomique se détériore de jour en jour. Le real s’est déprécié de 27 %1 (par rapport au dollar américain) rien qu’au troisième trimestre et le taux d’inflation a atteint des sommets qui remontent à plus de une décennie, dans le passé tumultueux du Brésil. Nous nous attendons à ce que la croissance du produit intérieur brut remonte, mais la récession va probablement durer une autre année.

En investissant uniquement dans des titres de qualité, nous gardons confiance en nos placements même dans ce type de conjoncture. Le risque est omniprésent et nous l’évaluons quotidiennement. En ce moment, parce que nous sommes persuadés que l’évaluation des titres reflète déjà le ralentissement économique du Brésil, nous sommes satisfaits de la pondération et des titres en portefeuille de ce pays.

Un titre qui fait preuve de résilience est BM&F Bovespa, bourse d’actions et d’instruments dérivés du Brésil (1,22 % de l’actif de la Catégorie croissance internationale Invesco et 1,18 % de l’actif de la Catégorie croissance mondiale Invesco au 30 septembre 2015). Nous détenons aussi des actions de BRF S.A., plus gros producteur brésilien de protéines transformées (0,69 % de l’actif de la Catégorie croissance internationale Invesco et 0,65 % de l’actif de la Catégorie croissance mondiale Invesco au 30 septembre 2015), qui bénéficie de la dépréciation de la devise.

L’évaluation des titres produit des occasions de placement

Tandis que la poussière retombe sur un troisième trimestre éprouvant, nous profitons de la dislocation des cours pour améliorer la qualité du portefeuille.

Pour vous montrer combien les marchés dans lesquels nous investissons sont attrayants et la situation a changé rapidement, l’indice de croissance MSCI tous les pays Asie Pacifique se négociait à 13,1 fois le ratio cours-bénéfice (C-B) prévisionnel des douze prochains mois à la fin de juin. À la fin de septembre, il avait chuté à 11,7 fois le ratio C‑B, soit un recul de plus de 10 %5. Les marchés émergents ont enregistré une baisse encore plus marquée. Bref, ces marchés sont beaucoup plus attrayants aujourd’hui qu’il y a trois mois à peine.

Nous sommes très confiants en notre méthode de placement à long terme BQE (bénéfices, qualité et évaluation), fondée sur la sélection ascendante des titres et les caractéristiques fondamentales des entreprises. Nous croyons que c’est la meilleure façon d’investir dans une perspective à long terme.

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