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Invesco Canada | 9 novembre 2017

Les épargnants profitent de la transparence et du choix

J’ai lu récemment dans le Vancouver Sun un article d’opinion de Wanda Morris, vice-présidente, Action revendicatrice, à l’ACIR, dans lequel elle expose la position de son organisme sur la rémunération intégrée des conseillers financiers.

À Invesco, nous croyons fermement au rôle des conseillers et à leur efficacité à aider les Canadiens à mieux comprendre les questions financières.

Pendant de nombreuses années, Invesco a défendu le choix des épargnants dans le débat sur les fonds communs de placement et les structures de frais des courtiers. Nous estimons que c’est un enjeu important parce que les épargnants ne sont pas tous pareils et tous les épargnants n’ont pas besoin des mêmes structures de frais, n’en veulent pas ou n’en bénéficient pas.

Bien que je sois toujours disposé à aborder la question de la rémunération des conseillers avec le public, j’ai été bouleversé par les inexactitudes et les comparaisons choquantes qui se trouvent dans l’article de Mme Morris.

Premièrement, toute comparaison entre la rémunération des conseillers et l’esclavage est franchement inappropriée. Va pour les comparaisons avec les solutions à la piètre qualité de l’air ou à l’inégalité des revenus. Mais la comparaison avec l’esclavage va carrément trop loin.

Cela étant dit, cet article d’opinion renferme des affirmations qui méritent une réponse.

Mme Morris parle à répétition de « commissions cachées », ce qui induit carrément en erreur. La rémunération intégrée versée aux conseillers et à leurs courtiers est loin d’être cachée.

D’après un sondage mené par l’ACIR, 86,5 % des répondants étaient d’accord ou entièrement d’accord avec l’énoncé suivant : « procurer aux épargnants des renseignements supplémentaires à propos de tous les frais qu’ils paient sur chaque relevé (c.-à-d. les frais pour les conseils et la gestion de fonds) va améliorer leur capacité à prendre de bonnes décisions financières. »

Bonne nouvelle : La réglementation exige désormais que les relevés de comptes des clients renferment ces renseignements et c’est ce qui se produit dans le cadre de la phase II du modèle de relation client-conseiller (MRCC2). Même si la divulgation obligatoire est relativement récente, beaucoup de conseillers ont fourni ces renseignements tout au long de leur carrière lorsqu’ils rencontraient leurs clients. Alors, comment ces frais seraient-ils cachés?

Puisque tous les frais leur sont divulgués, les clients sont en mesure de prendre des décisions éclairées qui vont avoir une influence sur leur avenir financier. Les clients qui ne sont pas à l’aise avec les commissions intégrées se voient déjà offrir des solutions de rechange, notamment des conseillers à honoraires et le courtage à escompte. Interdire les commissions de suivi serait injuste pour les épargnants, qui perdraient immédiatement une option d’achat qui privilégie généralement les petits épargnants.

De plus, je suis entièrement en désaccord avec l’affirmation de l’auteure qui dit que toutes les formes de rémunération intégrée sont « foncièrement néfastes » et doivent être bannies.

Mme Morris déclare que 79 % des membres de l’ACIR (du moins parmi ceux qui ont répondu au sondage) voudraient que la rémunération intégrée soit bannie.

Les résultats du sondage ne m’étonnent pas, car il pousse le répondant à se prononcer en faveur de l’interdiction, entre autres en laissant entendre que la rémunération intégrée « peut » inciter les conseillers à recommander des produits qui sont dans leur intérêt, pas dans celui de leurs clients.

Bien que ce soit une possibilité, est-ce que cela se produit réellement? Cette affirmation est pour le moins discutable; les sociétés de fonds communs de placement indépendantes qui enregistrent les meilleures ventes paient généralement la rémunération intégrée au taux de 1 %, soit la norme de l’industrie. Il y a eu bien sûr des cas problèmes; les cas les plus notables ont été traités par la CVMO en lien avec les pratiques commerciales des sociétés.

Par ailleurs, l’affirmation selon laquelle les sociétés de fonds communs de placement se font concurrence entre elles pour obtenir la loyauté des conseillers en leur versant des commissions de vente exagérées ne tient pas la route.

Or, cette perception de conflit d’intérêts est grave. Heureusement, elle peut être résolue simplement en réglementant un prix fixe pour la rémunération intégrée des conseillers, ce qu’Invesco a réclamé dans sa proposition aux organismes de réglementation. Si le taux de rémunération intégrée de tous les fonds sans honoraires était uniforme, soit 1 %, il ne pourrait pas y avoir de conflits d’intérêts dans les recommandations de fonds. Étant donné que cela s’appliquerait seulement à la rémunération intégrée, le modèle à honoraires, qui évolue rapidement, ne serait pas touché.

Mme Morris décrie la pratique « d’immobilisation » des actifs d’un client au moyen de frais de rachat punitifs. Ici, elle fait allusion aux frais d’acquisition reportés (FAR). Invesco soutient les organismes de réglementation qui examinent l’utilisation des FAR et débattent de ses bienfaits avec les cabinets de courtage. Il est bon de souligner que les FAR peuvent dissuader les épargnants de prendre des décisions irréfléchies, comme liquider leurs titres lors de replis boursiers.

Bien qu’il existe des conflits d’intérêts dans l’industrie de la finance, je ne crois pas que ce soit le cas du système de commissions entièrement transparentes en vigueur actuellement.

À Invesco, nous revendiquons haut et fort le choix et la transparence sur le marché et sommes persuadés que l’interdiction de la rémunération intégrée ferait plus de tort que de bien. Le mode de rémunération des conseillers par les clients ne devrait pas avoir d’importance, pourvu qu’il soit transparent, que les deux parties se soient entendues et que les conseils prodigués fassent passer les intérêts des clients en premier.

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