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Perspectives, commentaire et expertise de placement

Richard Nield | 16 février 2016

Nous sommes à la recherche de sociétés qui peuvent survivre et réussir malgré une conjoncture de faibles prix du pétrole

Notre stratégie est sous-exposée aux titres énergétiques, mais nous sommes à la recherche d’occasions

Par le passé, l’équipe de croissance internationale et mondiale d’Invesco a adopté une position sous-pondérée au secteur de l’énergie. En effet, nous estimons qu’au cours d’un cyclique économique, peu de producteurs de pétrole et de gaz peuvent constamment enregistrer des revenus supérieurs aux coûts des capitaux. De plus, nous observons beaucoup de dirigeants favoriser la croissance du volume au détriment des rendements – une stratégie qui finit par faire chuter les prix au point de rentabilité médian ou en deçà de ce point. Toutefois, sous l’effet du récent carnage dans les marchés pétroliers, nous commençons à analyser certaines sociétés du secteur de l’énergie dans le cadre de notre recherche d’occasions.

Il sera essentiel de mettre l’accent sur la qualité pour dénicher des sociétés qui peuvent survire et réussir dans cette conjoncture. Étant donné que la plupart des sociétés énergétiques ne sont pas en mesure d’obtenir de nouveaux prêts, leurs seules options sont la réduction des dividendes, la dilution du capital action à coût élevé et l’aliénation d’actifs de grande qualité. Nous nous attendons à ce que plusieurs sociétés déclarent faillite en 2016.

Nos perspectives sur le pétrole

Selon nous, le coût du baril de pétrole à 31 $US n’est pas économiquement viable pour l’industrie, et l’offre doit être réduite d’au moins 1,5 million de barils par jour pour ramener l’équilibre entre l’offre et la demande. Nous devrions observer une baisse de la production au cours de la deuxième moitié de 2016 puisque les sociétés réduisent leurs dépenses en immobilisation à des niveaux de maintenance. En effet, le nombre d’appareils de forage en Amérique du Nord a chuté de 57 % sur une base annuelle et de plus de 63 % par rapport au sommet de 2014† . Toutefois, les Saoudiens semblent prêts à subir des déficits importants afin d’éliminer la concurrence sur le marché.

Bien que les sociétés de moins bonne qualité aient tendance à obtenir des rendements supérieurs lors de reprises à court terme des prix des marchandises, nous estimons que les sociétés à grande capitalisation de grande qualité constituent les meilleurs placements à long terme puisque le prix du baril de pétrole ne devrait pas atteindre 80 $US d’ici peu. En plus d’une croissance mondiale beaucoup plus élevée, il faudrait que le dollar américain baisse pendant un certain temps pour que les prix des marchandises montrent des tendances positives à long terme. Étant donné que les taux de rendement des obligations d’État américaines sont supérieurs à ceux d’autres marchés développés, il serait nécessaire que cet écart se resserre pour que le dollar américain se déprécie.

Nos titres énergétiques

Notre titre pétrolier le plus important est Suncor Energy Inc. (pondération de 0,90 % dans la Catégorie croissance mondiale Invesco, de 1,75 % dans le Fonds d’excellence canadien de croissance Invesco et de 1,23 % dans le Fonds équilibré canadien Invesco au 31 décembre 2015), une société intégrée des sables bitumineux canadiens qui affiche l’un des bilans les plus sains du secteur, qui possède certains des actifs des sables bitumineux les moins coûteux et qui compte sur un profil de production à long terme. Suncor tire profit du repli en faisant l’acquisition des actions de Canadian Oil Sands Ltd. (cette société ne fait pas partie des fonds mentionnés cidessus au 31 décembre 2015). Cette entente ferait augmenter la participation de Suncor dans le projet des sables bitumineux de Syncrude, le projet de sable bitumineux le plus important au monde dont les réserves prouvées et probables se chiffrent à 40 ans.

Royal Dutch Shell PLC, un autre de nos titres énergétiques, a fait l’acquisition de BG Group PLC dans une période où bien peu de sociétés ont les bilans nécessaires pour même envisager à effectuer une telle transaction. (Royal Dutch Shell a une pondération de 1,01 % dans la Catégorie croissance européenne Invesco et de 0,78 % dans la Catégorie croissance mondiale Invesco au 31 décembre 2015. BG Group n’est pas représenté dans ces fonds.)

Nous estimons que des sociétés comme Suncor et Royal Dutch Shell tirent bien leur épingle du jeu pendant ces périodes baissières et devraient obtenir des rendements supérieurs à long terme dans une conjoncture caractérisée par de faibles prix du pétrole.

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Remarque : Richard Nield est gestionnaire de portefeuille principal à Invesco Ltd. Invesco Canada est une filiale indirecte d’Invesco Ltd.

Toutes les données fournies proviennent d’Invesco à moins d’indication contraire.

† Source : Baker Hughes et Invesco, 29 janvier 2016

Les risques des placements dans des titres d’émetteurs étrangers, y compris les émetteurs des marchés émergents, peuvent comprendre les fluctuations des devises étrangères, l’instabilité politique et économique, et les problèmes d’imposition étrangère

Les entreprises faisant affaire dans le secteur de l’énergie peuvent être touchées de façon négative par les règles étrangères, fédérales et d’État en matière de production de l’énergie, de distribution et de vente ainsi que de l’offre et de la demande des ressources de l’énergie. La volatilité à court terme des prix de l’énergie peut faire fluctuer les cours boursiers.

Les marchandises peuvent assujettir un épargnant à une volatilité accrue par rapport aux titres traditionnels, comme les actions et les obligations, et peuvent fluctuer de façon importante en fonction des développements politiques, fiscaux, en matière de réglementation et boursiers.

En général, les titres fluctuent, parfois de façon importante, en réponse aux activités spécifiques à la société ou aux conditions boursières, économiques ou politiques.