Blogue Invesco Canada

Perspectives, commentaire et expertise de placement

Clas Olsson | 30 novembre 2016

Perspectives 2017 : Les actions internationales analysées en fonction de la méthode BQE

À l’aube de 2017, les perspectives générales à court terme des actions internationales semblent encore quelque peu divergentes, compte tenu d’une combinaison de risques macroéconomiques mondiaux. À notre avis, parmi les plus grands risques, on dénote l’instabilité possible liée au Brexit et à la zone euro, le désendettement dans les plus grands marchés émergents et l’incertitude créée par les récentes élections présidentielles aux États-Unis de même que les élections prochaines en Allemagne et en France.

Que les perspectives des actions soient positives, négatives, ou mitigées, l’équipe des actions de croissance internationales et mondiales d’Invesco utilise l’analyse ascendante pour découvrir des occasions de placement, en évaluant les entreprises selon leurs bénéfices, leur qualité et leur évaluation (BQE). Voici un aperçu des tendances qui se dessinent et de la perception que nous en avons à travers notre lentille BQE.

Pays industrialisés : Des taux d’intérêt « bas pendant un certain temps encore »

Aux États-Unis, la Réserve fédérale américaine a révisé à la baisse ses hausses de taux d’intérêt pour 2017 et 2018, indiquant que les taux vont demeurer « bas pendant un certain temps encore ». En Europe, la Banque centrale européenne a maintenu son programme de relance, signalant que les autorités n’entrevoient pas de risque immédiat pour la reprise dans la région. Et, au Japon, dans un contexte d’inflation à la baisse, d’augmentation des rendements obligataires à long terme et d’appréciation du yen, la Banque du Japon a dévoilé de nouveaux mécanismes de gestion de la politique monétaire en septembre et décidé de maintenir les taux à long terme près de 0 % et l’inflation à environ 2 %.

Marchés émergents : Ralentissement de la croissance à l’horizon?

Les attentes voulant que les taux d’intérêt aux États-Unis demeurent bas pendant un certain temps encore ont contribué à améliorer la confiance des investisseurs à l’égard des marchés émergents (ME) en 2016. L’augmentation des prix des marchandises s’est également avéré un atout. Cependant, à notre avis, les plus grandes économies des ME, comme la Chine et le Brésil, ont besoin d’une période prolongée de désendettement. Ce processus réduirait probablement leur taux de croissance et freinerait la hausse des prix des marchandises.

Le ralentissement de la croissance en Chine représenterait aussi un obstacle pour de nombreux plus petits pays de l’Asie orientale dont l’économie repose en plus grande partie sur les exportations vers la Chine. Par conséquent, la croissance de beaucoup de ces marchés émergents risque de continuer de dépendre énormément de la reprise américaine au cours de la prochaine année. Cette conjoncture économique difficile alimente la volatilité et disloque les marchés boursiers, ce qui procure de meilleures occasions de placement aux investisseurs à long terme comme nous.

Analyse de la méthode BQE

Quelle que soit la conjoncture macroéconomique, l’équipe s’en tient à sa méthode de placement BQE, qui a pour but d’identifier les titres de croissance de grande qualité qui se négocient à un cours avantageux.

Bénéfices. La conjoncture difficile des bénéfices qui perdure depuis quelques années s’est améliorée en 2016, alors que le rythme des décotes des bénéfices par actions des sociétés mondiales a diminué. Même si des révisions à la baisse ont eu lieu au Japon, en Asie excluant le Japon, et dans les ME vers la fin de l’année, les États-Unis et l’Europe ont vu leur cote des bénéfices et des ventes remonter. Comme l’économie du Japon est fortement axée sur les exportations, beaucoup de sociétés japonaises ont souffert de l’appréciation du yen. L’Asie excluant le Japon a subi les contrecoups de la vigueur du billet vert du fait que bon nombre de devises asiatiques sont à peu près à parité avec le dollar américain.

Nous n’avions pas assisté à des révisions à la hausse des bénéfices nets en Europe depuis 2010. Elles proviennent surtout du Royaume-Uni, notamment en raison de la dépréciation de la devise, mais aussi de la Suisse, de l’Allemagne et de l’Espagne. Difficile à dire si ces révisions à la hausse vont se poursuivre, mais celles provoquées par la fluctuation des devises sont habituellement de courte durée, car il faut une amélioration des caractéristiques fondamentales de l’économie pour qu’elles soient viables.

On demande souvent à l’équipe si elle couvre les positions de change. Nous ne couvrons les positions de change d’aucune de nos stratégies pour les quatre grandes raisons que voici :

  1. Même si les positions de change provoquent une certaine volatilité à court terme, nous ne croyons pas qu’elles ont une grande incidence sur le rendement à long terme
  2. À notre avis, l’un des principaux avantages que les fonds internationaux procurent aux épargnants canadiens est une moins forte corrélation avec le marché canadien. En couvrant nos positions de change, la corrélation serait plus forte et cela réduirait les bienfaits liés à la diversification
  3. La couverture des positions de change est redondante dans une large mesure car de nombreuses entreprises étrangères exercent leurs activités à l’échelle mondiale et effectuent des opérations dans de nombreuses devises, sans compter que la majorité d’entre elles couvrent directement leurs positions de change
  4. Enfin, la couverture des positions de change coûte cher et peut accroître l’effet de levier du portefeuille, ce qui n’est pas souhaitable

Qualité. Le rendement des capitaux propres (RCP) des entreprises est en baisse depuis 2012 à l’échelle mondiale et ne montre aucun signe d’amélioration. Il est peu probable que la situation prenne du mieux tant que les entreprises n’enregistreront pas une croissance des ventes. Cela étant dit, les stratégies gérées par l’équipe des actions de croissance internationales et mondiales d’Invesco ont toutes des RCP qui sont de 5 à 10 % plus élevés que leur point de repère respectif.

Évaluation. Puisque les marchés sont en hausse et que les bénéfices stagnent, la plupart des évaluations régionales ont augmenté en 2016. Dans l’ensemble, les titres des marchés des pays industrialisés semblent encore proches de leur pleine évaluation, malgré la recrudescence des risques macroéconomiques et les perspectives de bénéfices peu reluisantes pour l’année qui vient.

Si l’on considère la dispersion des évaluations comme un indicateur d’occasions de placement, les ME semblent les plus attrayants, quoique moins qu’au début de 2016 en raison de la forte remontée des ME, et les États-Unis semblent les moins intéressants.

S'abonner au blogue

Abonnez-vous pour être informé sur la publication de : *


Voulez-vous vous abonner an anglais?

Abonnez-vous pour recevoir des courriels d’Invesco Canada Ltée au sujet de ce blogue. Pour vous désabonner, veuillez nous envoyer un courriel à blog@invesco.ca ou communiquez avec nous.

À moins d’indication contraire, les données sont au 30 septembre 2016.

Les opinions exprimées ci-dessus sont celles de l’auteur; elles sont fondées sur la conjoncture actuelle et peuvent changer sans préavis. Ce billet de blogue ne fait pas partie d’un prospectus, contient des renseignements généraux seulement et ne tient pas compte des objectifs individuels, de la situation fiscale ni des besoins financiers d’un particulier. Le présent billet de blogue ne vise pas à recommander une stratégie de placement à un épargnant en particulier. Bien que nous ayons pris soin de nous assurer que les renseignements figurant dans le présent billet de blogue sont exacts, nous n’assumons aucune responsabilité en cas d’inexactitudes, d’erreurs ou d’omissions ni en cas de préjudices subis pour avoir agi sur la foi des renseignements figurant dans le présent billet de blogue. Les opinions et les prévisions sont susceptibles de changer sans préavis. La valeur des placements et les revenus peuvent fluctuer (cela peut être en partie attribuable aux fluctuations de change) et il se peut que les épargnants ne récupèrent pas le montant du placement initial.

Les opinions exprimées ci-dessus se fondent sur la conjoncture actuelle et peuvent changer sans préavis; elles ne doivent pas être interprétées comme des conseils particuliers en matière de placement. Les énoncés prospectifs ne sont pas garants du rendement futur. Ces énoncés comportent des risques et des incertitudes et sont fondés sur des hypothèses. Bien que ces énoncés reposent sur des hypothèses que nous jugeons raisonnables, nous ne pouvons pas vous garantir que les résultats réels ne différeront pas de ces estimations.

InvescoMD et toutes les marques de commerce afférentes sont des marques de commerce d’Invesco Holding Company Limited, utilisées aux termes d’une licence. Invesco est une dénomination sociale enregistrée d’Invesco Canada Ltée. © Invesco Canada Ltée, 2016.