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Kristina Hooper | 14 juillet 2021

Perspectives de mi-année : Accélération économique et inflation temporaire en perspective

Boussole hebdomadaire des marchés : Selon notre scénario de base de 2021, les économies devraient s’accélérer à mesure qu’elles rouvriront et toute hausse de l’inflation en découlant sera temporaire.

En un peu plus d’un an, le monde a vécu des bouleversements incroyables : il a été plongé dans une pandémie qui a provoqué une récession mondiale. Depuis le début de la pandémie, nous avons cherché à donner un sens à ce scénario de type « cygne noir » et partagé nos points de vue et nos perspectives avec nos clients.

Nos dernières perspectives remontent à la fin de l’année dernière, alors que nous vous avions fait part de nos attentes pour 2021. Alors, notre scénario de base prévoyait le déploiement de vaccins efficaces qui allait raviver la confiance des investisseurs et faire chuter les taux d’infection, ce qui permettrait une forte réouverture de l’économie américaine au deuxième trimestre, suivie de la zone euro. Nous avons privilégié les actifs risqués et les titres cycliques plutôt qu’à caractère défensif dans ce contexte. C’est grosso modo ce qui s’est produit.

Alors que nous tournons notre regard vers la deuxième moitié de 2021, l’équipe d’Invesco a de nouveau réuni certains de ses plus grands spécialistes en placement et des leaders d’opinion pour vous offrir une mise à jour de mi-année de nos perspectives. Pour continuer de couvrir l’étendue des scénarios possibles dans la conjoncture actuelle, nous vous proposons un scénario de base, que nous considérons comme étant le plus probable et deux autres scénarios possibles en fonction de deux risques extrêmes.

Notre scénario de base : une forte réaccélération de l’économie accompagnée d’une période d’inflation temporaire

Selon notre scénario de base, les économies devraient s’accélérer à mesure qu’elles rouvriront et toute hausse de l’inflation en découlant sera temporaire. À notre avis, le déploiement des vaccins a été très efficace aux États-Unis, au point où le pays devrait dominer la reprise économique mondiale, tandis que la croissance économique de la Chine va ralentir. Le Royaume-Uni et la zone euro vont probablement suivre dans la foulée de la reprise américaine, tandis que certains pays des marchés émergents vont tirer de l’arrière, parce qu’ils éprouvent des difficultés à vacciner leur population, ce qui risque de provoquer çà et là une résurgence des cas de COVID-19. Lorsque les économies vont rouvrir et que les dépenses vont augmenter, l’inflation risque de monter en flèche, surtout aux États-Unis et la Réserve fédérale américaine (Fed) s’y attend, mais nous nous attendons à ce qu’elle redescende à un taux un peu plus élevé qu’avant la crise, mais pas suffisamment élevé pour inciter les grandes banques centrales à adopter des mesures draconiennes. À plus long terme, nous prévoyons que la démographie et l’innovation vont exercer des pressions à la baisse sur le taux d’inflation.

Notre scénario de base prévoit que les investisseurs seront récompensés pour s’être exposés à plus de risques et c’est la raison pour laquelle nous privilégions les actions, l’immobilier et les métaux industriels. Comme nous entrevoyons une forte reprise économique, du côté des actions, nous préférons les titres de valeur à ceux de croissance et les entreprises des secteurs de l’industrie, des matériaux et des services financiers aux titres à caractère défensif. De plus, nous privilégions les actions de sociétés à plus petite capitalisation. Sur les marchés des titres à revenu fixe, nous croyons que les obligations à rendement élevé et de première qualité vont surclasser les obligations d’État. Du point de vue géographique, nous privilégions l’Europe et les marchés émergents qui, selon nous, devraient être avantagés par l’anticipation d’une amélioration de la croissance économique et de la dépréciation du dollar.

Risque extrême 1 : Résurgence de la pandémie

Notre premier scénario de risque extrême envisage une résurgence de la pandémie par suite de la propagation de mutations virales plus puissantes contre lesquelles les vaccins actuels sont beaucoup moins efficaces. À notre avis, cela aurait un impact négatif sur la croissance économique mondiale, mais nous croyons que l’impact ne serait pas aussi dramatique que lors de la première vague de COVID-19, parce que les économies ont appris à s’adapter aux mesures de confinement et développé d’autres outils pour contrôler la propagation de la pandémie. Les économies des marchés émergents seraient probablement les plus durement touchées en raison de leurs infrastructures de soins de santé plus limitées et des taux de vaccination plus bas.

Dans une conjoncture de croissance aussi faible, nous privilégierions l’or, la dette souveraine, les obligations de bonne qualité et les liquidités. Au sein des actions, nous aurions une préférence pour les sociétés à caractère défensif dotées de flux de trésorerie stables et de marges bénéficiaires plus élevées. En revanche, les secteurs cycliques risquent d’obtenir de moins bons rendements, car l’arrêt de la récente rotation vers les titres de valeur pénaliserait les sociétés de services financiers en raison de l’aplatissement de la courbe des taux.

Risque extrême 2 : Taux d’inflation élevé

Notre deuxième scénario de risque extrême décrit une forte réaccélération de l’économie accompagnée d’une hausse plus persistante de l’inflation. Dans ce scénario, nous croyons qu’une croissance rapide s’accompagnerait d’une accélération de l’inflation. Les marchés anticiperaient une inflation plus élevée et un resserrement de la politique de la Fed, ce qui aurait pour effet d’accentuer la pentification de la courbe des taux en raison de l’anticipation d’une hausse du taux d’inflation, mais aucune hausse des taux de la Fed ne se profile pendant la période visée par notre scénario, qui est de un an.

Advenant un tel scénario, nous privilégierions les produits de base, les actions, l’immobilier et les obligations protégées contre l’inflation. Du côté des actions, nous nous attendrions à une dispersion accrue des rendements sectoriels, exacerbée par des différences de sensibilité aux taux d’intérêt, et à ce que les sociétés de services financiers bénéficient d’une courbe de taux plus pentue. Les secteurs de longue durée, tels que les biens de consommation de base, les soins de santé et les technologies de l’information, risquent d’obtenir de moins bons rendements, tandis que les secteurs dont les caractéristiques s’apparentent aux actifs réels, tels que l’industrie, les matériaux et l’énergie, devraient obtenir de meilleurs rendements. En ce qui a trait aux titres à revenu fixe, nous croyons que les titres de créance risqués, à l’exception des titres des marchés émergents, vont surclasser les obligations d’État.

À surveiller

Étant donné le caractère unique de la présente crise économique, de nombreux facteurs vont dicter le chemin de la reprise économique pendant la deuxième moitié de 2021 et à plus long terme. Nous allons suivre de près les taux de vaccination et le nombre de cas d’infection à la COVID-19, de même que les politiques budgétaires et monétaires et la conjoncture économique tout au long de la deuxième moitié de 2021.

Lisez l’intégral de nos Perspectives de mi-année

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Image d’en-tête du blogue : Jeremy Pawlowski / Stocksy

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La courbe des taux illustre les taux d’intérêt, à un moment précis, de différentes obligations ayant la même cote de solvabilité, mais différentes dates d’échéance et sert à projeter les variations des taux d’intérêt et l’évolution de l’activité économique.

Les actions de petites et moyennes entreprises sont habituellement plus vulnérables aux événements défavorables, peuvent être plus volatiles et illiquides ou faire l’objet de restrictions à la revente.

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La rentabilité des entreprises du secteur des services financiers dépend de la disponibilité et du loyer de l’argent et peut fluctuer considérablement en fonction des changements de réglementation gouvernementale, de la variation des taux d’intérêt et des conditions économiques en général. Ces entreprises ont souvent un fort levier financier.

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Le secteur des soins de santé est exposé à des risques liés à la réglementation gouvernementale, à l'obsolescence causée par les avancées scientifiques et les innovations technologiques.

De nombreux produits et services offerts dans les industries liées aux technologies de l’information sont soumis à une obsolescence rapide, ce qui pourrait réduire la valeur des émetteurs.

Les titres à revenu fixe sont exposés au risque de crédit de l’émetteur et aux retombées des fluctuations de taux d’intérêt. De manière générale, les cours des obligations baissent lorsque les taux d’intérêt augmentent, et vice versa; c’est ce que l’on appelle le risque de taux d’intérêt. Un émetteur peut être incapable de rembourser les intérêts ou le capital de ses emprunts, ou les deux, ce qui fait chuter la valeur de ses titres de créance et abaisse sa note de crédit.

Un style de placement axé sur la valeur est assujetti au risque que les évaluations ne s’améliorent jamais ou que les rendements demeurent inférieurs à ceux d’autres styles de placement ou de l’ensemble des marchés boursiers.

Les actions de croissance ont tendance à être plus sensibles à la variation des bénéfices de l’émetteur et peuvent être plus volatiles.

Les produits de base peuvent exposer un investisseur à une plus grande volatilité que les titres traditionnels comme les actions et les obligations et leurs prix peuvent varier considérablement en fonction des conditions météorologiques, de la politique, des règles fiscales, ainsi que des changements réglementaires et de la conjoncture boursière.

Les fluctuations du prix de l’or et des métaux précieux pourraient nuire à la rentabilité des entreprises du secteur de l’or et des métaux précieux. Les changements de conjoncture politique ou économique des pays où les entreprises du secteur de l’or et des métaux précieux exercent leurs activités pourraient avoir une incidence directe sur le prix de l’or et des métaux précieux.

Les émetteurs de titres de créance souverains ou les autorités gouvernementales qui en contrôlent le remboursement pourraient ne pas être en mesure ou ne pas vouloir rembourser le capital ou les intérêts à l’échéance et le fonds dispose parfois de recours limités en cas de défaillance. Sans même demander l’approbation des créanciers, certains débiteurs publics peuvent réorganiser ou restructurer le remboursement de leur dette ou décréter un moratoire sur les paiements.

En règle générale, les cours des actions fluctuent, parfois même considérablement, en réaction aux activités de la société émettrice, ainsi qu’à la conjoncture des marchés en général, à la situation économique et au climat politique.

Les placements dans des instruments immobiliers peuvent fluctuer en fonction de facteurs économiques, juridiques ou environnementaux qui se répercutent sur les valeurs des biens, les loyers ou les taux d’occupation des immeubles. Les entreprises immobilières, y compris les FPI ou des structures similaires, sont généralement des sociétés à petite ou moyenne capitalisation et leurs actions peuvent être plus volatiles et moins liquides.

Les opinions exprimées ci-dessus sont celles de l’auteure au 28 juin 2021. Ces commentaires ne doivent pas être interprétés comme des recommandations, mais comme une illustration des grands thèmes. Les énoncés prospectifs ne garantissent pas le rendement. Ils comportent des risques et des incertitudes et sont fondés sur des hypothèses; nous ne pouvons pas vous garantir que les résultats réels ne différeront pas considérablement de ces estimations.