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Matt Peden | 15 juin 2016

Quel serait l’impact sur les actions européennes d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’UE?

Le « Brexit » dominant l’actualité, les actions européennes et britanniques ont enregistré des ventes massives à l’approche du référendum qu’organise le Royaume-Uni sur son appartenance à l’Union européenne. En outre, la livre sterling s’est fortement dépréciée. Malgré la volatilité qu’il génère, j’estime que ce vote aura finalement assez peu d’impact sur l’économie britannique à long terme, quel que soit le résultat du scrutin.

Les précieux avantages conférés par l’appartenance à l’Union européenne, notamment les accords existants (intérieurs et extérieurs) sur les échanges commerciaux, s’accompagnent également de quelques inconvénients dus à sa nature bureaucratique et peu capitaliste, comme l’a montré la médiocre gestion des crises de la dette souveraine et des migrants.

Quel que soit le résultat du vote, nous pensons que le Royaume-Uni tirera son épingle du jeu à long terme, grâce à son économie bien structurée et orientée sur le marché, ses nombreuses entreprises novatrices et de premier plan, sa main-d’œuvre qualifiée, la force de ses règles de droit et l’intelligence de sa politique fiscale pour les entreprises. De plus, dans le cas d’une décision de sortie, nous pensons que l’Union européenne subirait une pression considérable pour négocier avec le Royaume-Uni des accords commerciaux comparables à ceux en vigueur à l’heure actuelle, puisqu’il s’agit d’un de ses principaux partenaires économiques dont la présence est vitale pour relancer son économie chancelante.

Dans l’ensemble, les turbulences boursières et la volatilité des taux de change devraient s’estomper, une fois le référendum passé, et celui-ci aura pour l’économie du Royaume-Uni un effet probablement négligeable à long terme, peu importe la décision des électeurs. En cas de victoire du camp du Brexit, l’effet le plus problématique à long terme se posera davantage à l’Union européenne qu’au Royaume-Uni, particulièrement si celui-ci réussit sa sortie. En effet, le cas échéant, d’autres pays pourraient se demander si les avantages de l’Union européenne supplantent réellement ses inconvénients et finalement décider d’emboîter le pas au Royaume-Uni dans une dynamique qui affaiblirait grandement l’Union européenne.

Je ne peux en aucun cas prévoir ce que le reste de l’année réserve aux marchés boursiers européens, mais, je continuerai à gérer le Fonds Europlus Trimark comme nous l’avons fait au cours des six dernières années, peu importe le résultat du vote, en privilégiant l’investissement dans des sociétés européennes de haute qualité qui génèrent d’importants flux de trésorerie ainsi qu’un rendement élevé de leurs capitaux propres et bénéficient également d’importants facteurs de croissance interne tout en demeurant protégées par un avantage concurrentiel durable.

Le référendum au Royaume-Uni ne change pas notre approche et nous continuons à miser sur toute occasion révélée par la volatilité temporaire que cette incertitude suscite.

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