Blogue Invesco Canada

Perspectives, commentaire et expertise de placement

Jim Young | 19 août 2015

Question : Les rendements des actions dépendent-ils des faibles taux d’intérêt?

Question : Dans quelle mesure l’absence de solutions de rechange aux actions fait-elle grimper les rendements boursiers? Une hausse des taux d’intérêt suffirait-elle à provoquer un exode des capitaux des marchés boursiers si les rendements obligataires devenaient plus attrayants?

En ce moment, les taux sont tellement bas qu’il faudrait une hausse marquée des taux d’intérêt pour que les taux obligataires deviennent attrayants. En ce qui concerne l’évaluation des actions, à mon avis, nous sommes en milieu de cycle et il n’y a pas vraiment d’excès dans le système à l’heure actuelle. Le taux d’inflation est bas, les liquidités sont abondantes et les évaluations ne sont pas exagérées. Le milieu de cycle, c’est l’étape pendant laquelle les investisseurs digèrent ce qui s’est passé en début de cycle, dans le cas présent, les gains des cinq ou six dernières années. Puis, lorsque la croissance économique s’accélère, on passe à la partie du cycle où les cours évoluent en fonction des bénéfices; cette phase dure en général trois ou quatre ans, jusqu’à ce que l’inflation et les taux d’intérêt augmentent suffisamment pour ralentir le tout. Le système tourne tellement au ralenti en ce moment que je crois que nous sommes encore loin de la fin du cycle. Les taux d’intérêt vont probablement augmenter, ce qui mettrait enfin un terme à la politique de taux zéro, mais ils devraient demeurer relativement bas, car je doute que le taux d’inflation augmentera sensiblement au cours des prochaines années.

Dans une optique à plus long terme, nous sommes essentiellement dans une phase désinflationniste ou quasi déflationniste. Cette situation découle en grande partie des initiatives de réductions de coûts principalement en matière de technologie, mais aussi à l’arbitrage du travail dans le monde entier. Sans pressions à la hausse sur les coûts, le taux d’inflation demeure bas. Lorsque c’est le cas, il est peu probable que les taux d’intérêt augmentent de beaucoup. Par conséquent, rien ne menace réellement les perspectives de croissance pour les prochaines années, sinon quelques perturbations géopolitiques imprévisibles.

En ce moment, tout va relativement bien : les marchés sont en légère hausse et je crois qu’ils seront davantage soutenus par les bénéfices des sociétés au cours des prochaines années. D’ailleurs, le Fonds de sociétés américaines Trimark est positionné en conséquence. Je ne vois aucune menace qui plane sur les actions pour le moment. Le seul excès qui me vient en tête est l’excès de prudence de la part de la majorité des investisseurs. Leur actif n’est pas pleinement investi en raison de la conjoncture, si bien qu’ils ont trop d’encaisse et trop de capitaux investis sur le marché obligataire.

Éventuellement, j’entrevois un changement de répartition de l’actif en vue d’un retour sur les marchés boursiers et je suis persuadé que cette tendance se poursuivra pendant plusieurs années.

S'abonner au blogue

Abonnez-vous pour être informé sur la publication de : *


Voulez-vous vous abonner an anglais?

Abonnez-vous pour recevoir des courriels d’Invesco Canada Ltée au sujet de ce blogue. Pour vous désabonner, veuillez nous envoyer un courriel à blog@invesco.ca ou communiquez avec nous.