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Alessio de Longis | 28 mai 2021

Répartition tactique de l’actif : mai 2021

Nous nous attendons à ce que l’économie mondiale reste en mode expansionniste et à ce que l’inflation évolue conformément aux tendances cycliques passées. L’inflation devrait, selon nous, se stabiliser vers la fin de 2021, mais nous suivons son évolution dans l’ensemble des catégories et accordons une attention particulière aux attentes salariales et inflationnistes.

Nous continuons de surpondérer les actions et les titres de créance risqués au détriment des obligations de qualité investissement et des obligations d’État et continuons d’accorder notre préférence aux segments cycliques du marché.

Le point sur la situation macroéconomique

Le cycle mondial poursuit son expansion, affichant une croissance supérieure à la tendance à long terme et appelée à s’améliorer, tant sur les marchés développés que sur les marchés émergents. D’après nos indicateurs, le momentum économique s’étendrait à tous les grands pays. À l’échelle régionale, le dynamisme le plus fort est observé dans la zone euro et au Royaume-Uni, où les sondages auprès des entreprises continuent de rendre compte d’une solide remontée des attentes à l’égard de la demande et de la production, alliée à l’affaissement des stocks et à une amélioration constante de la confiance des consommateurs. Ces dynamiques font croître la probabilité de bonnes surprises en matière de croissance dans cette région au cours de la deuxième moitié de 2021, dans un contexte de redémarrage des économies et de poursuite de la vaccination.

Notre analyse de l’appétit pour le risque à l’échelle mondiale donne à penser que la confiance des investisseurs continue de se raffermir, ce qui montre que les attentes de croissance continuent d’être revues à la hausse.

Figure 1 : L’expansion se poursuit dans l’ensemble des régions et le momentum est fort dans la zone euro et au Royaume-Uni

Sources : Bloomberg L.P. et Macrobond. Recherche et calculs d’Invesco Investment Solutions. Indicateurs économiques avancés exclusifs d’Invesco Investment Solutions. Données des régimes macroéconomiques au 30 avril 2021. Les indicateurs avancés sont des mesures exclusives et prospectives du niveau de croissance économique. L’indicateur du cycle d’appétit pour le risque mondial (GRACI) est une mesure exclusive de l’humeur des marchés à l’égard du risque. Un indicateur supérieur (ou inférieur) à zéro signifie que l’humeur à l’égard du risque est supérieure (ou inférieure) à la moyenne. À titre d’illustration seulement.

Un examen plus attentif de l’inflation

Comme nous l’avons mentionné dans notre dernière mise à jour, les conditions macroéconomiques de l’année écoulée ont généralement évolué conformément aux tendances cycliques passées. L’inflation commence à augmenter sur fond de croissance supérieure à la tendance et d’amorce d’une phase d’expansion économique. Cette conjoncture reflationniste se reflète assez généralement dans les cours des titres de l’ensemble des catégories d’actifs, des régions, des secteurs et des styles de gestion. Dans certains cas, la vigueur de ce mouvement de reflation alimente les craintes inflationnistes, car les investisseurs redoutent que la hausse de l’inflation, considérée comme un phénomène cyclique souhaitable, se transforme en problème à long terme plus durable et dommageable.

Nous nous attendons à ce que l’inflation globale et l’inflation de base augmentent tout au long de 2021 dans la plupart des pays, sous l’impulsion de plusieurs facteurs passagers, dont les « effets de base » des calculs sur 12 mois. Au cours des prochains mois, les reculs prononcés des prix causés par les confinements de la première moitié de 2020 pèseront sur les statistiques sur 12 mois, ce qui propulsera vraisemblablement l’inflation globale au-delà des pics cycliques enregistrés pendant les derniers cycles. Ces effets ont tendance à se produire à chaque récession et à chaque reprise, mais, vu la gravité de la récession de 2020, leur portée devrait être passablement étendue en 2021. De plus, le momentum positif des prix des produits de base devrait exercer des pressions à la hausse sur l’inflation globale pendant quelques mois. Ces nouvelles cadrent avec les tendances cycliques caractéristiques d’un régime expansionniste et, à cette étape-ci, ne sont pas annonciatrices d’un nouveau régime dans lequel le niveau de l’inflation serait plus élevé.

La Réserve fédérale des États-Unis et la Banque centrale européenne ont employé tous les moyens pour communiquer leur intention de tolérer ces effets transitoires et leur volonté de laisser l’inflation « dépasser la moyenne » dans des conditions cycliques à moyen terme. Par conséquent, si l’on exclut l’hypothèse d’un resserrement prématuré de la politique monétaire, la question consiste à savoir si cette poussée inflationniste cyclique mènera à une accentuation ordonnée ou désordonnée de la courbe des taux obligataires et quelles seront les conséquences de ces deux scénarios pour notre répartition de l’actif.

Dans l’éventualité d’une accentuation ordonnée de la courbe, la volatilité du marché pourrait diminuer et notre portefeuille expansionniste-reflationniste actuel pourrait bien se comporter. Dans l’éventualité d’une évolution désordonnée de la courbe, la volatilité du marché et l’asymétrie des rendements des catégories d’actifs augmenteront selon toute probabilité d’une façon marquée. À notre avis, les actions, les titres de valeur et les titres cycliques surclasseront encore les titres à revenu fixe, les titres de premier ordre et les titres défensifs, respectivement, compte tenu de leur vulnérabilité relative au risque lié aux taux d’intérêt. Cependant, vu l’augmentation potentielle du risque lié au financement en dollars américains, nos participations sur les marchés émergents devraient être distancées par nos placements en actions, en titres à revenu fixe et en devises des marchés développés. Nous pensons que le rendement décevant des marchés émergents au cours des deux derniers mois dénote en partie le caractère désordonné de l’accentuation de la courbe.

La probabilité d’une réaction désordonnée du marché devrait augmenter et s’accompagner de hausses-surprises de l’inflation des salaires, des attentes inflationnistes et des prix pour les consommateurs ultimes, car ces catégories ont tendance à être moins volatiles. À cet égard, pour corroborer notre évaluation des pressions inflationnistes, nous recueillons des données sur les tendances des prix dans différents segments de l’économie et les résumons sous la forme d’un indicateur composé du momentum de l’inflation (IMI). Cet indicateur mesure l’accélération ou la décélération de l’inflation sur une base mobile de trois mois; il couvre les prix pour les consommateurs et les producteurs, les sondages sur les attentes inflationnistes, les prix à l’importation, les salaires et les prix des produits de base. Une lecture positive (négative) dénote que l’inflation moyenne a été en hausse (en baisse) au cours des trois mois précédents. Bien que l’inflation progresse dans tous les secteurs de l’économie, les apports à l’inflation des prix à l’importation (les prix de l’énergie et la dépréciation du dollar américain) et du secteur manufacturier ont été supérieurs à la moyenne, tandis que ceux des salaires, des prix à la consommation et des attentes inflationnistes ont pesé moins lourd.

Cet indicateur est structuré en fonction du retour à la moyenne et capte seulement les fluctuations à court terme de l’inflation. Or, une lecture invariablement positive pendant plusieurs mois (ou trimestres) de même que la représentativité des différentes catégories dans l’indicateur pourraient être des signes précurseurs d’une situation inflationniste problématique plus durable.

Figure 2 : Indicateur du momentum de l’inflation

Sources : Données de Bloomberg L.P. Calculs d’Invesco Investment Solutions (IIS). Pour évaluer les pressions inflationnistes, nous recueillons des données sur les tendances des prix dans différents segments de l’économie et les résumons sous la forme d’un indicateur composé du momentum de l’inflation (IMI). Cet indicateur mesure les variations des statistiques sur l’inflation sur une base mobile de trois mois; il couvre les prix pour les consommateurs et les producteurs, les sondages sur les attentes inflationnistes, les prix à l’importation, les salaires et les prix de l’énergie. Les niveaux sont relatifs au niveau zéro de l’indice à la date de début (janvier 2008). Le total (le dernier point de la série chronologique à gauche) indique la moyenne de la série des indicateurs d’inflation sous-jacents, normalisés (par rapport à une moyenne mobile) de la série chronologique. Une lecture positive (négative) dénote que l’inflation moyenne a été en hausse (en baisse) au cours des trois mois précédents.

Positionnement des placements

Nous n’avons apporté aucune modification importante à notre positionnement.

  • En ce qui concerne les actions, nous privilégions les marchés émergents et les marchés développés hors États-Unis en raison de l’amélioration de la croissance mondiale, du regain d’appétit pour le risque et du redressement de la croissance par rapport aux États-Unis. Nous continuons d’accorder notre préférence à la taille (modeste) et à la valeur. En outre, nous privilégions le momentum qui, en raison de la rotation croissance/valeur, désavantage progressivement les titres de qualité et les titres à mégacapitalisation au profit des segments des titres à plus petite capitalisation et des titres de valeur.
  • En ce qui concerne les titres à revenu fixe, nous surpondérons le risque de crédit1 et sous-pondérons la duration. Nous privilégions les titres de créance risqués malgré les écarts de taux serrés parce que nous sommes en quête de revenu dans un environnement de faible volatilité. Nous surpondérons les obligations à rendement élevé, les prêts bancaires et les titres de créance des marchés émergents au détriment des titres de créance de catégorie investissement et des obligations d’État. Nous préférons les titres du Trésor américain aux obligations d’État des autres marchés développés en raison des taux de rendement intéressants des premiers.
  • Sur les marchés des changes, nous maintenons la surpondération des devises en prévision d’une dépréciation à long terme du dollar américain. Nous restons optimistes quant aux devises des marchés émergents, compte tenu des valorisations attrayantes, de l’amélioration du cycle et du contexte favorable aux entrées de capitaux. Nous privilégions la roupie indienne, la roupie indonésienne, le rouble russe et le real brésilien. Du côté des marchés développés, nous privilégions l’euro, le yen japonais, le dollar canadien, le dollar de Singapour et la couronne norvégienne, tandis que nous sous-pondérons la livre sterling, le franc suisse et le dollar australien.

Figure 3 : Le cycle mondial demeure en régime d’expansion

Sources : Invesco Investment Solutions, 5 mai 2021. MD = marchés développés. ME = marchés émergents. À titre d’illustration seulement. À titre d’illustration seulement.

1 Le risque de crédit est égal à la durée multipliée par l’écart.

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Renseignements importants

Image de l’en-tête : MarioGuti / Getty

Un placement dans un fonds commun de placement peut donner lieu à des commissions, des commissions de suivi, des honoraires de gestion et autres frais. Les fonds communs de placement ne sont pas garantis, leur valeur fluctue souvent et leur rendement passé n’est pas indicatif de leur rendement à venir. Veuillez lire le prospectus simplifié avant de faire un placement. Vous pouvez en obtenir un exemplaire auprès de votre conseiller ou d’Invesco Canada Ltée.

Comme le montre notre recherche précédente, nous définissons les quatre étapes du cycle économique en fonction du niveau prévu et de l’évolution de la croissance économique : la reprise, lorsque la croissance est inférieure à la tendance et s’accélère; l’expansion, lorsque la croissance est supérieure à la tendance et s’accélère; le ralentissement, lorsque la croissance est supérieure à la tendance et ralentit; la contraction, lorsque la croissance est inférieure à la tendance et ralentit.
L’indice MSCI Monde tous pays est un indice non géré considéré comme étant représentatif des actions à moyenne et à grande capitalisation de l’ensemble des marchés établis et émergents.

L’indice Bloomberg Barclays Global Aggregate est un indice non géré considéré comme étant représentatif des marchés mondiaux des titres à revenu fixe de qualité supérieure.

L’ « effet de base » s’entend de l’incidence du choix d’un point de référence différent pour effectuer une comparaison entre deux points de données.

La taille (dans le contexte des placements factoriels) s’entend du potentiel de rendement supérieur par rapport à l’indice de référence associé aux actions de sociétés relativement plus petites dans l’univers envisagé.

La valeur (dans le contexte des placements factoriels) s’applique aux placements qui se négocient à escompte par rapport à des titres semblables, en fonction de mesures comme la valeur comptable, les bénéfices ou les flux de trésorerie.

Le momentum (dans le contexte des placements factoriels) s’entend du repérage de placements qui affichent un momentum positif (rendements récents solides) ou négatif (rendements récents faibles) afin de calibrer l’exposition du portefeuille à l’un ou l’autre.

L’écart représente la différence entre deux valeurs ou deux rendements d’actifs.

Les risques liés aux placements dans des titres d’émetteurs étrangers, y compris sur les marchés émergents, peuvent inclure les fluctuations de change, l’instabilité économique et politique et les particularités fiscales des pays étrangers.

Les placements en titres à revenu fixe sont exposés au risque de crédit de l’émetteur et subissent les effets des variations de taux d’intérêt. Les cours des obligations baissent généralement lorsque les taux d’intérêt augmentent, et vice versa; c’est ce qu’on appelle le risque de taux d’intérêt. Un émetteur peut se retrouver dans l’incapacité de payer les intérêts ou de rembourser le capital, ce qui entraîne une baisse de la valeur de ses titres et de sa cote de crédit.

Les obligations spéculatives comportent un risque plus élevé de défaut ou de fluctuation de prix en raison des variations de la cote de solvabilité de l’émetteur. La valeur des obligations de piètre qualité fluctue davantage que celle des obligations de grande qualité et peut subir de fortes baisses sur de courtes périodes.

Les émetteurs de titres de créance souverains ou les autorités gouvernementales qui contrôlent le remboursement peuvent être incapables ou réticents à rembourser le capital ou les intérêts lorsqu’ils sont dus, et le Fonds peut avoir un recours limité en cas de défaut. Certains débiteurs gouvernementaux pourraient être en mesure de reporter les paiements de remboursement ou de restructurer leurs dettes ou de déclarer un moratoire sur les paiements, et ce, sans l’approbation des détenteurs de titres de créance.

La valeur en dollars des placements étrangers est tributaire des variations du taux de change entre le dollar et la devise dans laquelle ces placements sont négociés.
De façon générale, la valeur des actions fluctue, parfois beaucoup, à la suite d’activités propres à la société concernée ou en fonction des conditions du marché ou de l’économie ou de la situation politique.

Les actions de petites et moyennes entreprises ont tendance à être davantage exposées aux changements défavorables et peuvent être plus volatiles ou moins liquides, ou être soumises à des restrictions relativement à leur revente.

Dans le cas d’un placement de style valeur, il existe un risque que les valorisations ne s’améliorent pas ou que les rendements soient inférieurs à ceux d’autres styles de placement ou de l’ensemble des marchés boursiers.

Rien ne garantit que ces prévisions ou ces perspectives se révéleront exactes.

Les opinions exprimées ci-dessus sont celles de l’auteur en date du 20 mai 2021. Les commentaires ne doivent pas être interprétés comme des recommandations, mais comme une illustration de thèmes généraux. Les énoncés prospectifs ne garantissent pas les résultats futurs. Ils comprennent des risques, des incertitudes et des hypothèses. Il n’est pas garanti que les résultats réels ne seront pas considérablement différents des attentes.