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Alessio de Longis | 25 octobre 2021

Répartition tactique de l’actif : octobre 2021

Malgré le fléchissement des indicateurs économiques avancés mondiaux, notre cadre d’analyse laisse encore prévoir un régime d’expansion. Selon Alessio de Longis, les prévisions de croissance s’amélioreront probablement d’ici la fin de l’année et cette expansion sera prolongée de quelques mois.

Le point sur la situation macroéconomique

Les indicateurs économiques avancés continuent de décroître à un rythme modéré dans l’ensemble
des régions. Toutefois, ce ralentissement s’atténue dans les différents secteurs de l’économie.
Aux États­Unis, la faiblesse se manifeste surtout dans les enquêtes sur la confiance des consommateurs, tandis que les résultats des enquêtes auprès des entreprises, l’activité manufacturière et les indicateurs relatifs à l’habitation se sont renforcés au cours des derniers mois. Selon nous, l’accentuation graduelle de la pente de la courbe des taux est un signe encourageant à moyen terme, car elle incite le secteur financier à accroître le crédit et soutient la croissance économique future.

Dans la zone euro et au Royaume-Uni, le plafonnement des prévisions de production et la baisse des stocks suggèrent que le rebond dans le cycle des stocks est terminé. Les enquêtes sur les entreprises du secteur manufacturier de la zone euro, qui constituent un indicateur clé du cycle mondial en raison de la relation étroite avec les canaux commerciaux du monde, continuent de signaler un niveau élevé d’activité et ne laissent pas encore présager un repli net au sein du cycle.

En Asie, le recul des données des enquêtes sur le secteur manufacturier, des indicateurs du marché de l’habitation et de la production industrielle a contribué à un ralentissement notable de la croissance, alors que les enquêtes auprès des entreprises des secteurs de la fabrication et des services en Chine indiquent une croissance inférieure à la moyenne à court terme.

Malgré ce recul généralisé des données économiques, notre cadre d’analyse macroéconomique nous conduit encore à prévoir un régime d’expansion, parce que nous estimons que le goût du risque continue de se renforcer, malgré un repli modéré des marchés boursiers mondiaux ces dernières semaines. Selon notre cadre d’analyse, les prévisions de croissance s’amélioreront probablement d’ici la fin de l’année et cette expansion sera prolongée de quelques mois (figures 1, 2 et 3).

Figure 1 : Le cadre d’analyse macroéconomique laisse prévoir un régime d’expansion et la Chine amorce sa reprise

Sources : Bloomberg L.P., Macrobond et recherche et calculs d’Invesco Investment Solutions. Indicateurs économiques avancés exclusifs d’Invesco Investment Solutions. Données des régimes macroéconomiques au 30 septembre 2021. Les indicateurs économiques avancés sont des mesures exclusives et prospectives du niveau de croissance économique. L’indicateur du cycle d’appétit pour le risque mondial (GRACI) est une mesure exclusive de l’humeur des marchés à l’égard du risque. À titre d’illustration seulement.

Figure 2 : Les indicateurs économiques avancés continuent de décroître à un rythme modéré dans l’ensemble des régions

Sources : Bloomberg L.P., Macrobond et recherche et calculs d’Invesco Investment Solutions. Indicateurs économiques avancés exclusifs d’Invesco Investment Solutions. Données des régimes macroéconomiques au 30 septembre 2021. Les indicateurs économiques avancés sont des mesures exclusives et prospectives du niveau de croissance économique. L’indicateur du cycle d’appétit pour le risque mondial (GRACI) est une mesure exclusive de l’humeur des marchés à l’égard du risque. À titre d’illustration seulement.

Figure 3 : Le goût du risque continue de se renforcer à l’échelle mondiale, malgré le repli modéré des marchés boursiers mondiaux au cours des dernières semaines.

Sources : Bloomberg L.P., MSCI, FTSE, Barclays, J.P. Morgan et recherche et calculs d’Invesco Investment Solutions, du 1er janvier 1992 au 30 septembre 2021. L’indicateur économique avancé mondial est une mesure exclusive et prospective du niveau de croissance de l’économie. Un résultat supérieur (inférieur) à 100 pour l’indicateur économique avancé mondial signale une croissance supérieure (inférieure) à la moyenne à long terme. L’indicateur du cycle d’appétit pour le risque mondial (GRACI) est une mesure exclusive de l’humeur des marchés à l’égard du risque. Un résultat supérieur (inférieur) à zéro indique une compensation positive (négative) pour la prise de risque sur les marchés financiers mondiaux récemment. Les rendements passés ne sont pas garants des résultats futurs. À titre d’illustration seulement.

Sur le front de la COVID-19, les données continuent d’indiquer une baisse des cas quotidiens signalés dans le monde. Une analyse plus poussée des chiffres relatifs au taux de reproduction effectif (Re) du coronavirus aux États-Unis montre que ces tendances ont de bonnes chances de s’améliorer.1

Les manchettes en provenance de Chine au sujet de l’endettement d’Evergrande continuent d’occuper une place importante dans les commentaires sur les marchés. Compte tenu des risques financiers et économiques, nous ne nous attendons pas à ce que la contagion se propage au-delà des marchés locaux des titres de créance à rendement élevé. Il est à noter que, malgré les manchettes défavorables, les actions des marchés émergents ont égalé la performance des actions des marchés développés ces deux derniers mois2, ce qui donne à penser que les évaluations reflètent déjà en partie les préoccupations de longue date à l’égard de la trop grande expansion du secteur immobilier de la Chine, des interventions réglementaires et des cibles de croissance plus faibles.

Enfin, comme nous l’avons mentionné le mois dernier, même si l’inflation restera probablement bien au-dessus de la cible au cours des prochains trimestres, nous croyons qu’elle a atteint un sommet et qu’elle devrait graduellement revenir à sa moyenne à long terme. Cette opinion est également conforme aux projections des banques centrales et aux prévisions moyennes des conjoncturistes.

Le point essentiel est que notre cadre macroéconomique laisse encore prévoir un contexte favorable pour les actions, les actifs cycliques et les marchés émergents.

Positionnement des placements

  • En ce qui concerne les actions, nous privilégions les marchés émergents, compte tenu de leur croissance mondiale supérieure à la normale, de la progression de l’appétit pour le risque et de la dépréciation à moyen terme du dollar américain. Nous continuons de privilégier les facteurs de la (petite) taille et de la valeur dans toutes les régions. De plus, nous penchons pour le facteur du momentum, qui s’applique actuellement aux actions de valeur et à petite capitalisation, ce qui concentre les risques dans les facteurs cycliques et réduit la diversification du portefeuille par rapport aux dernières années. (Figures 4 et 5)
  • Du côté des titres à revenu fixe, nous privilégions les titres de créance risqués malgré les écarts de taux serrés, parce que nous sommes en quête de revenu dans un contexte de faible volatilité. Nous surpondérons les obligations à rendement élevé, les prêts bancaires et les titres de créance des marchés émergents au détriment des titres de créance de catégorie investissement et des obligations d’État. Nous préférons les obligations du Trésor américain aux obligations d’État des autres pays développés en raison de leurs taux plus avantageux. (Figure 4)
  • Sur les marchés des changes, nous avons réduit la surpondération des devises à cause de la croissance décevante sur les marchés développés à l’extérieur des États-Unis. Même si les évaluations semblent toujours indiquer une dépréciation cyclique à long terme du dollar américain, la croissance inférieure aux attentes enregistrée récemment à l’extérieur des États-Unis atténue le potentiel d’appréciation des devises à court terme. Du côté des marchés développés, nous privilégions l’euro, le yen, le dollar canadien, le dollar de Singapour et la couronne norvégienne, tandis que nous sous-pondérons la livre sterling, le franc suisse et le dollar australien. Sur les marchés émergents, nous préférons les monnaies à rendement élevé dont l’évaluation est intéressante, comme le rouble russe, la roupie indienne et la roupie indonésienne.

Figure 4 : Répartition tactique relative des actifs

Source : Invesco Investment Solutions, octobre 2021. MD = marchés développés. MÉ = marchés émergents. FX = change. À titre d’illustration seulement.

Figure 5 : Positionnement sectoriel tactique

Source : Invesco Investment Solutions, octobre 2021. Répartition sectorielle dérivée de la répartition par facteur et par style. À titre d’illustration seulement.

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Renseignements importants

Image de l’en-tête : Rein Cheng / STOCKSY

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Comme le montre notre recherche précédente, nous définissons les quatre étapes du cycle économique en fonction du niveau prévu et de l’évolution de la croissance économique : la reprise, lorsque la croissance est inférieure à la tendance et s’accélère; l’expansion, lorsque la croissance est supérieure à la tendance et s’accélère; le ralentissement, lorsque la croissance est supérieure à la tendance et ralentit; la contraction, lorsque la croissance est inférieure à la tendance et ralentit.

L’indice MSCI Monde tous pays est un indice non géré considéré comme étant représentatif des actions à moyenne et à grande capitalisation de l’ensemble des marchés établis et émergents.

L’indice MSCI Marchés émergents représente les grandes et moyennes sociétés dans 26 pays émergents. Avec ses quelque 1198 composantes, il couvre environ 85 % de la capitalisation boursière rajustée en fonction du flottant dans chaque pays.

L’indice MSCI Monde est un indice non géré considéré comme représentatif des actions des pays développés.

La taille (dans le contexte des placements factoriels) s’entend du potentiel de rendement supérieur par rapport à l’indice de référence associé aux actions de sociétés relativement plus petites dans l’univers envisagé.

La valeur (dans le contexte des placements factoriels) s’applique aux placements qui se négocient à escompte par rapport à des titres semblables, en fonction de mesures comme la valeur comptable, les bénéfices ou les flux de trésorerie.

Le momentum (dans le contexte des placements factoriels) s’entend du repérage de placements qui affichent un momentum positif (rendements récents solides) ou négatif (rendements récents faibles) afin de calibrer l’exposition du portefeuille à l’un ou l’autre.

L’écart représente la différence entre deux valeurs ou deux rendements d’actifs.

La diversification ne garantit pas de gain et n’élimine pas le risque de pertes.

Les risques liés aux placements dans des titres d’émetteurs étrangers, y compris sur les marchés émergents, peuvent inclure les fluctuations de change, l’instabilité économique et politique et les particularités fiscales des pays étrangers.

Les placements en titres à revenu fixe sont exposés au risque de crédit de l’émetteur et subissent les effets des variations de taux d’intérêt. Les cours des obligations baissent généralement lorsque les taux d’intérêt augmentent, et vice versa; c’est ce qu’on appelle le risque de taux d’intérêt. Un émetteur peut se retrouver dans l’incapacité de payer les intérêts ou de rembourser le capital, ce qui entraîne une baisse de la valeur de ses titres et de sa cote de crédit.

Les obligations spéculatives comportent un risque plus élevé de défaut ou de fluctuation de prix en raison des variations de la cote de solvabilité de l’émetteur. La valeur des obligations spéculatives fluctue davantage que celle des obligations de grande qualité et peut subir de fortes baisses sur de courtes périodes.

Les émetteurs de titres de créance souverains ou les autorités gouvernementales qui contrôlent le remboursement peuvent être incapables ou réticents à rembourser le capital ou les intérêts lorsqu’ils sont dus, et le Fonds peut avoir un recours limité en cas de défaut. Certains débiteurs gouvernementaux pourraient être en mesure de reporter les paiements de remboursement ou de restructurer leurs dettes ou de déclarer un moratoire sur les paiements, et ce, sans l’approbation des détenteurs de titres de créance.

La valeur en dollars des placements étrangers est tributaire des variations du taux de change entre le dollar et la devise dans laquelle ces placements sont négociés.

Rien ne garantit que ces prévisions ou ces perspectives se révéleront exactes.

Les opinions mentionnées ci-dessus étaient celles de l’auteur au 19 octobre 2021. Les commentaires ne doivent pas être interprétés comme des recommandations, mais comme une illustration de thèmes généraux. Les énoncés prospectifs ne garantissent pas les résultats futurs. Ils comprennent des risques, des incertitudes et des hypothèses; il n’est pas garanti que les résultats réels ne seront pas considérablement différents des attentes.